L'Évangile du jour
Samedi 25 avril 2026
S. Marc, évangéliste
Fête
Fête Temps pascal Année A Ornements rouges
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
« Proclamez l’Évangile à toute la création »
Alléluia. Alléluia.
Nous proclamons un Messie crucifié,
il est puissance de Dieu et sagesse de Dieu.
Alléluia.
15Puis il leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création.16Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné.17Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils expulseront les démons ; ils parleront en langues nouvelles ;18ils prendront des serpents dans leurs mains et, s’ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s’en trouveront bien. »19Le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu.20Quant à eux, ils s’en allèrent proclamer partout l’Évangile. Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient.
Acclamons la Parole de Dieu.
Les lectures de cette messe
- Lecture 1 P 5, 5b-14« Marc, mon fils, vous salue »
- Psaume Ps 88, 2-3, 6-7, 16-17
Comprendre ce passage
Les apparitions du Ressuscité et l'AscensionMarc 16, 9-20
La « finale longue » et sa réception
Ces versets, dits « finale longue », sont absents des plus anciens manuscrits grecs (Sinaïticus, Vaticanus) et présentent un style un peu différent ; la critique les tient pour une conclusion ajoutée dès le IIe siècle pour ne pas laisser l'évangile sur le silence du v. 8. L'Église catholique les reçoit néanmoins comme Écriture canonique et inspirée : le concile de Trente a fixé la canonicité des livres « avec toutes leurs parties » telles qu'on les lit dans la Vulgate. On les lit donc en toute confiance, tout en sachant honnêtement leur histoire textuelle.
Un abrégé des apparitions pascales
La finale longue se présente comme un résumé des apparitions rapportées ailleurs : Marie de Magdala (cf. Jn 20), les deux disciples en chemin (les pèlerins d'Emmaüs, cf. Lc 24), enfin les Onze à table. Elle ramasse en quelques lignes l'expérience pascale de toute l'Église primitive.
Les apparitions et l'incrédulité persistante
Un fil traverse le passage : l'incrédulité des disciples. Le témoignage de Marie : ils « ne crurent pas » ; celui des deux marcheurs : « ils ne les crurent pas davantage » ; et Jésus, apparaissant aux Onze, « leur reprocha leur incrédulité et la dureté de leur cœur ». Marc, fidèle à lui-même, ne farde pas la lenteur des disciples à croire — ce qui rend leur conversion en hardis témoins d'autant plus crédible.
L'envoi universel et le baptême
Vient alors le mandat missionnaire : « Allez dans le monde entier, proclamez l'Évangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné. » L'Évangile, jusqu'ici réservé à Israël et tenu secret (le « secret messianique »), devient universel. Ce verset majeur lie foi et baptême au salut : l'Église y lit le fondement de sa mission et de la nécessité du baptême (cf. CEC 1257).
Les signes qui accompagnent
« Voici les signes qui accompagneront ceux qui croiront : en mon nom, ils chasseront les démons, parleront en langues nouvelles, saisiront des serpents, et si… ils ne subiront aucun mal ; ils imposeront les mains aux malades, et ceux-ci seront guéris. » Ces signes — attestés aux Actes (Paul et la vipère, Ac 28) — confirment la prédication apostolique. Ils se lisent avec sobriété : non pas défi présomptueux à Dieu, mais force du Nom de Jésus à l'œuvre dans ses témoins.
L'Ascension et la session à la droite de Dieu
La conclusion est solennelle : « Le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s'assit à la droite de Dieu » (cf. Ps 110, 1) — son exaltation et sa royauté. Et l'évangile se referme sur l'Église en marche : « Eux partirent prêcher partout ; le Seigneur agissait avec eux et confirmait la Parole par les signes. » De « commencement de l'Évangile » (1, 1) à l'Évangile annoncé jusqu'aux extrémités : la boucle est bouclée, et elle s'ouvre sur nous.
De l'incrédulité à la foi
Les Onze eux-mêmes ont douté ; le Ressuscité a dû les arracher à leur incrédulité. Réconfort pour nos propres lenteurs à croire : le Christ ne se lasse pas, il reproche avec tendresse, puis envoie. La foi est un don qu'il fait grandir patiemment.
Envoyés à toute la création
Pâques débouche sur la mission. L'Évangile n'est pas un trésor à garder pour soi : tout baptisé est envoyé, à sa mesure, en porter l'annonce « dans le monde entier ». L'Église est missionnaire par nature.
« Le Seigneur agissait avec eux »
Nous n'annonçons jamais seuls : le Christ travaille avec ses témoins et confirme leur parole. Cette assurance libère de la peur des résultats : la fécondité de la mission vient de lui, pas de nos forces.
Monté au ciel, mais présent
L'Ascension n'est pas une absence : assis à la droite du Père, le Christ règne et demeure agissant au cœur de son Église. Nous vivons sous ce regard et dans cette présence — jusqu'à ce qu'il revienne.
Cette semaine
- Dimanche 19 3e dimanche de Pâques Lc 24, 13-35
- Lundi 20 Lundi de la 3e semaine du Temps pascal Jn 6, 22-29
- Mardi 21 Mardi de la 3e semaine du Temps pascal Jn 6, 30-35
- Mercredi 22 Mercredi de la 3e semaine du Temps pascal Jn 6, 35-40
- Jeudi 23 Jeudi de la 3e semaine du Temps pascal Jn 6, 44-51
- Vendredi 24 Vendredi de la 3e semaine du Temps pascal Jn 6, 52-59
- Samedi 25 S. Marc, évangéliste Mc 16, 15-20
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