Le Rosaire
Les vingt mystères et leur page d’Évangile
Le Rosaire est une prière de l’Évangile : chacun de ses vingt mystères est une page que l’on médite en égrenant dix Je vous salue Marie. Mais laquelle, et chez quel évangéliste ? Voici, pour chaque mystère, le passage dans la traduction liturgique, les autres évangiles qui le racontent, le fruit qu’on en demande et quelques lignes pour méditer.
On annonce le mystère, on dit un Notre Père, dix Je vous salue Marie et un Gloire au Père, en gardant la scène sous les yeux. Le texte de chaque passage est là pour cela : « se mettre à l’école de Marie » (Jean-Paul II, Rosarium Virginis Mariae, n. 1).
Les mystères joyeux
le lundi et le samedi
L’enfance du Sauveur, chez Luc surtout : l’ange à Nazareth, la visite à Élisabeth, la nuit de Bethléem, le Temple deux fois. Cinq scènes de joie, et déjà dans chacune l’ombre de la croix : l’épée annoncée à Marie, l’enfant perdu trois jours.
L’Annonciation
1er mystère joyeux Fruit du mystère : l’humilité
La page d’Évangile Lc 1, 26-38
Le sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.lire la suite (9 versets)
Aussi chezMt 1, 18-25l’annonce à Joseph
Pour méditer la dizaine Un ange dans une maison de village, une jeune fille qui pose une question et donne sa réponse : « Voici la servante du Seigneur. » Tout commence par ce oui, et le Verbe se fait chair. Saint Luc raconte la scène du côté de Marie, la seule qui ait pu la lui rapporter ; saint Matthieu la raconte du côté de Joseph, qui apprend en songe ce qui est arrivé. On médite l’humilité de Dieu qui demande, et celle de Marie qui consent.
La Visitation
2e mystère joyeux Fruit du mystère : la charité fraternelle
La page d’Évangile Lc 1, 39-56
En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée.Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint,et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni.lire la suite (14 versets)
Pour méditer la dizaine Marie part « avec empressement » vers la montagne de Judée, portant celui qu’elle vient de recevoir. Élisabeth la salue, l’enfant tressaille en elle, et Marie répond par le Magnificat. Le premier geste de la Mère de Dieu est d’aller servir : la charité de ce mystère est celle-là, concrète, qui traverse les collines et reste trois mois.
La Nativité
3e mystère joyeux Fruit du mystère : l’esprit de pauvreté
La page d’Évangile Lc 2, 1-20
En ces jours-là, parut un édit de l’empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre –ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. –Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine.Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth, vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem. Il était en effet de la maison et de la lignée de David.lire la suite (16 versets)
Aussi chezMt 2, 1-12les mages
Pour méditer la dizaine Un recensement, une étable, une mangeoire, des bergers : Dieu vient au monde sans place à l’hôtellerie. Luc écrit la scène sobrement, et c’est l’ange qui dit aux bergers ce qu’il faut y voir : « un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur ». Matthieu ajoute les mages, venus de loin adorer. On médite la pauvreté choisie, que tant de saints ont aimée à cause de cette nuit-là.
La Présentation de Jésus au Temple
4e mystère joyeux Fruit du mystère : l’obéissance et la pureté
La page d’Évangile Lc 2, 22-40
Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur,selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur.Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes.Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui.lire la suite (15 versets)
Pour méditer la dizaine Quarante jours après la naissance, Marie et Joseph portent l’enfant au Temple, comme la Loi le prescrit, avec l’offrande des pauvres : un couple de tourterelles. Le vieillard Syméon le reçoit dans ses bras, chante le Nunc dimittis, et annonce à Marie l’épée qui lui transpercera l’âme. La joie de ce mystère porte déjà la Passion ; c’est ce que l’Église célèbre le 2 février, la Chandeleur.
Le Recouvrement de Jésus au Temple
5e mystère joyeux Fruit du mystère : la recherche de Dieu en toute chose
La page d’Évangile Lc 2, 41-52
Chaque année, les parents de Jésus se rendaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque.Quand il eut douze ans, ils montèrent en pèlerinage suivant la coutume.À la fin de la fête, comme ils s’en retournaient, le jeune Jésus resta à Jérusalem à l’insu de ses parents.Pensant qu’il était dans le convoi des pèlerins, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances.lire la suite (8 versets)
Pour méditer la dizaine Jésus a douze ans ; ses parents le cherchent trois jours, et le trouvent au milieu des docteurs. Sa première parole dans l’Évangile est une question : « Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? » Puis il redescend à Nazareth et « leur était soumis ». Marie « gardait tout cela dans son cœur », dit Luc : c’est la définition même du Rosaire, garder et méditer.
Les mystères lumineux
le jeudi
La vie publique, du Jourdain à la dernière Cène : cinq moments où Jésus se manifeste. Jean-Paul II les a ajoutés en 2002 pour que le Rosaire traverse tout l’Évangile, et non seulement son commencement et sa fin.
Le Baptême de Jésus au Jourdain
1er mystère lumineux Fruit du mystère : la fidélité aux promesses du baptême
La page d’Évangile Mt 3, 13-17
Alors paraît Jésus. Il était venu de Galilée jusqu’au Jourdain auprès de Jean, pour être baptisé par lui.Jean voulait l’en empêcher et disait : « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et c’est toi qui viens à moi ! »Mais Jésus lui répondit : « Laisse faire pour le moment, car il convient que nous accomplissions ainsi toute justice. » Alors Jean le laisse faire.Dès que Jésus fut baptisé, il remonta de l’eau, et voici que les cieux s’ouvrirent : il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui.lire la suite (1 verset)
Aussi chezMc 1, 9-11Lc 3, 21-22Jn 1, 29-34le témoignage du Baptiste
Pour méditer la dizaine Jésus descend dans l’eau parmi les pécheurs, lui qui est sans péché ; le ciel s’ouvre, l’Esprit descend, et la voix du Père le nomme : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé. » Les trois synoptiques rapportent la scène, et Jean le témoignage du Baptiste qui l’a vue. C’est là que la vie publique commence, et que notre baptême trouve son modèle : le Père, le Fils et l’Esprit y sont ensemble.
Les Noces de Cana
2e mystère lumineux Fruit du mystère : la confiance en l’intercession de Marie
La page d’Évangile Jn 2, 1-12
Le troisième jour, il y eut un mariage à Cana de Galilée. La mère de Jésus était là.Jésus aussi avait été invité au mariage avec ses disciples.Or, on manqua de vin. La mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont pas de vin. »Jésus lui répond : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue. »lire la suite (8 versets)
Pour méditer la dizaine Le premier des signes de Jésus, dit saint Jean, et c’est Marie qui l’obtient : « Ils n’ont pas de vin. » Sa dernière parole dans l’Évangile est pour les serviteurs, et pour nous : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le. » L’eau devient vin, le meilleur gardé pour la fin, et les disciples croient en lui. Jean-Paul II voyait dans ce mystère le premier acte de la médiation maternelle de Marie.
L’annonce du Royaume et l’appel à la conversion
3e mystère lumineux Fruit du mystère : la conversion
La page d’Évangile Mc 1, 14-15
Après l’arrestation de Jean, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ;il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. »
Aussi chezMt 4, 17Lc 4, 16-21à la synagogue de NazarethJn 20, 22-23le pouvoir de remettre les péchés
Pour méditer la dizaine « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. » C’est la première prédication de Jésus chez Marc, en une phrase. Le mystère embrasse toute la vie publique : l’enseignement, les guérisons, les pardons accordés, et la miséricorde que Jésus a confiée à son Église en soufflant sur les Apôtres, passage que la lettre de 2002 nomme expressément.
La Transfiguration
4e mystère lumineux Fruit du mystère : le désir de la sainteté
La page d’Évangile Lc 9, 28-36
Environ huit jours après avoir prononcé ces paroles, Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il gravit la montagne pour prier.Pendant qu’il priait, l’aspect de son visage devint autre, et son vêtement devint d’une blancheur éblouissante.Voici que deux hommes s’entretenaient avec lui : c’étaient Moïse et Élie,apparus dans la gloire. Ils parlaient de son départ qui allait s’accomplir à Jérusalem.lire la suite (5 versets)
Aussi chezMt 17, 1-9Mc 9, 2-10
Pour méditer la dizaine Sur la montagne, devant Pierre, Jacques et Jean, le visage de Jésus change et ses vêtements deviennent d’une blancheur éclatante ; Moïse et Élie parlent avec lui de son « départ » à Jérusalem, et la voix du Père redit ce qu’elle disait au Jourdain, en ajoutant : « Écoutez-le. » La gloire est montrée avant la Passion, pour que les disciples tiennent quand elle viendra.
L’institution de l’Eucharistie
5e mystère lumineux Fruit du mystère : l’adoration et l’amour de l’Eucharistie
La page d’Évangile Lc 22, 14-20
Quand l’heure fut venue, Jésus prit place à table, et les Apôtres avec lui.Il leur dit : « J’ai désiré d’un grand désir manger cette Pâque avec vous avant de souffrir !Car je vous le déclare : jamais plus je ne la mangerai jusqu’à ce qu’elle soit pleinement accomplie dans le royaume de Dieu. »Alors, ayant reçu une coupe et rendu grâce, il dit : « Prenez ceci et partagez entre vous.lire la suite (3 versets)
Aussi chezMt 26, 26-29Mc 14, 22-25Jn 13, 1-15le lavement des piedsJn 6, 51-58le pain de vie
Pour méditer la dizaine La veille de sa Passion, Jésus prend le pain et la coupe : « Ceci est mon corps, donné pour vous. » Ce que la messe redit chaque jour est écrit là, chez les trois synoptiques et chez saint Paul ; saint Jean, qui ne raconte pas l’institution, donne à la place le lavement des pieds et le discours du pain de vie. Le mystère lumineux par excellence : le sacrement de la présence, « jusqu’à la fin du monde ».
Les mystères douloureux
le mardi et le vendredi
La Passion, de Gethsémani au Calvaire, en cinq stations. C’est le cœur de l’Évangile, et les quatre évangélistes s’y rejoignent presque mot pour mot : on en donne ici le récit dans chacun.
L’Agonie de Jésus au jardin des Oliviers
1er mystère douloureux Fruit du mystère : le regret de nos péchés
La page d’Évangile Lc 22, 39-46
Jésus sortit pour se rendre, selon son habitude, au mont des Oliviers, et ses disciples le suivirent.Arrivé en ce lieu, il leur dit : « Priez, pour ne pas entrer en tentation. »Puis il s’écarta à la distance d’un jet de pierre environ. S’étant mis à genoux, il priait en disant :« Père, si tu le veux, éloigne de moi cette coupe ; cependant, que soit faite non pas ma volonté, mais la tienne. »lire la suite (4 versets)
Aussi chezMt 26, 36-46Mc 14, 32-42
Pour méditer la dizaine « Mon âme est triste à en mourir. » Jésus prie trois fois la même prière, que la coupe s’éloigne, et trois fois il ajoute : « non pas ce que je veux, mais ce que tu veux ». Les disciples dorment. Luc seul dit la sueur de sang et l’ange venu le fortifier. On médite la volonté humaine du Christ qui se range à celle du Père, et notre sommeil quand il demande de veiller une heure.
La Flagellation
2e mystère douloureux Fruit du mystère : la mortification des sens
La page d’Évangile Jn 19, 1
Alors Pilate fit saisir Jésus pour qu’il soit flagellé.
Aussi chezMt 27, 26Mc 15, 15Lc 23, 13-16Pilate veut le faire châtier
Pour méditer la dizaine Une seule ligne dans chaque évangile : « Pilate fit saisir Jésus pour qu’il soit flagellé. » Les évangélistes ne décrivent rien ; ce que disait Isaïe suffit, « c’est par ses blessures que nous sommes guéris ». Chez Luc, Pilate propose ce châtiment pour ne pas avoir à le crucifier, et la foule veut davantage. On médite un corps livré, et la pudeur du texte devant lui.
Le Couronnement d’épines
3e mystère douloureux Fruit du mystère : le courage dans l’épreuve
La page d’Évangile Mt 27, 27-31
Alors les soldats du gouverneur emmenèrent Jésus dans la salle du Prétoire et rassemblèrent autour de lui toute la garde.Ils lui enlevèrent ses vêtements et le couvrirent d’un manteau rouge.Puis, avec des épines, ils tressèrent une couronne, et la posèrent sur sa tête ; ils lui mirent un roseau dans la main droite et, pour se moquer de lui, ils s’agenouillaient devant lui en disant : « Salut, roi des Juifs ! »Et, après avoir craché sur lui, ils prirent le roseau, et ils le frappaient à la tête.lire la suite (1 verset)
Aussi chezMc 15, 16-20Jn 19, 2-5
Pour méditer la dizaine Les soldats tressent une couronne d’épines, jettent sur lui un manteau rouge, mettent un roseau dans sa main et plient le genou : « Salut, roi des Juifs ! » La moquerie dit vrai sans le savoir. Pilate le montre ainsi à la foule : « Voici l’homme. » On médite la royauté du Christ, qui ne ressemble à aucune autre, et ce que coûte de la confesser.
Le Portement de la croix
4e mystère douloureux Fruit du mystère : la patience
La page d’Évangile Lc 23, 26-32
Comme ils l’emmenaient, ils prirent un certain Simon de Cyrène, qui revenait des champs, et ils le chargèrent de la croix pour qu’il la porte derrière Jésus.Le peuple, en grande foule, le suivait, ainsi que des femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur Jésus.Il se retourna et leur dit : « Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ! Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants !Voici venir des jours où l’on dira : “Heureuses les femmes stériles, celles qui n’ont pas enfanté, celles qui n’ont pas allaité !”lire la suite (3 versets)
Aussi chezJn 19, 16-17Mt 27, 31-33Mc 15, 20-22
Pour méditer la dizaine Jésus sort de la ville en portant sa croix ; Simon de Cyrène est réquisitionné pour la porter derrière lui ; les femmes de Jérusalem pleurent, et il se retourne vers elles. Luc, qui seul rapporte ces paroles, avait écrit plus haut : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il prenne sa croix chaque jour. » Le chemin de croix est écrit là, en quelques versets.
La Crucifixion et la mort de Jésus
5e mystère douloureux Fruit du mystère : l’amour de Dieu et le salut des âmes
La page d’Évangile Jn 19, 17-30
Et lui-même, portant sa croix, sortit en direction du lieu dit Le Crâne (ou Calvaire), qui se dit en hébreu Golgotha.C’est là qu’ils le crucifièrent, et deux autres avec lui, un de chaque côté, et Jésus au milieu.Pilate avait rédigé un écriteau qu’il fit placer sur la croix ; il était écrit : « Jésus le Nazaréen, roi des Juifs. »Beaucoup de Juifs lurent cet écriteau, parce que l’endroit où l’on avait crucifié Jésus était proche de la ville, et que c’était écrit en hébreu, en latin et en grec.lire la suite (10 versets)
Aussi chezLc 23, 33-46Mt 27, 33-54Mc 15, 22-39
Pour méditer la dizaine Les quatre évangiles se rejoignent au Calvaire. Chacun garde des paroles de la croix : le pardon des bourreaux et le bon larron chez Luc, le psaume « Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné » chez Matthieu et Marc, la Mère donnée au disciple et « Tout est accompli » chez Jean. Le centurion parle le dernier : « Vraiment, celui-ci était Fils de Dieu ! » C’est le mystère où tous les autres conduisent.
Les mystères glorieux
le mercredi et le dimanche
Ce qui commence au matin de Pâques : la Résurrection, l’Ascension, l’Esprit donné, et ce que l’Église croit de la fin de la vie de la Vierge Marie. Les trois derniers mystères ne sont pas racontés dans l’Évangile ; on dit ici ce que l’Évangile en dit tout de même.
La Résurrection
1er mystère glorieux Fruit du mystère : la foi
La page d’Évangile Mt 28, 1-10
Après le sabbat, à l’heure où commençait à poindre le premier jour de la semaine, Marie Madeleine et l’autre Marie vinrent pour regarder le sépulcre.Et voilà qu’il y eut un grand tremblement de terre ; l’ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre et s’assit dessus.Il avait l’aspect de l’éclair, et son vêtement était blanc comme neige.Les gardes, dans la crainte qu’ils éprouvèrent, se mirent à trembler et devinrent comme morts.lire la suite (6 versets)
Aussi chezMc 16, 1-8Lc 24, 1-12Jn 20, 1-18
Pour méditer la dizaine La pierre roulée, le tombeau vide, les femmes venues au petit jour, et la parole de l’ange : « Il n’est pas ici, il est ressuscité. » Chaque évangéliste raconte le matin de Pâques à sa manière, et Jean donne à Marie Madeleine la première rencontre avec le Ressuscité, qui l’appelle par son nom. « Si le Christ n’est pas ressuscité, notre foi est vaine », dira Paul : c’est le fondement de tout.
L’Ascension
2e mystère glorieux Fruit du mystère : l’espérance et le désir du ciel
La page d’Évangile Lc 24, 50-53
Puis Jésus les emmena au dehors, jusque vers Béthanie ; et, levant les mains, il les bénit.Or, tandis qu’il les bénissait, il se sépara d’eux et il était emporté au ciel.Ils se prosternèrent devant lui, puis ils retournèrent à Jérusalem, en grande joie.Et ils étaient sans cesse dans le Temple à bénir Dieu.
Aussi chezMc 16, 19-20Mt 28, 16-20l’envoi en mission
Pour méditer la dizaine Jésus bénit les siens et « fut emporté au ciel ». Luc le raconte deux fois, à la fin de son évangile et au début des Actes, quarante jours après Pâques ; Marc ajoute qu’il « s’assit à la droite de Dieu » ; Matthieu ne raconte pas le départ, mais la promesse qui le précède : « Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » Le Christ ne s’en va pas : il nous précède là où il veut nous avoir.
La Pentecôte
3e mystère glorieux Fruit du mystère : l’amour de Dieu et le zèle apostolique
Ce que l’Église lit Jn 20, 19-23l’évangile de la Pentecôte
Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! »Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur.Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. »Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint.lire la suite (1 verset)
Ce que l’Évangile en dit aussiJn 14, 15-26la promesse du DéfenseurJn 16, 12-15Lc 24, 49la force d’en haut
Ce que l’Évangile ne raconte pas L’Évangile ne raconte pas la Pentecôte : c’est le livre des Actes des Apôtres (chapitre 2) qui dit le vent, les langues de feu et les trois mille baptisés. Mais l’Évangile la promet et la donne d’avance : Jésus annonce le Défenseur au soir de la Cène, et le soir de Pâques il souffle sur les Apôtres : « Recevez l’Esprit Saint. » C’est cet évangile que l’Église lit le jour de la Pentecôte.
Pour méditer la dizaine Marie est là, au Cénacle, avec les Apôtres en prière (Ac 1, 14) : celle qui a reçu l’Esprit à Nazareth est présente quand il descend sur l’Église. On demande ce que les Apôtres ont reçu ce jour-là : la force de sortir et de parler.
L’Assomption de Marie
4e mystère glorieux Fruit du mystère : la grâce d’une bonne mort
Ce que l’Église lit Lc 1, 39-56l’évangile du 15 août
En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée.Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint,et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni.lire la suite (14 versets)
Ce que l’Évangile en dit aussiJn 14, 1-3« je reviendrai vous prendre »
Ce que l’Évangile ne raconte pas L’Évangile ne raconte pas la fin de la vie de Marie. L’Église croit, et Pie XII l’a défini en 1950, qu’au terme de sa vie terrestre elle a été élevée corps et âme à la gloire du ciel, la première des rachetés à recevoir ce qui est promis à tous. Le 15 août, la messe lit la Visitation et le Magnificat : « Toutes les générations me diront bienheureuse » ; et Jésus a dit qu’il prépare une place et reviendra prendre les siens.
Pour méditer la dizaine Marie a suivi son Fils jusqu’au bout, jusqu’au pied de la croix ; elle le suit aussi dans sa Résurrection, la première. On médite notre propre fin, et la promesse qui l’éclaire : « là où je suis, vous y serez aussi ».
Le Couronnement de Marie
5e mystère glorieux Fruit du mystère : la persévérance et la confiance en Marie
Ce que l’Église lit Lc 1, 30-33la royauté promise au Fils
L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »
Ce que l’Évangile en dit aussiJn 12, 26« mon Père l’honorera »Mt 5, 1-12les Béatitudes : le Royaume aux humbles
Ce que l’Évangile ne raconte pas L’Évangile ne montre pas ce couronnement. Le concile Vatican II dit que Marie a été « exaltée par le Seigneur comme Reine de l’univers » (Lumen gentium, n. 59), et l’Apocalypse montre la Femme couronnée de douze étoiles (Ap 12, 1). Mais la royauté était dans l’Évangile dès l’Annonciation : « Il régnera pour toujours », et la mère du roi partage son honneur ; Jésus l’a promis à qui le sert : « Mon Père l’honorera. »
Pour méditer la dizaine Le dernier mystère regarde la fin de tout : le Christ vainqueur, sa Mère près de lui, et l’Église qui espère les rejoindre. « Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles », chantait Marie : le Rosaire finit là où le Magnificat commence.
Les quatre chapelets et leurs jours sont ceux de la lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae de Jean-Paul II (2002), qui a ajouté les mystères lumineux aux trois séries traditionnelles. Les fruits des mystères viennent de l’usage, non d’un texte du Magistère, et les listes varient un peu d’un pays à l’autre. Les trois derniers mystères glorieux ne sont pas racontés dans l’Évangile : la fiche le dit et donne ce que l’Évangile en dit tout de même. Le Catéchisme parle du Rosaire aux numéros 971 et 2678, et de la méditation au numéro 2708. Les commentaires des Pères, verset par verset, se trouvent sur la page de chaque passage.