L'Évangile du jour
Vendredi 17 juillet 2026
Vendredi de la 15e semaine du Temps ordinaire
Férie Temps ordinaire Année paire Ornements verts
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
« Le Fils de l’homme est maître du sabbat »
Alléluia. Alléluia.
Mes brebis écoutent ma voix, dit le Seigneur ;
moi, je les connais, et elles me suivent.
Alléluia.
1En ce temps-là, un jour de sabbat, Jésus vint à passer à travers les champs de blé, ; ses disciples eurent faim et ils se mirent à arracher des épis et à les manger.2Voyant cela, les pharisiens lui dirent : « Voilà que tes disciples font ce qu’il n’est pas permis de faire le jour du sabbat ! »3Mais il leur dit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David, quand il eut faim, lui et ceux qui l’accompagnaient ?4Il entra dans la maison de Dieu, et ils mangèrent les pains de l’offrande ; or, ni lui ni les autres n’avaient le droit d’en manger, mais seulement les prêtres.5Ou bien encore, n’avez-vous pas lu dans la Loi que le jour du sabbat, les prêtres, dans le Temple, manquent au repos du sabbat sans commettre de faute ?6Or, je vous le dis : il y a ici plus grand que le Temple.7Si vous aviez compris ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice,8vous n’auriez pas condamné ceux qui n’ont pas commis de faute. En effet, le Fils de l’homme est maître du sabbat. »
Acclamons la Parole de Dieu.
Les lectures de cette messe
- Lecture Is 38, 1-6.21-22.7-8« J’ai entendu ta prière, j’ai vu tes larmes »
- Cantique Is 38, 10, 11, 12abcd, 16-17a
Comprendre ce passage
Le maître du sabbatMatthieu 12, 1-14
1. Le sabbat et ses interdits
Le sabbat (le repos du septième jour, Ex 20, 8-11) était l'un des piliers de l'identité juive. La tradition orale avait précisé les trente-neuf catégories de travaux interdits (melachot), parmi lesquels moissonner. Arracher des épis et les froisser pour en manger le grain pouvait donc être assimilé à une « moisson » — d'où le reproche des pharisiens aux disciples (v. 1-2).
2. Les arguments de Jésus (v. 3-8)
Jésus répond par l'Écriture : David mangea les pains de l'offrande réservés aux prêtres (1 S 21, 1-6) ; les prêtres eux-mêmes « profanent » le sabbat au Temple (par le service liturgique, Nb 28, 9-10) sans être coupables. Il conclut par trois affirmations majeures : « il y a ici plus grand que le Temple » ; « c'est la miséricorde que je veux, non le sacrifice » (Os 6, 6) ; et « le Fils de l'homme est maître du sabbat ».
3. L'homme à la main desséchée (v. 9-14)
Dans la synagogue, on guette Jésus : « Est-il permis de guérir le jour du sabbat ? » Il répond par le cas concret de la brebis tombée dans un trou qu'on retire le jour du sabbat (les pharisiens l'admettaient ; les Esséniens l'interdisaient) : « Combien un homme vaut plus qu'une brebis ! Il est donc permis de faire le bien le jour du sabbat. » Il guérit — et les pharisiens « tinrent conseil pour le faire périr ». La controverse du sabbat devient mortelle.
1. Le sabbat, don et non tyrannie
La pointe (explicitée par saint Marc : « le sabbat a été fait pour l'homme, et non l'homme pour le sabbat », Mc 2, 27) est que le sabbat est un don de Dieu pour le bien de l'homme, non un joug écrasant. Jésus n'abolit pas le sabbat : il en restaure le sens, ordonné à la vie et à la miséricorde.
2. « Plus grand que le Temple » et « maître du sabbat »
Deux revendications d'autorité divine : « plus grand que le Temple est ici » (Jésus est plus que le lieu saint), et « le Fils de l'homme est maître du sabbat » — or Dieu seul est maître du sabbat, qu'il a institué. Jésus parle donc en Seigneur de la Loi.
3. La miséricorde avant le rite
La citation d'Osée 6, 6 (« miséricorde, et non sacrifice »), déjà entendue en 9, 13, pose le primat de la miséricorde sur l'observance rituelle. « Faire le bien » — sauver, guérir, soulager — ne viole jamais la Loi de Dieu : c'est l'accomplir.
Le légalisme contre la miséricorde
Le légalisme peut transformer un don de Dieu — le jour du repos, signe de l'Alliance — en prison, et rendre aveugle à la détresse du frère (l'homme à la main desséchée, là, devant eux). Jésus rétablit la hiérarchie : l'amour du prochain et la miséricorde passent avant la lettre. Examen utile : mes principes servent-ils la charité, ou l'étouffent-ils ?
Faire le bien, toujours
« Il est permis de faire le bien le jour du sabbat » : aucune règle religieuse ne saurait interdire de soulager, de sauver, d'aimer. Le vrai culte de Dieu et le service du prochain ne s'opposent jamais.
Le sens chrétien du dimanche
Pour le chrétien, le sabbat trouve son accomplissement dans le dimanche, jour du Ressuscité : non un fardeau de prescriptions, mais un don — temps de repos, d'eucharistie, de charité et de joie, où l'on goûte déjà le « repos » que le Christ, maître du sabbat, est venu offrir.
Cette semaine
- Dimanche 12 15e dimanche du Temps ordinaire Mt 13, 1-23
- Lundi 13 Lundi de la 15e semaine du Temps ordinaire Mt 10, 34 – 11, 1
- Mardi 14 Mardi de la 15e semaine du Temps ordinaire Mt 11, 20-24
- Mercredi 15 Mercredi de la 15e semaine du Temps ordinaire Mt 11, 25-27
- Jeudi 16 Jeudi de la 15e semaine du Temps ordinaire Mt 11, 28-30
- Vendredi 17 Vendredi de la 15e semaine du Temps ordinaire Mt 12, 1-8
- Samedi 18 Samedi de la 15e semaine du Temps ordinaire Mt 12, 14-21
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