Par cœur
« Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. » Avant d'être un livre que l'on ouvre, l'Évangile a été une parole que l'on gardait. Les Pères appelaient ruminatio ce lent travail de la mémoire : redire la phrase jusqu'à ce qu'elle revienne d'elle-même, le soir, dans l'épreuve, au moment de choisir.
Ici, on n'apprend pas en relisant : on apprend en récitant. À chaque révision, le texte s'efface un peu plus — un mot sur quatre, puis un sur deux, puis les initiales seules, puis rien que la référence. Le tout premier passage se contente de faire lire ; le second, le même jour, efface déjà. Ensuite, un verset su revient plus tard — demain, dans trois jours, dans une semaine, dans trois semaines ; un verset qui résiste recule d'un degré et revient dès le lendemain.
Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu.
Matthieu 5, 9 Un clic sur un mot effacé le découvre.
La révision du jour
Mon répertoire
Le trésor
71 versets rangés en 10 cahiers : ceux qu'une longue tradition de catéchèse met en premier dans la mémoire des chrétiens. Vous n'y êtes pas tenu — dans n'importe quel chapitre, un clic sur le numéro rouge d'un verset propose de le prendre lui aussi.
Le Royaume
Le premier mot de la prédication, et ce qu'il demande : chercher d'abord, tout vendre, reconnaître le trésor caché.
il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. »
À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. »
Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît.
Le royaume des Cieux est comparable à un trésor caché dans un champ ; l’homme qui l’a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète ce champ.
On ne dira pas : “Voilà, il est ici !” ou bien : “Il est là !” En effet, voici que le règne de Dieu est au milieu de vous. »
Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur.
Quel avantage, en effet, un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c’est au prix de sa vie ? Et que pourra-t-il donner en échange de sa vie ?
Les Béatitudes
Les huit premières phrases du Sermon sur la montagne, dans leur ordre. On les apprend l'une après l'autre : chacune tient en une ligne, et les huit ensemble font le portrait du disciple.
« Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux.
Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés.
Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage.
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés.
Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde.
Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu.
Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu.
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux.
La prière
Le Notre Père, en deux temps — les demandes du ciel, puis celles de la terre —, et ce que le Seigneur dit d'autre sur la manière de prier.
Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal.
Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.
« Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira.
Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : “Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !”
En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. »
C’est pourquoi, je vous le dis : tout ce que vous demandez dans la prière, croyez que vous l’avez obtenu, et cela vous sera accordé.
Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation ; l’esprit est ardent, mais la chair est faible. »
La charité
Le grand commandement, le commandement nouveau, et la règle qui les résume tous les deux.
Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Je vous donne un commandement nouveau : c’est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres.
Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent,
Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux.
Et le Roi leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.”
Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.
« Donc, tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi : voilà ce que disent la Loi et les Prophètes.
car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »
La miséricorde
Pardonner, ne pas juger, et la parole du Père qui court au-devant de son fils : le cœur de l'Évangile pris par où il fait mal.
Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi.
Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés.
Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois.
Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers.
Allez apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »
En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. »
Jésus disait : « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font. » Puis, ils partagèrent ses vêtements et les tirèrent au sort.
La foi
Les phrases courtes que l'on se redit quand on ne croit plus assez : « Ne crains pas, crois seulement. »
Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de synagogue : « Ne crains pas, crois seulement. »
Jésus lui déclara : « Pourquoi dire : “Si tu peux”… ? Tout est possible pour celui qui croit. »
Jésus leur répond : « En raison de votre peu de foi. Amen, je vous le dis : si vous avez de la foi gros comme une graine de moutarde, vous direz à cette montagne : “Transporte-toi d’ici jusque là-bas”, et elle se transportera ; rien ne vous sera impossible. »
Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »
Alors Jésus lui déclara : « Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent ! »
Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas.
« Moi, je suis »
Les huit déclarations par lesquelles, chez saint Jean, le Seigneur dit qui il est. Aucune ne se comprend sans les autres.
Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif.
Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »
De nouveau, Jésus leur parla : « Moi, je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie. »
Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis.
Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ;
Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi.
Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.
Simon-Pierre lui répondit : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle.
Le Verbe fait chair
Le commencement de saint Jean, le oui de Marie, et la phrase que l'on a appelée l'Évangile en abrégé.
AU COMMENCEMENT était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu.
Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité.
Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle.
Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.
Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur.
Marcher à sa suite
L'appel, sa condition, et ce qu'il promet : le joug facile, la vérité qui rend libre, la lumière qui ne se cache pas.
Appelant la foule avec ses disciples, il leur dit : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive.
« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »
Jésus lui répondit : « Quiconque met la main à la charrue, puis regarde en arrière, n’est pas fait pour le royaume de Dieu. »
alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. »
Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée.
De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux.
C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous.
Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure.
La Pâque du Seigneur
Les paroles de la Cène, de la croix et du matin de Pâques — les dernières, et les seules que l'Église redise chaque jour.
Puis, ayant pris du pain et rendu grâce, il le rompit et le leur donna, en disant : « Ceci est mon corps, donné pour vous. Faites cela en mémoire de moi. »
Jésus lui déclara : « Amen, je te le dis : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »
Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli. » Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit.
Saisies de crainte, elles gardaient leur visage incliné vers le sol. Ils leur dirent : « Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ?
Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. »
Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »
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