L'Évangile du jour

Mardi 26 janvier 2027

Mardi de la 3e semaine du Temps ordinaire

S. Thimothée et S. Tite, évêques · Mémoire

Mémoire Temps ordinaire Année impaire Ornements blancs

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Marc 3, 31-35

« Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère »

Alléluia. Alléluia. Tu es béni, Père, Seigneur du ciel et de la terre, tu as révélé aux tout-petits les mystères du Royaume ! Alléluia.

31Alors arrivent sa mère et ses frères. Restant au-dehors, ils le font appeler.32Une foule était assise autour de lui ; et on lui dit : « Voici que ta mère et tes frères sont là dehors : ils te cherchent. »33Mais il leur répond : « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? »34Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères.35Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »

Acclamons la Parole de Dieu.

Lire le chapitre 3 de saint Marc avec ses commentaires

Les lectures de cette messe

  • Lecture 2 Tm 1, 1-8« J’ai souvenir de la foi sincère qui est en toi »
  • Psaume Ps 39 (40), 2abc.4ab, 7-8a, 10, 11

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Comprendre ce passage

La mère et les frères de JésusMarc 3, 31-35

Contexte historique et social

La famille, premier cercle d'appartenance

Dans le monde de Jésus, la famille (au sens large : le clan) était l'identité fondamentale d'une personne — sa place, sa protection, son honneur. Rompre ou relativiser ces liens était impensable et scandaleux. C'est précisément ce que fait ici Jésus : sans renier les siens, il affirme une appartenance plus décisive que le sang, celle du Royaume.

Que sont les « frères de Jésus » ?

Le texte parle des « frères » (grec adelphoi) de Jésus, ailleurs nommés (Jacques, Joset, Jude, Simon ; cf. Mc 6, 3). La foi catholique, constante depuis l'antiquité, comprend ces « frères » non comme des fils de Marie, mais comme de proches parents (cousins, parenté élargie) : en hébreu et en araméen, le mot « frère » désigne couramment des parents au sens large, faute de terme spécifique. L'Église confesse la virginité perpétuelle de Marie (cf. CEC 499-501) ; ainsi Jacques et Joset sont-ils présentés comme fils d'« une autre Marie » (cf. Mc 15, 40). Ce point, discuté entre confessions, est reçu dans la Tradition catholique.

« Du dehors »

La mère et les frères se tiennent « dehors » et font appeler Jésus, tandis que la foule est assise autour de lui. Cette opposition spatiale — dehors / autour — n'est pas neutre : elle prépare le renversement que Jésus va opérer sur la notion de proximité.

Lecture biblique et exégétique

La clôture du « sandwich »

Cette scène referme l'ensemble commencé en 3, 20-21 : la famille était partie « se saisir » de Jésus, le croyant hors de sens ; entre-temps, les scribes l'ont accusé ; et voici qu'arrivent la mère et les frères. Marc fait se répondre ces incompréhensions du « dehors » pour mieux définir, par contraste, qui est vraiment proche de Jésus.

« Qui est ma mère ? »

La question de Jésus n'est pas un reniement, mais un déplacement. Promenant son regard sur ceux qui sont assis autour de lui, il déclare : « Voici ma mère et mes frères. » La parenté qui compte aux yeux de Dieu ne vient pas du sang, mais de l'écoute et de l'obéissance : « Quiconque fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma sœur, ma mère. » Naît ainsi la famille de Dieu, ouverte à tous, fondée sur l'accueil de sa volonté.

Marie, loin d'être exclue, est la première

Il serait faux de lire ici un rabaissement de Marie. Au contraire : si le critère d'appartenance est de « faire la volonté de Dieu », Marie en est le modèle parfait. C'est elle qui a dit : « Qu'il me soit fait selon ta parole » (Lc 1, 38), elle qui « gardait toutes ces choses dans son cœur » (Lc 2, 51). Marie est donc mère de Jésus doublement : selon la chair, et — plus profondément encore, dira la Tradition — selon la foi. Elle inaugure et résume la famille nouvelle que Jésus décrit. Loin de l'écarter, ce passage la révèle comme la première des disciples.

Parmi les synoptiques

Matthieu (12, 46-50) et Luc (8, 19-21) rapportent la même scène. Luc, ailleurs, prolonge la pointe : à la femme qui proclame heureux le sein qui a porté Jésus, il fait répondre : « Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et la gardent » (Lc 11, 28) — ce que Marie, justement, a fait par excellence.

Pour la vie spirituelle et pratique

Appartenir à Jésus en faisant la volonté du Père

Le lien le plus fort avec le Christ n'est pas une affaire de naissance, de mérite ou de statut, mais d'obéissance aimante à la volonté de Dieu. Ce critère est à la fois exigeant et libérateur : nul n'est trop loin pour entrer dans la famille de Jésus, il suffit d'accueillir et d'accomplir ce que Dieu veut.

Marie, modèle du disciple

Contempler Marie comme la première qui a « fait la volonté de Dieu » oriente toute la dévotion mariale : non un culte à part, mais l'exemple suprême de la foi. « Faites tout ce qu'il vous dira » (Jn 2, 5) résume sa pédagogie. La regarder, c'est apprendre à dire oui.

L'Église, famille de Dieu

Cette parole fonde la fraternité chrétienne : dans l'Église, on devient « frères et sœurs » non par le sang mais par le baptême et la foi (cf. CEC 2233, qui voit là la source des vocations à suivre le Christ). Vivre en Église, c'est vivre cette parenté nouvelle, plus large et plus profonde que les liens naturels, sans pour autant les mépriser.

Cette semaine

  1. Dimanche 24 3e dimanche du Temps ordinaire Mc 1, 14-20
  2. Lundi 25 Conversion de St Paul, Apôtre Mc 16, 15-18
  3. Mardi 26 Mardi de la 3e semaine du Temps ordinaire Mc 3, 31-35
  4. Mercredi 27 Mercredi de la 3e semaine du Temps ordinaire Mc 4, 1-20
  5. Jeudi 28 Jeudi de la 3e semaine du Temps ordinaire Mc 4, 21-25
  6. Vendredi 29 Vendredi de la 3e semaine du Temps ordinaire Mc 4, 26-34
  7. Samedi 30 Samedi de la 3e semaine du Temps ordinaire Mc 4, 35-41

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