Le fil des jours
L’atlas dit où, le glossaire ce que le mot veut dire, la galerie de qui l’on parle. Restait la quatrième question, et c’est la plus embarrassante : quand ?
Les évangiles ne datent presque rien. Ce fil ne prétend donc pas donner des dates : il montre, jalon par jalon, ce que le texte dit du temps — et où il se tait.
Avant qu’il paraisse
Sous Hérode le Grand
Matthieu et Luc seuls racontent ces mois ; Marc et Jean commencent au Jourdain. Le temps y est celui d’une grossesse — six mois, trois mois, huit jours, quarante jours —, et le seul repère du dehors est un roi dont on sait quand il est mort.
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Le texte date Sous le règne d’Hérode le Grand
L’annonce à Zacharie
Il y avait, au temps d’Hérode le Grand, roi de Judée, un prêtre du groupe d’Abia, nommé Zacharie.Luc 1, 5
Un prêtre de service au sanctuaire apprend qu’il aura un fils. C’est le premier verset du récit, et c’est aussi le seul repère de règne de toute l’enfance : tout ce qui suit se date par rapport à ce roi.
À lireLuc 1, 5-25
Le SanctuaireJérusalemZacharieÉlisabethL’ange GabrielHérode le Grand
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Le texte enchaîne Le sixième mois de la grossesse d’Élisabeth
L’Annonciation
Le sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth.Luc 1, 26
Luc ne date pas l’Annonciation : il la compte à partir de la précédente. Les six mois d’écart entre Jean et Jésus sont la seule mesure donnée, et toute la chronologie de l’enfance en dépend.
À lireLuc 1, 26-38
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Le texte enchaîne Aussitôt après, et pour environ trois mois
La Visitation
Marie resta avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle.Luc 1, 56
Marie part « avec empressement » et reste jusqu’aux abords de la naissance de Jean. Le texte donne la durée du séjour, ce qu’il fait rarement.
À lireLuc 1, 39-56
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Le texte enchaîne Trois mois après la Visitation
La naissance de Jean Baptiste
Quand fut accompli le temps où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils.Luc 1, 57
Zacharie retrouve la parole et chante le Benedictus. L’enfant grandit au désert « jusqu’au jour où il se fit connaître à Israël » — un renvoi en avant qui saute trente ans en une ligne.
À lireLuc 1, 57-80
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Le texte ne dit pas Le texte ne dit pas quand
Le songe de Joseph
Matthieu raconte les fiançailles rompues et rétablies sans aucun repère de temps : il écrit « avant qu’ils aient habité ensemble », et rien de plus. La place ici tient à ce que Luc raconte, non à ce que Matthieu dit.
À lireMatthieu 1, 18-25
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Le texte date Sous Auguste, au recensement de Quirinius
Le recensement et la Nativité
En ces jours-là, parut un édit de l’empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre.Luc 2, 1
Luc donne ici deux ancres du dehors — un empereur et un gouverneur — et c’est l’endroit le plus discuté de toute la chronologie évangélique : le recensement de Quirinius connu par ailleurs est postérieur de dix ans à la mort d’Hérode. Le fil n’en tranche pas ; voir « Les ancres du dehors », au bas de cette page.
À lireLuc 2, 1-20
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Le texte date Le huitième jour
La circoncision et le nom
Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l’enfant reçut le nom de Jésus.Luc 2, 21
Le premier compte de jours de l’Évangile, et il est réglé par la Loi. L’enfant reçoit le nom que l’ange avait donné avant sa conception.
À lireLuc 2, 21
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Le texte date Au terme de la purification — quarante jours
La présentation au Temple
Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification…Luc 2, 22
Le délai n’est pas dit en chiffres : il est dit par la Loi, que le lecteur ancien connaissait. Syméon et Anne, tous deux vieux, ferment le temps de l’attente.
À lireLuc 2, 22-38
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Le texte date Encore sous Hérode
Les mages
Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand.Matthieu 2, 1
Matthieu ne dit pas combien de temps après la naissance : seulement que c’est encore du vivant d’Hérode, et que les mages entrent « dans la maison » et non dans une étable. L’âge de deux ans fixé pour le massacre suggère un intervalle appréciable.
À lireMatthieu 2, 1-12
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Le texte date Jusqu’à la mort d’Hérode
La fuite en Égypte et le massacre
Il envoya tuer tous les enfants jusqu’à l’âge de deux ans à Bethléem et dans toute la région, d’après la date qu’il s’était fait préciser par les mages.Matthieu 2, 16
Le séjour en Égypte est borné par une mort, non par une durée. Le chiffre de deux ans donné pour le massacre est calculé « d’après la date » que le roi s’était fait préciser : c’est le seul calcul de date que fait un personnage de l’Évangile.
À lireMatthieu 2, 13-18
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Le texte date Après la mort d’Hérode
Le retour et l’installation à Nazareth
Après la mort d’Hérode, voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph en Égypte.Matthieu 2, 19
Joseph revient, apprend qu’Archélaüs règne sur la Judée, et se retire en Galilée. Luc, lui, fait rentrer la famille à Nazareth aussitôt après la présentation, sans passer par l’Égypte : les deux récits ne se recouvrent pas, et aucun des deux ne prétend tout dire.
Les années cachées
Une trentaine d’années
De la Judée à Nazareth, l’Évangile passe sous silence près de trente ans, et n’en raconte qu’un seul épisode. Ce blanc n’est pas une lacune à combler : c’est la forme même du récit.
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Le texte ne dit pas Des années, sans un seul événement
L’enfant grandissait
L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.Luc 2, 40
Un verset couvre l’enfance entière. C’est tout ce que les quatre évangiles disent des années de Nazareth avant les douze ans.
À lireLuc 2, 40
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Le texte date À douze ans, pour la Pâque
Jésus à douze ans au Temple
Quand il eut douze ans, ils montèrent en pèlerinage suivant la coutume.Luc 2, 42
Le seul épisode de l’enfance après le berceau, et le seul âge donné en chiffres avant les « environ trente ans ». Le pèlerinage est annuel : Luc précise que les parents montaient « chaque année ».
À lireLuc 2, 41-50
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Le texte ne dit pas Une vingtaine d’années, en deux versets
Les années de Nazareth
Quant à Jésus, il grandissait en sagesse, en taille et en grâce, devant Dieu et devant les hommes.Luc 2, 52
Le plus long silence du récit. Ce qu’on en sait tient à une question posée bien plus tard, dans la synagogue du village : « N’est-il pas le charpentier ? » — le métier est la seule trace de ces années.
À lireLuc 2, 51-52Marc 6, 3
Le commencement
L’an quinze de Tibère
La seule page de l’Évangile qui porte un millésime, et la seule qui nomme cinq gouvernants à la fois. Puis Jean compte quatre jours de suite — « le lendemain », « le lendemain encore » —, et le cinquième est celui de Cana.
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Le texte date Le seul millésime de l’Évangile
L’an quinze de Tibère
L’an quinze du règne de l’empereur Tibère, Ponce Pilate étant gouverneur de la Judée, Hérode étant alors au pouvoir en Galilée…Luc 3, 1
Luc ouvre son récit public à la manière des historiens de son temps : par une année de règne et cinq gouvernants. Tibère succède à Auguste en l’an 14 ; l’an quinze tombe donc vers 28 ou 29 de notre ère, selon la façon dont on compte la première année. C’est le point d’appui de toute la chronologie du ministère.
À lireLuc 3, 1-6
Le JourdainJean BaptistePonce PilateHérode AntipasHanneCaïphe
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Le texte enchaîne Dans les mois qui suivent
La prédication de Jean au Jourdain
Les trois premiers évangiles font commencer l’Évangile ici, au désert. Aucun ne dit combien de temps Jean a prêché avant le baptême de Jésus.
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Le texte enchaîne Pendant que le peuple se faisait baptiser
Le baptême de Jésus
Le texte enchaîne sans dater. C’est le commencement public : les trois premiers évangiles le racontent, et Jean le fait raconter par le Baptiste, au passé.
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Le texte date Le seul âge donné pour le ministère
« Environ trente ans »
Quand il commença, Jésus avait environ trente ans.Luc 3, 23
Luc arrondit lui-même : « environ ». Croisé avec l’an quinze de Tibère, ce chiffre reporte la naissance à quelques années avant le début de notre ère — ce qui s’accorde avec la mort d’Hérode et non avec le calendrier que nous comptons.
À lireLuc 3, 23
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Le texte date Quarante jours, aussitôt après le baptême
Les quarante jours au désert
Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim.Matthieu 4, 2
Un des rares chiffres de durée du ministère, et il est donné par les trois premiers évangiles à la fois. Marc écrit « aussitôt » : le désert suit le Jourdain sans intervalle.
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Le texte enchaîne Premier des quatre jours de Jean
« Voici l’Agneau de Dieu »
Le lendemain, voyant Jésus venir vers lui, Jean déclara : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde. »Jean 1, 29
Ici commence la semaine inaugurale du quatrième évangile : quatre jours comptés l’un après l’autre, puis « le troisième jour » de Cana. C’est le seul endroit du ministère où le texte compte les jours à la file.
À lireJean 1, 19-34
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Le texte date Le lendemain, vers quatre heures de l’après-midi
Les deux premiers disciples, à la dixième heure
C’était vers la dixième heure (environ quatre heures de l’après-midi).Jean 1, 39
L’heure la plus gratuite de l’Évangile : elle ne sert à rien au récit, et c’est ce qui la rend précieuse — quelqu’un s’en souvenait. André amène son frère Simon, à qui Jésus donne le nom de Kèphas.
À lireJean 1, 35-42
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Le texte enchaîne Le lendemain encore
Philippe et Nathanaël
Le lendemain, Jésus décida de partir pour la Galilée.Jean 1, 43
Troisième jour de la série. Jésus décide de partir pour la Galilée : le fil quitte le Jourdain.
À lireJean 1, 43-51
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Le texte enchaîne Le troisième jour
Les noces de Cana
Le troisième jour, il y eut un mariage à Cana de Galilée.Jean 2, 1
Le premier signe, et la fin de la semaine inaugurale. « Le troisième jour » se compte à partir du départ pour la Galilée : le voyage même prend le temps qu’il faut pour y arriver.
À lireJean 2, 1-12
La première Pâque
Le premier printemps
Jean nomme la première des trois Pâques du ministère. C’est de là que l’on sait que ce ministère a duré plus d’une année : sans lui, on croirait à quelques mois.
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Le texte date Première Pâque nommée par Jean
La première Pâque : les marchands chassés
Comme la Pâque juive était proche, Jésus monta à Jérusalem.Jean 2, 13
Jean place au commencement la scène que les trois autres placent à la fin, dans la semaine sainte. On a proposé deux visites au Temple, ou un déplacement volontaire du récit ; l’Évangile ne dit pas laquelle des deux lectures est la bonne.
À lireJean 2, 13-22
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Le texte date Une ancre du dehors
« Quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire »
Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais !Jean 2, 20
La réplique des Juifs est un repère de chantier : les travaux d’Hérode au Temple commencent vers l’an 20 avant notre ère, ce qui reporte la scène aux alentours de l’an 27 ou 28. Elle s’accorde avec l’an quinze de Tibère à un ou deux ans près.
À lireJean 2, 20
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Le texte enchaîne Pendant la fête, sans autre précision
Nicodème, de nuit
Pendant qu’il était à Jérusalem pour la fête de la Pâque, beaucoup crurent en son nom.Jean 2, 23
Le seul repère est celui du verset qui précède : « pendant qu’il était à Jérusalem pour la fête de la Pâque ». La nuit de Nicodème est une heure, non une date.
À lireJean 3, 1-21
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Le texte ne dit pas Avant l’arrestation de Jean
Jean baptise encore : « Il faut qu’il grandisse »
Un temps que seul le quatrième évangile connaît : les deux prédications coexistent, et Jean baptise « car Jean n’avait pas encore été jeté en prison ». Les trois autres évangiles ne font commencer Jésus qu’après l’arrestation.
À lireJean 3, 22-36
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Le texte ne dit pas Le texte ne dit pas quand
Jean mis en prison
Luc groupe l’arrestation avec la prédication, par anticipation, avant même de raconter le baptême. C’est le premier cas visible d’un ordre thématique et non chronologique.
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Le texte date Vers midi, en revenant vers la Galilée
La Samaritaine, à la sixième heure
C’était la sixième heure, environ midi.Jean 4, 6
L’heure est donnée, la saison aussi : « encore quatre mois et ce sera la moisson ». Deux jours de séjour à Sykar — encore un compte de jours, dans un évangile qui en fait plus que les autres.
À lireJean 4, 1-42
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Le texte date Le lendemain de l’heure dite
Le fils de l’officier royal, à la septième heure
C’est hier, à la septième heure, (au début de l’après-midi), que la fièvre l’a quitté.Jean 4, 52
Le seul miracle de l’Évangile dont on connaisse l’heure exacte, et c’est parce que le père a voulu la vérifier. Jean l’appelle « le second signe » accompli au retour de Judée.
À lireJean 4, 46-54
L’année de Galilée
D’une Pâque à l’autre
La plus grande part des trois premiers évangiles tient dans cet intervalle, et pas une seule date n’y paraît. Le texte dit « un jour de sabbat », « ce jour-là », « le soir venu » — jamais quand, jamais dans quel ordre.
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Le texte enchaîne Après l’arrestation de Jean
Le commencement en Galilée
Après l’arrestation de Jean, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu.Marc 1, 14
Marc et Matthieu font démarrer le ministère ici, et se règlent sur un événement plutôt que sur une date. Tout ce que Jean a raconté jusqu’ici — Cana, le Temple, Nicodème, la Samaritaine — tient dans l’intervalle qu’ils ne racontent pas.
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Le texte date Un jour de sabbat
Nazareth le rejette
Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture.Luc 4, 16
Luc met la scène en tête du ministère, comme un programme ; Marc et Matthieu la placent beaucoup plus tard. Le désaccord d’ordre est ici tout à fait net, et personne ne le cache.
À lireLuc 4, 16-30Marc 6, 1-6
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Le texte date Un jour de sabbat, du matin au soir
Le premier sabbat de Capharnaüm
Aussitôt, le jour du sabbat, Jésus se rendit à la synagogue, et là, il enseignait.Marc 1, 21
La journée la plus détaillée du ministère galiléen : la synagogue le matin, la belle-mère de Pierre à midi, la ville entière à la porte « le soir venu, après le coucher du soleil » — car le sabbat était fini et l’on pouvait de nouveau porter les malades.
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Le texte ne dit pas Le texte ne dit pas quand
L’appel des quatre pêcheurs
Marc place l’appel avant le sabbat de Capharnaüm, Luc après, et le fait suivre d’une pêche miraculeuse que Marc ignore. L’ordre diffère ; l’appel est le même.
À lireMarc 1, 16-20Luc 5, 1-11
La mer de GaliléeSimon-PierreAndréJacques, fils de ZébédéeJean, fils de Zébédée
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Le texte ne dit pas Des mois, résumés en trois versets
Les tournées de Galilée
Les évangélistes bouclent des saisons entières dans une phrase : « il parcourait toute la Galilée ». Ces sommaires sont ce qui rend la durée du ministère impossible à mesurer par le seul récit.
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Le texte ne dit pas Le texte ne dit pas quand
L’appel de Lévi et le repas des publicains
Marc groupe ici cinq controverses à la file — le paralytique, Lévi, le jeûne, les épis, la main desséchée — parce qu’elles se répondent, non parce qu’elles se suivent.
À lireMarc 2, 13-17
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Le texte date Un jour de sabbat, au temps des moissons
Les épis arrachés
Un jour de sabbat, Jésus marchait à travers les champs de blé.Marc 2, 23
Le sabbat est le seul repère, mais les épis mûrs en donnent un second, involontaire : on est au printemps ou au début de l’été.
À lireMarc 2, 23-28Luc 6, 1-5
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Le texte date Un autre jour de sabbat
La main desséchée
Un autre jour de sabbat, Jésus était entré dans la synagogue et enseignait.Luc 6, 6
Luc dit « un autre jour de sabbat » : c’est une des rares fois où le texte prend soin de distinguer deux journées. C’est ici que la décision de le perdre est prise.
À lireMarc 3, 1-6Luc 6, 6-11
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Le texte enchaîne Au matin, après une nuit de prière
Le choix des Douze
En ces jours-là, Jésus s’en alla dans la montagne pour prier, et il passa toute la nuit à prier Dieu.Luc 6, 12
Le seul acte du ministère que le texte fasse précéder d’une nuit entière. Luc compte la nuit ; Marc dit seulement « il gravit la montagne ».
À lireLuc 6, 12-16Marc 3, 13-19
Simon-PierreJacques, fils de ZébédéeJean, fils de ZébédéeJudas Iscariote
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Le texte ne dit pas Le texte ne dit pas quand
Le Sermon sur la montagne
Trois chapitres chez Matthieu, une page chez Luc, et rien qui les date. Ce sont des recueils de paroles montés ensemble : y chercher un jour serait chercher ce que le texte n’a pas voulu donner.
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Le texte enchaîne En rentrant à Capharnaüm
Le centurion de Capharnaüm
Luc enchaîne : « Après avoir ainsi parlé au peuple ». Une des rares fois où un épisode est rattaché au discours qui le précède.
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Le texte enchaîne Par la suite
Le fils de la veuve de Naïm
Par la suite, Jésus se rendit dans une ville appelée Naïm.Luc 7, 11
« Par la suite » : l’enchaînement le plus vague du texte, et il est fréquent. On sait seulement que cela vient après.
À lireLuc 7, 11-17
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Le texte enchaîne Jean est en prison, pas encore mort
La question de Jean, du fond de sa prison
Le seul jalon que l’on puisse situer entre deux événements connus : après l’arrestation, avant l’exécution. C’est de la chronologie faite avec un personnage et non avec une date.
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Le texte ne dit pas Le texte ne dit pas quand
La pécheresse chez Simon le pharisien
Cette scène de Luc est distincte de l’onction de Béthanie, qui appartient à la semaine sainte : la confusion des deux est ancienne, mais les récits n’ont ni le même lieu, ni le même hôte, ni le même sens.
À lireLuc 7, 36-50
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Le texte ne dit pas Par la suite, de ville en ville
Les femmes qui l’accompagnent
Un sommaire, comme les tournées : il couvre une durée indéterminée. Il nomme pourtant trois femmes, dont l’intendante d’Hérode.
À lireLuc 8, 1-3
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Le texte date Ce jour-là
Le jour des paraboles, au bord du lac
Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bord de la mer.Matthieu 13, 1
Matthieu et Marc font tenir une longue suite de paraboles dans une seule journée, qui se termine par la traversée du soir. C’est une des rares journées suivies du ministère.
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Le texte enchaîne Le soir du même jour
La tempête apaisée
Ce jour-là, le soir venu, il dit à ses disciples : « Passons sur l’autre rive. »Marc 4, 35
Marc rattache la traversée aux paraboles par une seule phrase, et c’est ce qui fait de tout ce bloc une journée : « Ce jour-là, le soir venu ».
À lireMarc 4, 35-41
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Le texte enchaîne Au débarquement, le lendemain
Le possédé de Gérasa
L’autre rive, en pays païen. Le récit s’enchaîne au précédent sans intervalle.
À lireMarc 5, 1-20
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Le texte enchaîne Au retour de l’autre rive
Jaïre et la femme aux douze ans de sang
Deux durées de douze ans se répondent : la maladie de la femme et l’âge de l’enfant. C’est le texte lui-même qui les rapproche.
À lireMarc 5, 21-43
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Le texte ne dit pas Le texte ne dit pas combien de temps
L’envoi des Douze, deux par deux
Ils partent, ils reviennent, et l’on ne sait pas ce qu’il y a entre les deux. L’intervalle est assez long pour qu’Hérode entende parler de Jésus.
À lireMarc 6, 7-13
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Le texte date Le jour de l’anniversaire d’Hérode
La mort de Jean Baptiste
Une occasion favorable se présenta quand, le jour de son anniversaire, Hérode fit un dîner pour ses dignitaires.Marc 6, 21
Un des rares événements du ministère rapporté à une date de calendrier — celle d’un festin de cour. Marc le raconte en retour en arrière, pendant que les Douze sont en mission.
À lireMarc 6, 14-29
La seconde Pâque : le pain de vie
Le deuxième printemps
Jean date la multiplication des pains d’une Pâque, et c’est ce petit verset qui range tout un chapitre de Marc dans le calendrier. Après le discours du pain de vie, beaucoup s’en vont : le ministère change de ton.
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Le texte date Une fête que Jean ne nomme pas
La piscine de Bethzatha, « une fête juive »
Après cela, il y eut une fête juive, et Jésus monta à Jérusalem.Jean 5, 1
Jean nomme toutes les fêtes, sauf celle-ci. On a proposé une Pâque de plus, ou les Tentes, ou la Pentecôte : le fil la laisse là où le texte la met, entre la Galilée et la Pâque du chapitre suivant, sans lui donner de nom qu’elle n’a pas.
À lireJean 5, 1-18
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Le texte date Deuxième Pâque nommée par Jean
« La Pâque, la fête des Juifs, était proche »
Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche.Jean 6, 4
Un demi-verset, glissé au milieu d’un récit de foule, et c’est lui qui date tout le chapitre 6 de Marc. Sans lui, la multiplication des pains flotterait sans saison.
À lireJean 6, 4
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Le texte date Aux abords de la seconde Pâque
La multiplication des pains
Le seul miracle raconté par les quatre évangiles. Marc note l’herbe verte : au printemps, elle l’est, et la note s’accorde avec la Pâque de Jean.
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Le texte enchaîne Vers la fin de la nuit
La marche sur les eaux
Il vient à eux vers la fin de la nuit en marchant sur la mer.Marc 6, 48
L’expression désigne la dernière des quatre veilles de la nuit, entre trois heures et le lever du jour. C’est la manière romaine de découper la nuit, comme les douze heures découpent le jour.
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Le texte enchaîne Le lendemain, à la synagogue de Capharnaüm
Le discours du pain de vie
Jean rattache le discours à la veille : la foule revient chercher celui qui l’a nourrie. Le lieu est précisé à la dernière ligne — « il disait cela dans la synagogue, à Capharnaüm ».
À lireJean 6, 22-59
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Le texte enchaîne Aussitôt après le discours
Beaucoup s’en vont
Le tournant du quatrième évangile : la foule se retire, les Douze restent, et Judas est nommé pour la première fois comme celui qui livrera.
À lireJean 6, 60-71
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Le texte ne dit pas Le texte ne dit pas quand
La dispute sur les traditions
Des scribes venus de Jérusalem : le seul repère est celui-là, et il est de lieu, non de temps.
À lireMarc 7, 1-23
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Le texte enchaîne En partant vers Tyr
La Syro-Phénicienne
Une sortie hors d’Israël, que Marc rattache par un simple « il partit ». La série des voyages en pays païen commence ici.
À lireMarc 7, 24-30
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Le texte enchaîne Sur le chemin de la Décapole
Le sourd-bègue et les sept pains
Marc raconte une seconde multiplication, pour une foule qui est là « depuis trois jours ». C’est une durée, et le texte s’en sert pour justifier le miracle.
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Le texte enchaîne Juste avant la montée à Césarée
L’aveugle de Bethsaïde
La seule guérison en deux temps de l’Évangile, placée juste avant la confession de Pierre : Marc la donne comme l’image de ce qui va suivre.
À lireMarc 8, 22-26
Le tournant : Césarée et la montée
L’été et l’automne
Pour la première fois il annonce sa mort, et pour la première fois le texte compte les jours entre deux scènes : « six jours après ». À partir d’ici tout va vers Jérusalem.
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Le texte enchaîne En chemin vers Césarée de Philippe
« Pour vous, qui suis-je ? »
Le milieu exact de Marc, et le pivot de tout le récit. Le lieu est nommé, la date ne l’est pas.
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Le texte enchaîne Aussitôt après
La première annonce de la Passion
Qu’il soit tué, et que, trois jours après, il ressuscite.Marc 8, 31
La première des trois annonces, et la première fois qu’une date est donnée pour l’avenir : « trois jours après, il ressuscite ». C’est une prophétie de calendrier, et le seul chiffre que le récit lui-même vérifiera.
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Le texte enchaîne Six jours après — ou environ huit
La Transfiguration
Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean.Marc 9, 2
Le seul endroit où les évangiles comptent explicitement les jours entre deux scènes, et où ils ne comptent pas pareil : Marc et Matthieu disent « six jours après », Luc « environ huit jours après avoir prononcé ces paroles ». Les deux comptes se rejoignent si l’on inclut ou non les jours des deux bouts.
À lireMarc 9, 2-13Matthieu 17, 1-13Luc 9, 28-36
Simon-PierreJacques, fils de ZébédéeJean, fils de ZébédéeMoïseÉlie
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Le texte enchaîne Le lendemain, en descendant
L’enfant que les disciples n’ont pu guérir
Le lendemain, quand ils descendirent de la montagne, une grande foule vint à la rencontre de Jésus.Luc 9, 37
Luc rattache la scène à la montagne par un « le lendemain » que Marc n’a pas. Deux journées se suivent, ce qui est rare hors de la semaine sainte.
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Le texte ne dit pas Le texte ne dit pas quand
La seconde annonce, en traversant la Galilée
Marc note qu’il ne veut pas être reconnu : le ministère public de Galilée est fini. L’impôt du Temple, chez Matthieu, situe le passage à Capharnaüm.
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Le texte ne dit pas Le texte ne dit pas quand
« Le visage déterminé, il prit la route de Jérusalem »
Comme s’accomplissait le temps où il allait être enlevé au ciel, Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem.Luc 9, 51
L’ouverture du grand voyage de Luc, qui va occuper dix chapitres. Ce n’est pas une date, c’est une direction.
À lireLuc 9, 51-56
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Le texte ne dit pas Des mois, sans un repère
Le long chemin de Luc : dix chapitres sans date
Jésus était en train d’enseigner dans une synagogue, le jour du sabbat.Luc 13, 10
De Luc 9, 51 à Luc 19, 28, le voyage n’avance presque pas et le temps ne se compte plus. Le texte n’y donne que trois sortes de marques — « un jour de sabbat », « à ce moment-là », « comme il faisait route » — et l’essentiel y est enseignement. C’est le plus long blanc chronologique du ministère.
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Le texte ne dit pas En chemin, sans date
Marthe et Marie
Luc ne nomme pas le village ; Jean, qui raconte Lazare, dira que c’est Béthanie. Un renseignement de lieu donné par un autre évangile — jamais un renseignement de temps.
À lireLuc 10, 38-42
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Le texte enchaîne Aujourd’hui, demain, et le troisième jour
« Allez dire à ce renard »
Voici que j’expulse les démons et je fais des guérisons aujourd’hui et demain, et, le troisième jour, j’arrive au terme.Luc 13, 32
Un compte de jours qui n’en est pas un : trois jours pour dire un terme, et non une durée. Le texte lui-même joue de la mesure du temps.
À lireLuc 13, 31-33
Les Tentes et la Dédicace
De l’automne à l’hiver
Deux fêtes nommées, et entre elles la saison qui change : « c’était l’hiver ». Ces quelques mois sont les mieux datés de tout le ministère, et on ne les lit que chez Jean.
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Le texte date La fête des Tentes — l’automne
La montée secrète pour les Tentes
La fête juive des Tentes était proche.Jean 7, 2
La fête des Tentes tombe en septembre ou octobre. Avec la Dédicace, en décembre, et la Pâque du printemps, Jean donne ici trois saisons de suite : c’est la partie la mieux datée de tout le ministère.
À lireJean 7, 1-13
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Le texte date Vers le quatrième jour de la fête
Au milieu de la fête, il enseigne au Temple
On était déjà au milieu de la semaine de la fête quand Jésus monta au Temple.Jean 7, 14
Jean compte à l’intérieur de la fête, qui dure huit jours. C’est un repère de liturgie, le seul de ce genre dans l’Évangile.
À lireJean 7, 14-36
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Le texte date Au dernier jour de la fête
« Si quelqu’un a soif »
Au jour solennel où se terminait la fête, Jésus, debout, s’écria : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi. »Jean 7, 37
Le jour où l’on versait l’eau puisée à Siloé sur l’autel : la parole sur l’eau vive tombe le jour du rite de l’eau. La date fait le sens.
À lireJean 7, 37-52
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Le texte enchaîne Au matin, au Temple
La femme adultère
« Dès l’aurore, il retourna au Temple » : une heure, sans jour. Ce passage manque dans les plus anciens manuscrits de Jean, ce que les éditions signalent.
À lireJean 8, 1-11
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Le texte date Un jour de sabbat
L’aveugle-né, un jour de sabbat
Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux.Jean 9, 14
Encore un sabbat, et il fait tout le procès qui suit : c’est parce que le jour est un sabbat que la guérison devient une affaire. Le chapitre entier est une enquête.
À lireJean 9, 1-41
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Le texte date La Dédicace — décembre
La Dédicace : « C’était l’hiver »
Alors arriva la fête de la dédicace du Temple à Jérusalem. C’était l’hiver.Jean 10, 22
La seule saison nommée en toutes lettres dans les quatre évangiles. Trois mots, et l’on sait où l’on est dans l’année.
À lireJean 10, 22-39
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Le texte enchaîne Après la Dédicace
La retraite au-delà du Jourdain
Il retourne à l’endroit où Jean baptisait au commencement : le récit revient sur ses pas, et le lecteur mesure le chemin parcouru.
À lireJean 10, 40-42
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Le texte date Deux jours d’attente, quatre jours de tombeau
Lazare, mort depuis quatre jours
À son arrivée, Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà.Jean 11, 17
Deux durées comptées coup sur coup, et ce sont elles qui font le récit : l’attente volontaire de deux jours, puis les quatre jours qui rendent la mort indiscutable.
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Le texte enchaîne Aussitôt après Lazare
Le Conseil décide sa mort
Chez Jean, c’est la résurrection de Lazare qui déclenche la Passion — et non les marchands du Temple, comme chez les trois autres. Deux causes, deux places dans le récit.
À lireJean 11, 45-53
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Le texte enchaîne Jusqu’aux abords de la Pâque
La retraite à Éphraïm
Il partit pour la région proche du désert, dans la ville d’Éphraïm où il séjourna avec ses disciples.Jean 11, 54
Un séjour dont on ne sait pas la durée, entre la décision du Conseil et la montée finale. C’est le dernier temps calme du récit.
À lireJean 11, 54
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Le texte date Troisième et dernière Pâque
« La Pâque juive était proche »
Or, la Pâque juive était proche, et beaucoup montèrent de la campagne à Jérusalem pour se purifier avant la Pâque.Jean 11, 55
La troisième Pâque nommée par Jean, et la seule que les trois autres évangiles connaissent. C’est de ce compte — trois Pâques — que vient l’idée d’un ministère de deux ou trois ans.
À lireJean 11, 55-57
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Le texte enchaîne Sur la route de Jéricho
La dernière montée : Jéricho, Bartimée, Zachée
La troisième annonce de la Passion, puis deux rencontres dans la même ville. Jéricho est à une journée de marche de Jérusalem : le récit est aux portes de la semaine sainte.
La semaine sainte, jour par jour
Huit jours
Le seul moment que les quatre évangiles datent, et jusqu’à l’heure. Un cinquième du texte pour une semaine : le coeur de l’Évangile.
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Le texte date Six jours avant la Pâque — le samedi
Le souper de Béthanie
Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare, qu’il avait réveillé d’entre les morts.Jean 12, 1
Le compte à rebours commence ici, et c’est Jean qui le donne. À partir de ce verset, chaque journée du récit peut être numérotée : c’est le seul endroit de l’Évangile où cela est possible.
À lireJean 12, 1-11
Les aromatesBéthanieLazare de BéthanieMartheMarie de BéthanieJudas Iscariote
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Le texte date Le lendemain — le premier jour de la semaine
Le dimanche : l’entrée à Jérusalem
Le lendemain, la grande foule venue pour la fête apprit que Jésus arrivait à Jérusalem.Jean 12, 12
Jean écrit « le lendemain » du souper de Béthanie : c’est ce mot qui permet de placer les Rameaux le dimanche, et toute la semaine avec eux.
À lireJean 12, 12-19Marc 11, 1-11Matthieu 21, 1-11Luc 19, 28-44
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Le texte date Le lendemain
Le lundi : le figuier et les marchands
Le lendemain, quand ils quittèrent Béthanie, il eut faim.Marc 11, 12
Marc est le seul à découper la semaine jour par jour, et c’est à lui qu’on doit le lundi. Le figuier maudit le matin sera retrouvé desséché le lendemain : la scène est coupée en deux par une nuit, ce qui prouve le découpage.
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Le texte date Le lendemain matin
Le mardi : le figuier desséché
Le lendemain matin, en passant, ils virent le figuier qui était desséché jusqu’aux racines.Marc 11, 20
Le troisième « lendemain » de la semaine. Il ouvre la plus longue journée du récit avant le vendredi.
À lireMarc 11, 20-26
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Le texte date Tout le jour, au Temple
Le mardi : la journée des questions
Une seule journée reçoit toutes les controverses : l’autorité, l’impôt à César, la résurrection, le plus grand commandement, l’obole de la veuve. Le texte les enchaîne sans reprendre souffle.
À lireMarc 11, 27-33Marc 12, 13-17Marc 12, 28-34Marc 12, 41-44
Le denierLe TempleLe scribe pas loin du RoyaumeLa veuve aux deux piécettesCésar
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Le texte date Le même jour, pour Jean
Le mardi : les Grecs, et « l’heure est venue »
Chez Jean, c’est la dernière parole publique. L’« heure » dont il parle depuis Cana arrive enfin : le mot n’a jamais désigné une heure du cadran.
À lireJean 12, 20-36
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Le texte date Au soir, au mont des Oliviers
Le mardi soir : le discours sur la fin
Assis en face du Temple, il annonce sa ruine. Le discours parle de temps — « ce jour et cette heure, nul ne les connaît » — et refuse d’en donner la date : c’est l’Évangile lui-même qui met une limite à la chronologie.
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Le texte date La Pâque a lieu dans deux jours
Le mercredi : le complot et Judas
La fête de la Pâque et des pains sans levain allait avoir lieu deux jours après.Marc 14, 1
Marc et Matthieu redonnent ici un compte à rebours, celui-là par l’autre bout : deux jours avant. C’est le seul jour de la semaine où le récit ne montre pas Jésus en public.
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Le texte date Le premier jour des pains sans levain
Le jeudi : les préparatifs de la Pâque
Le premier jour de la fête des pains sans levain, où l’on immolait l’agneau pascal…Marc 14, 12
Le jour où l’on immolait l’agneau, au Temple, dans l’après-midi. C’est ici que les comptes des évangiles cessent de coïncider : pour les trois premiers, le repas du soir sera le repas pascal ; pour Jean, la Pâque ne sera mangée que le lendemain soir.
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Le texte date Le soir venu
Le jeudi soir : la Cène
Le soir venu, Jésus arrive avec les Douze.Marc 14, 17
Le lavement des pieds chez Jean, le pain et la coupe chez les trois autres, et l’annonce du reniement « cette nuit même, avant que le coq chante ». À partir d’ici, le récit se compte en heures.
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Le texte enchaîne Après le repas, avant de sortir
Le jeudi soir : le discours d’adieu
Quatre chapitres qui tiennent dans une soirée — la plus longue parole continue de l’Évangile, et elle est datée par ce qui l’entoure et non par elle-même.
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Le texte date Une heure, puis une autre
La nuit : Gethsémani
Simon, tu dors ! Tu n’as pas eu la force de veiller seulement une heure ?Marc 14, 37
Le seul endroit où l’on mesure la durée d’une prière, et c’est par le sommeil des autres : « Tu n’as pas eu la force de veiller seulement une heure ? » Il revient trois fois.
À lireMarc 14, 32-42Matthieu 26, 36-46
GethsémaniSimon-PierreJacques, fils de ZébédéeJean, fils de Zébédée
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Le texte enchaîne Dans la nuit, aux torches
La nuit : l’arrestation
Jean précise que la troupe porte « des lanternes, des torches et des armes » : c’est ainsi qu’on sait qu’il fait nuit.
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Le texte enchaîne Le reste de la nuit
La nuit : chez Hanne, puis chez Caïphe
Deux interrogatoires successifs, que Jean seul distingue. Le récit suit deux fils à la fois : Jésus au-dedans, Pierre dans la cour.
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Le texte date Au chant du coq
La nuit : le triple reniement
Et aussitôt, pour la seconde fois, un coq chanta.Marc 14, 72
La seule heure de la nuit donnée par un bruit plutôt que par un chiffre. Marc compte deux chants de coq, les trois autres un seul.
À lireMarc 14, 66-72
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Le texte date Au point du jour
Le vendredi : le Conseil, dès qu’il fit jour
Lorsqu’il fit jour, se réunit le collège des anciens du peuple, grands prêtres et scribes.Luc 22, 66
Luc note l’heure exacte : le Conseil ne se réunit valablement que de jour, et l’attente jusqu’à l’aube est un détail de procédure devenu un repère de temps.
À lireLuc 22, 66-71Marc 15, 1
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Le texte date C’était le matin
Le vendredi : devant Pilate
Alors on emmène Jésus de chez Caïphe au Prétoire. C’était le matin.Jean 18, 28
Jean donne l’heure du transfert au Prétoire — « c’était le matin » — et note que les accusateurs n’y entrent pas, « pour pouvoir manger l’agneau pascal » : selon lui, la Pâque n’est donc pas encore mangée.
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Le texte enchaîne Dans la matinée
Le vendredi : l’intermède chez Hérode
Luc seul raconte cet aller-retour. Il ajoute une scène sans ajouter d’heure : l’intervalle tient entre le matin et la sixième heure de Jean.
À lireLuc 23, 6-12
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Le texte date Vers midi, chez Jean
Le vendredi : Barabbas, vers la sixième heure
C’était le jour de la Préparation de la Pâque, vers la sixième heure, environ midi.Jean 19, 14
Ici les horloges des évangiles divergent ouvertement : Jean place la sentence « vers la sixième heure », Marc la crucifixion à la troisième. On a proposé deux façons de compter les heures ; le désaccord subsiste, et il vaut mieux le voir que le masquer.
À lireJean 19, 1-16Marc 15, 6-15
Le jour de la PréparationLe GabbathaPonce PilateBarabbasLa femme de Pilate
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Le texte date Neuf heures du matin
Le vendredi : la crucifixion, à la troisième heure
C’était la troisième heure (c’est-à-dire : neuf heures du matin) lorsqu’on le crucifia.Marc 15, 25
L’heure la plus précise de tout l’Évangile, et c’est Marc qui la donne. À partir d’ici, le récit avance d’heure en heure jusqu’au soir.
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Le texte date De midi à trois heures
Le vendredi : les ténèbres, de la sixième à la neuvième heure
Quand arriva la sixième heure (c’est-à-dire : midi), l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure.Marc 15, 33
Trois heures données par les trois premiers évangiles à la fois, avec les mêmes bornes. C’est la durée la mieux attestée de tout le Nouveau Testament.
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Le texte date Le soir, en hâte
Le vendredi : la mise au tombeau, avant le sabbat
C’était le jour de la Préparation de la fête, et déjà brillaient les lumières du sabbat.Luc 23, 54
Tout est réglé par l’heure : le sabbat commence au coucher du soleil, et il faut avoir fini avant. Luc écrit que « déjà brillaient les lumières du sabbat » — la notation d’heure la plus belle de l’Évangile.
À lireMarc 15, 42-47Jean 19, 38-42
Le linceulLe GolgothaJoseph d’ArimathieNicodèmeMarie Madeleine
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Le texte date Durant le sabbat
Le samedi : le repos, et la garde
Et, durant le sabbat, elles observèrent le repos prescrit.Luc 23, 56
Le seul jour de l’Évangile où il ne se passe rien, et le texte prend soin de le dire : les femmes « observèrent le repos prescrit ». Matthieu seul raconte la garde posée au tombeau, « le lendemain, après le jour de la Préparation ».
Le troisième jour
Le premier jour de la semaine, et après
Le compte reprend au matin de Pâques, puis se défait : « huit jours plus tard », et ensuite plus rien. Les quarante jours que l’on récite ne sont pas dans les évangiles ; ils sont dans les Actes.
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Le texte date Le premier jour de la semaine, avant l’aube
Le tombeau vide, de grand matin
Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres.Jean 20, 1
Les quatre évangiles donnent la même date et presque la même heure, et diffèrent sur tout le reste — le nombre de femmes, celui des anges, l’ordre des venues. La chronologie est ici plus ferme que le détail.
À lireJean 20, 1-10Marc 16, 1-8Luc 24, 1-12Matthieu 28, 1-10
Marie MadeleineMarie, mère de JacquesSaloméSimon-PierreJean, fils de Zébédée
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Le texte enchaîne Le même matin
Marie Madeleine au jardin
La première rencontre, aussitôt après la course des deux disciples. Le récit n’avance pas d’une heure : il revient en arrière pour raconter autrement.
À lireJean 20, 11-18
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Le texte date Le même jour, jusqu’au soir
Le chemin d’Emmaüs
Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël. Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé.Luc 24, 21
La journée la plus complète du récit après le vendredi : une marche de deux heures, un repas « car le soir approche », et le retour de nuit à Jérusalem. Les disciples y disent eux-mêmes la date : « voici déjà le troisième jour ».
À lireLuc 24, 13-35
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Le texte date Le soir du même jour
Le soir de Pâques, portes verrouillées
Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées…Jean 20, 19
Jean date la scène à deux reprises dans la même phrase : « le soir venu, en ce premier jour de la semaine ». Il tient à ce qu’on sache que tout est arrivé en un jour.
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Le texte date Huit jours plus tard
Thomas, huit jours plus tard
Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux.Jean 20, 26
Le dernier compte de jours de l’Évangile. Après lui, plus une seule date : le récit quitte le calendrier.
À lireJean 20, 24-29
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Le texte ne dit pas Le texte ne dit plus quand
Au bord du lac, au lever du jour
Au lever du jour, Jésus se tenait sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui.Jean 21, 4
Jean écrit seulement « après cela ». On a l’heure — le lever du jour — mais plus le jour ; et il faut être remonté en Galilée, ce qui prend une semaine de marche.
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Le texte ne dit pas Le texte ne dit pas quand
La montagne de Galilée
Le dernier épisode de Matthieu n’a ni jour, ni heure, ni saison : il n’a qu’un lieu et un ordre. L’Évangile se termine en sortant du temps qu’il mesurait.
À lireMatthieu 28, 16-20
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Le texte ne dit pas Le texte ne dit pas combien de jours après
L’Ascension, vers Béthanie
Puis Jésus les emmena au dehors, jusque vers Béthanie ; et, levant les mains, il les bénit.Luc 24, 50
Luc raconte l’Ascension comme si elle suivait le soir de Pâques ; les quarante jours que l’on récite ne sont pas dans les évangiles, mais au premier chapitre des Actes des Apôtres, du même auteur. Le fil s’arrête donc ici, faute de texte pour aller plus loin.
Les ancres du dehors
Une petite dizaine de points, pour trente ans de vie, où l’Évangile touche l’histoire connue par ailleurs — un règne, un recensement, un chantier. C’est tout ce dont on dispose pour poser des chiffres, et deux de ces points ne s’accordent pas entre eux.
Hérode le Grand
Il règne sur la Judée jusqu’à sa mort, que l’on situe au printemps de l’an 4 avant notre ère. Comme la naissance lui est antérieure, Jésus est né « avant Jésus-Christ » : l’anomalie ne vient pas du texte mais du calendrier, calculé au VIe siècle par le moine Denys le Petit, qui s’est trompé de quelques années.
Luc 1, 5Le recensement de Quirinius
Le recensement de Quirinius connu par ailleurs date de l’an 6 de notre ère, soit dix ans après la mort d’Hérode : c’est la difficulté la plus débattue de la chronologie évangélique. On a proposé de traduire « avant que Quirinius fût gouverneur », ou de supposer une première charge, ou un recensement en plusieurs étapes. Aucune de ces solutions ne s’impose.
Luc 2, 2L’an quinze de Tibère
Tibère succède à Auguste en août de l’an 14. Son an quinze tombe donc entre 28 et 29, selon que l’on compte ou non l’année entamée. C’est le seul millésime de tout l’Évangile.
Luc 3, 1Les cinq gouvernants de Luc
Pilate est préfet de Judée de 26 à 36, Hérode Antipas tétrarque jusqu’en 39, Caïphe grand prêtre de 18 à 36. Aucun de ces règnes ne donne une date à lui seul, mais leur recoupement enferme le ministère dans un intervalle d’une dizaine d’années.
Luc 3, 2Les quarante-six ans du sanctuaire
Le grand chantier d’Hérode au Temple commence vers l’an 20 avant notre ère. Quarante-six ans plus tard, on est vers 27 ou 28 : la remarque des Juifs à Jésus recoupe l’an quinze de Tibère à un ou deux ans près.
Jean 2, 20« Environ trente ans »
Luc arrondit lui-même, et son « environ » interdit d’en tirer une date exacte. Croisé avec la mort d’Hérode, ce chiffre place la naissance quelques années avant le début de notre ère.
Luc 3, 23Combien de temps a duré le ministère
Jean nomme trois Pâques ; les trois autres évangiles n’en connaissent qu’une, celle de la Passion. De là deux lectures anciennes : un ministère d’une année, ou d’un peu plus de deux. Ce fil suit Jean, parce qu’il est le seul à compter — mais c’est un choix, et il fallait le dire.
Jean 6, 4Le jour de la mort
Pour les trois premiers évangiles, la Cène est le repas pascal et la mort a lieu le jour de la fête. Pour Jean, elle a lieu la veille, à l’heure où l’on immolait les agneaux au Temple. Les deux comptes ne se recouvrent pas, et on ne les a jamais parfaitement conciliés.
Jean 19, 14Les heures du jour
Le jour se compte à partir du lever du soleil, et non de minuit : la première heure est celle de l’aube. La nuit, elle, se partage en quatre veilles. C’est pourquoi « la sixième heure » est midi et non six heures du matin.
- La troisième heure Neuf heures du matin « lorsqu’on le crucifia »Marc 15, 25
- La sixième heure Environ midi Le puits de Jacob ; les ténèbres ; « Voici votre roi »Jean 4, 6
- La septième heure Au début de l’après-midi « la fièvre l’a quitté »Jean 4, 52
- La neuvième heure Trois heures de l’après-midi Le grand cri, et la finMarc 15, 34
- La dixième heure Environ quatre heures de l’après-midi « ils restèrent auprès de lui ce jour-là »Jean 1, 39
- La fin de la nuit La quatrième veille, avant l’aube Il vient à eux en marchant sur la merMarc 6, 48
L’ordre suit Jean, seul à nommer les fêtes — trois Pâques, les Tentes, la Dédicace. Les trois autres évangiles n’ont qu’une Pâque, celle de la Passion, et leur ordre intérieur est souvent thématique : Matthieu groupe les miracles, Luc range un long voyage. Là où les deux ordres se contredisent, la note le dit plutôt que de choisir en silence. Les citations sont celles de la traduction officielle liturgique, relevées dans le texte du site, et les 177 renvois ont été vérifiés un à un.