L'Évangile du jour

Vendredi 21 mai 2027

Endredi de la 7e semaine du Temps ordinaire

S. Eugène de Mazenod, évêque · Mémoire facultative

Mémoire Temps ordinaire Année impaire Ornements verts

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Marc 10, 1-12

« Ce que Dieu a uni, que personne ne le sépare ! »

Alléluia. Alléluia.
Ta parole, Seigneur, est vérité ;
dans cette vérité, sanctifie-nous.
Alléluia.

1Partant de là, Jésus arrive dans le territoire de la Judée, au-delà du Jourdain. De nouveau, des foules s’assemblent près de lui, et de nouveau, comme d’habitude, il les enseignait.2Des pharisiens l’abordèrent et, pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient : « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? »3Jésus leur répondit : « Que vous a prescrit Moïse ? »4Ils lui dirent : « Moïse a permis de renvoyer sa femme à condition d’établir un acte de répudiation. »5Jésus répliqua : « C’est en raison de la dureté de vos cœurs qu’il a formulé pour vous cette règle.6Mais, au commencement de la création, Dieu les fit homme et femme.7À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère,8il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair.9Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! »10De retour à la maison, les disciples l’interrogeaient de nouveau sur cette question.11Il leur déclara : « Celui qui renvoie sa femme et en épouse une autre devient adultère envers elle.12Si une femme qui a renvoyé son mari en épouse un autre, elle devient adultère. »

Acclamons la Parole de Dieu.

Lire le chapitre 10 de saint Marc avec ses commentaires

Les lectures de cette messe

  • Lecture Si 6, 5-17« Un ami fidèle n’a pas de prix »
  • Psaume Ps 118 (119), 12.16, 18.27, 34-35

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Comprendre ce passage

La controverse sur la répudiationMarc 10, 1-12

Contexte historique et social

Le débat sur le divorce au temps de Jésus

La Loi (Dt 24, 1) permettait à un homme de renvoyer sa femme en lui donnant un acte de répudiation. Toute la discussion portait sur les motifs : l'école stricte de Shammaï n'admettait que l'adultère, l'école large de Hillel autorisait à répudier « pour n'importe quel grief ». La question posée à Jésus le situe dans ce débat, et, en territoire d'Hérode (où Jean est mort pour avoir critiqué un mariage), elle a tout d'un piège.

La vulnérabilité de la femme

Dans le droit juif, seul l'homme pouvait répudier ; la femme renvoyée se retrouvait sans protection. Que Jésus parle aussi d'une femme qui « répudie son mari » (v. 12) reflète le monde gréco-romain des lecteurs de Marc, où l'épouse pouvait divorcer. Dans tous les cas, l'enseignement de Jésus protège le lien et la dignité de chacun.

Lecture biblique et exégétique

De la concession de Moïse au dessein du Créateur

Jésus ne s'arrête pas à ce que Moïse a permis : « C'est à cause de la dureté de votre cœur qu'il a écrit cette règle. » La permission du divorce était une concession à la faiblesse humaine, non la volonté première de Dieu. Jésus remonte donc « au commencement de la création ».

Les deux textes de la Genèse

Il cite coup sur coup : « Dieu les fit homme et femme » (Gn 1, 27) et « l'homme quittera son père et sa mère, et les deux ne feront qu'une seule chair » (Gn 2, 24). De là sa conclusion : « ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas. » Le mariage n'est pas un simple contrat révocable, mais une union voulue et scellée par Dieu, indissoluble. L'Église y reconnaît le fondement de la doctrine du mariage et de son indissolubilité (cf. CEC 1602-1605 ; 1614-1615).

Une dignité égale

En appliquant l'exigence aussi bien à l'homme qu'à la femme, Jésus relève la condition de l'épouse, souvent traitée comme inférieure : tous deux sont liés par la même fidélité.

Pour la vie spirituelle et pratique

La grandeur du mariage

L'enseignement de Jésus révèle la beauté du mariage : non un arrangement précaire, mais une alliance voulue par Dieu, image de sa propre fidélité. Les époux chrétiens sont appelés à vivre cette fidélité indéfectible, soutenus par la grâce du sacrement.

« À cause de la dureté de votre cœur »

Jésus nomme l'écart entre l'idéal de Dieu et la faiblesse humaine. Cet écart n'est pas une excuse, mais un appel à demander la grâce d'un cœur capable d'aimer fidèlement. Là où la dureté brise, la grâce du Christ peut guérir et tenir.

Respecter ce que Dieu a uni

« Que l'homme ne sépare pas. » Au-delà du couple, cette parole invite au respect des liens que Dieu tisse : fidélité aux engagements, refus de tout ce qui divise ce qui est appelé à l'unité.

Cette semaine

  1. Dimanche 16 Pentecôte Jn 15, 26-27 ; 16, 12-15
  2. Lundi 17 Bienheureuse Vierge Marie, Mre de l'Église Jn 19, 25-34
  3. Mardi 18 Mardi de la 7e semaine du Temps ordinaire Mc 9, 30-37
  4. Mercredi 19 Mercredi de la 7e semaine du Temps ordinaire Mc 9, 38-40
  5. Jeudi 20 Jeudi de la 7e semaine du Temps ordinaire Mc 9, 41-50
  6. Vendredi 21 Endredi de la 7e semaine du Temps ordinaire Mc 10, 1-12
  7. Samedi 22 Samedi de la 7e semaine du Temps ordinaire Mc 10, 13-16

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