L'Évangile du jour
Jeudi 1er juillet 2027
Jeudi de la 13e semaine du Temps ordinaire
Férie Temps ordinaire Année B Ornements verts
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
1Jésus monta en barque, refit la traversée, et alla dans sa ville de Capharnaüm.2Et voici qu’on lui présenta un paralysé, couché sur une civière. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Confiance, mon enfant, tes péchés sont pardonnés. »3Et voici que certains parmi les scribes se disaient : « Celui-là blasphème. »4Mais Jésus, connaissant leurs pensées, demanda : « Pourquoi avez-vous des pensées mauvaises ?5En effet, qu’est-ce qui est le plus facile ? Dire : “Tes péchés sont pardonnés”, ou bien dire : “Lève-toi et marche” ?6Eh bien ! pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir, sur la terre, de pardonner les péchés… – Jésus s’adressa alors au paralysé – lève-toi, prends ta civière, et rentre dans ta maison. »7Il se leva et rentra dans sa maison.8Voyant cela, les foules furent saisies de crainte, et rendirent gloire à Dieu qui a donné un tel pouvoir aux hommes.
Acclamons la Parole de Dieu.
Comprendre ce passage
Le paralysé pardonné et guériMatthieu 9, 1-8
1. « Sa ville » : Capharnaüm
De retour « dans sa ville » (Capharnaüm, son quartier général), Jésus voit qu'on lui amène un paralysé étendu sur un brancard. Matthieu abrège le récit ; saint Marc détaille la scène fameuse des quatre porteurs qui, ne pouvant entrer, descendent le malade par le toit (Mc 2, 1-4), d'où la mention de « leur foi » (celle des porteurs autant que du malade).
2. Le lien entre péché et maladie
Dans la pensée juive de l'époque, maladie et péché étaient souvent associés (sans que le lien fût toujours tenu pour causal ; Job et Jn 9, 3 le contestent). En s'adressant d'abord au péché du paralysé, Jésus touche ce que beaucoup tenaient pour la racine du mal.
3. Le scandale des scribes
« Tes péchés sont pardonnés » provoque l'accusation intérieure des scribes : « Cet homme blasphème ! » Et ils ont raison sur un point : selon l'Écriture, Dieu seul pardonne les péchés (Is 43, 25 : « c'est moi, moi qui efface tes péchés » ; Ps 103, 3). Prétendre pardonner, c'est donc s'arroger une prérogative divine, un blasphème, à moins d'être Dieu.
1. « Qu'est-ce qui est le plus facile ? »
Jésus pose une question redoutable : « Qu'est-ce qui est le plus facile, de dire : Tes péchés sont pardonnés, ou de dire : Lève-toi et marche ? » Les deux sont également faciles à dire ; mais le pardon est invisible et invérifiable, tandis que la guérison est vérifiable. Jésus va donc accomplir le signe visible (faire marcher) pour authentifier la parole invisible (le pardon).
2. « Le Fils de l'homme a autorité… pour pardonner »
« Afin que vous sachiez que le Fils de l'homme a autorité (exousia) sur la terre pour pardonner les péchés » : Jésus revendique explicitement le pouvoir réservé à Dieu. Les scribes avaient raison (seul Dieu pardonne) et Jésus le pardonne : il manifeste donc, par le miracle, sa divinité. Le titre « Fils de l'homme » (Dn 7) exerce ici une prérogative divine « sur la terre ».
3. « Une telle autorité donnée aux hommes »
Détail propre à Matthieu : la foule « rendit gloire à Dieu qui avait donné une telle autorité aux hommes » (au pluriel). La tradition y a lu, au-delà de l'étonnement de la foule, l'annonce du pouvoir de pardonner les péchés confié à l'Église (cf. Mt 16, 19 ; 18, 18 ; Jn 20, 23), fondement du sacrement de réconciliation.
La pire paralysie est le péché
Jésus traite d'abord le péché : c'est dire que la pire paralysie n'est pas celle du corps, mais celle du péché qui empêche d'avancer vers Dieu. La guérison la plus profonde est le pardon.
Porter les autres au Christ
« Voyant leur foi » : ce sont les porteurs qui obtiennent la grâce du paralysé. Belle leçon d'intercession : on peut « porter » jusqu'au Christ ceux qui ne peuvent venir seuls, par la prière, l'accompagnement, la charité. La foi des uns ouvre la grâce pour les autres.
Le sacrement de la réconciliation
Ce récit est un beau fondement du sacrement de pénitence : c'est le même Seigneur qui, aujourd'hui encore, par le ministre de l'Église, dit au pécheur : « tes péchés sont pardonnés », et aussitôt : « lève-toi et marche ». Le pardon n'est pas une parole en l'air : il remet debout et rend le mouvement vers Dieu.
Cette semaine
- Dimanche 27 13e dimanche du Temps ordinaire Mc 5, 21-43
- Lundi 28 Lundi de la 13e semaine du Temps ordinaire Mt 8, 18-22
- Mardi 29 Saints Pierre et Paul, apôtres Mt 16, 13-19
- Mercredi 30 Mercredi de la 13e semaine du Temps ordinaire Mt 8, 28-34
- Jeudi 1 Jeudi de la 13e semaine du Temps ordinaire Mt 9, 1-8
- Vendredi 2 Vendredi de la 13e semaine du Temps ordinaire Mt 9, 9-13
- Samedi 3 Saint Thomas, apôtre Jn 20, 24-29
L'AELF n'a pas répondu pour cette date, ou ne la couvre pas encore : le calendrier est calculé sur place, selon le calendrier romain général, sans les mémoires ni les fêtes propres. Zone : RomeFranceCanadaBelgiqueSuisseLuxembourgAfrique