L'Évangile du jour
Jeudi 28 mai 2026
Jeudi de la 8e semaine du Temps ordinaire
Férie Temps ordinaire Année paire Ornements verts
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
« Rabbouni, que je retrouve la vue ! »
Alléluia. Alléluia.
Moi, je suis la lumière du monde, dit le Seigneur.
Celui qui me suit aura la lumière de la vie.
Alléluia.
46Jésus et ses disciples arrivent à Jéricho. Et tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, le fils de Timée, Bartimée, un aveugle qui mendiait, était assis au bord du chemin.47Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! »48Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, prends pitié de moi ! »49Jésus s’arrête et dit : « Appelez-le. » On appelle donc l’aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle. »50L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus.51Prenant la parole, Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » L’aveugle lui dit : « Rabbouni, que je retrouve la vue ! »52Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé. » Aussitôt l’homme retrouva la vue, et il suivait Jésus sur le chemin.
Acclamons la Parole de Dieu.
Les lectures de cette messe
- Lecture 1 P 2, 2-5.9-12« Vous êtes un sacerdoce royal, une nation sainte, pour que vous annonciez les merveilles de celui qui vous a appelés »
- Psaume Ps 99 (100), 1-2, 3, 4, 5
Comprendre ce passage
La guérison de l'aveugle de Jéricho (Bartimée)Marc 10, 46-52
Jéricho, dernière étape avant Jérusalem
Jéricho, dans la vallée du Jourdain, est la dernière ville avant la rude montée vers Jérusalem. Sur le bord de la route, un mendiant aveugle, Bartimée (« fils de Timée »), est assis : sans vue, sans travail, il vit de l'aumône. Il représente le pauvre par excellence.
« Fils de David »
Bartimée crie un titre messianique : « Jésus, Fils de David, prends pitié de moi ! » C'est la première fois, dans Marc, que Jésus est ainsi appelé en public — et c'est juste avant l'entrée royale à Jérusalem. L'aveugle, lui, voit déjà ce que les voyants ne reconnaissent pas.
Le manteau jeté
Le manteau du mendiant est sans doute son unique bien, étalé devant lui pour recueillir les pièces. Qu'il le rejette d'un bond pour courir vers Jésus est tout un symbole : il laisse tout pour répondre à l'appel.
Le disciple modèle, à l'opposé des Douze
Ce récit encadre, avec celui de l'aveugle de Bethsaïde (8, 22-26), toute la grande section du chemin. Mais ici, contraste éclatant : alors que les disciples, voyants, demeurent aveugles au sens de la croix et se disputent les places, Bartimée, aveugle, voit juste : il confesse Jésus « Fils de David », persévère dans la foi, et, guéri, « le suit sur le chemin » — c'est-à-dire sur la route de Jérusalem et de la Passion. Bartimée est le vrai disciple.
La foi qui persévère
La foule le rabroue pour le faire taire ; il crie « de plus belle ». Sa foi ne se laisse pas décourager par les obstacles. Et Jésus s'arrête : « Appelez-le. » La parole qu'on lui transmet est celle de tout évangile : « Confiance, lève-toi, il t'appelle. »
« Que veux-tu que je fasse pour toi ? »
Jésus lui pose la même question qu'à Jacques et Jean (10, 36). Mais là où les deux frères réclamaient des trônes, Bartimée demande l'essentiel : « Rabbouni, que je voie. » Et Jésus : « Va, ta foi t'a sauvé. » La guérison est immédiate ; et le verbe « sauver » dit, là encore, plus que la vue recouvrée.
La prière de Bartimée
« Jésus, Fils de David, prends pitié de moi. » Cette supplication est à la racine de la célèbre prière de Jésus (« Seigneur Jésus, prends pitié de moi, pécheur »). Brève, humble, confiante, elle peut devenir le souffle d'une vie de prière.
Crier malgré les obstacles
On voulut faire taire Bartimée ; il cria plus fort. Bien des choses, en nous ou autour de nous, cherchent à étouffer notre appel vers Dieu (le respect humain, le découragement, le bruit). La foi persévère, jusqu'à ce que Jésus s'arrête.
Voir, puis suivre
Bartimée, guéri, ne repart pas vaquer à ses affaires : il suit Jésus sur le chemin. Telle est la fin de toute grâce reçue : non rester sur place, mais se mettre à la suite du Christ, jusque sur le chemin de la croix. Demander « que je voie », c'est demander aussi de pouvoir le suivre.
Cette semaine
- Dimanche 24 Pentecôte Jn 20, 19-23
- Lundi 25 Bienheureuse Vierge Marie, Mre de l'Église Jn 19, 25-34
- Mardi 26 Mardi de la 8e semaine du Temps ordinaire Mc 10, 28-31
- Mercredi 27 Mercredi de la 8e semaine du Temps ordinaire Mc 10, 32-45
- Jeudi 28 Jeudi de la 8e semaine du Temps ordinaire Mc 10, 46b-52
- Vendredi 29 Vendredi de la 8e semaine du Temps ordinaire Mc 11, 11-25
- Samedi 30 Samedi de la 8e semaine du Temps ordinaire Mc 11, 27-33
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