L'Évangile du jour
Lundi 1er décembre 2025
Lundi de la 1re semaine de l'Avent
Férie Temps de l'Avent Année A Ornements violets
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
« Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place au festin du royaume des Cieux »
Alléluia, Alléluia. Viens, Seigneur, notre Dieu, délivre-nous. Montre-nous ton visage et nous serons sauvés. Alléluia.
5Comme Jésus était entré à Capharnaüm, un centurion s’approcha de lui et le supplia :6« Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé, et il souffre terriblement. »7Jésus lui dit : « Je vais aller moi-même le guérir. »8Le centurion reprit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri.9Moi-même qui suis soumis à une autorité, j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : “Va”, et il va ; à un autre : “Viens”, et il vient, et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. »10À ces mots, Jésus fut dans l’admiration et dit à ceux qui le suivaient : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi.11Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du royaume des Cieux,
Acclamons la Parole de Dieu.
Les lectures de cette messe
- Lecture Is 4, 2-6« Il sera la splendeur des rescapés d'Israël »
- Lecture Is 2, 1-5Le Seigneur rassemble toutes les nations dans la paix éternelle du royaume de Dieu
- Psaume Ps 121 (122), 1-2, 3-4ab, 4cd-5, 6-7, 8-9
Comprendre ce passage
La guérison du serviteur du centurionMatthieu 8, 5-13
1. Un officier païen
Un centurion commandait une centaine d'hommes ; à Capharnaüm, il s'agit d'un officier au service de Rome ou d'Hérode Antipas, en tout cas un païen. (Saint Luc précise qu'il était bienveillant envers les Juifs et avait fait bâtir leur synagogue : un « craignant-Dieu », sympathisant du judaïsme.) Il intercède pour son serviteur (pais : serviteur, ou jeune garçon) paralysé, souci remarquable d'un maître pour un subalterne.
2. « Sous mon toit » : la question de la pureté
Le centurion dit : « Je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit. » Au-delà de l'humilité, il y a un fait social et religieux : un Juif observant contractait l'impureté en pénétrant dans la maison d'un païen (cf. Ac 10, 28 ; Jn 18, 28). Par délicatesse autant que par foi, le centurion épargne à Jésus cette difficulté.
3. Le raisonnement du soldat
« Moi qui suis soumis à une autorité, j'ai des soldats sous mes ordres ; je dis à l'un va, et il va… » Le centurion raisonne par analogie avec la chaîne de commandement militaire : si sa parole d'officier suffit à faire exécuter un ordre, à plus forte raison la parole de Jésus a-t-elle autorité sur la maladie. Il pressent que Jésus commande à un ordre invisible.
1. « Une telle foi… chez personne en Israël »
L'éloge de Jésus est inouï : un païen manifeste une foi qui surpasse celle du peuple élu. C'est, dès le ministère galiléen, l'annonce de l'universalité du salut (en écho aux mages, 2, 1-12, et au « fils d'Abraham », 1, 1) : les nations entreront dans le Royaume.
2. « Dis seulement une parole »
La foi du centurion est plus épurée encore que celle du lépreux : il ne demande même pas le toucher ni la venue ; il croit à la puissance de la seule parole de Jésus, agissant à distance. Foi en la souveraineté de la Parole, qui n'a besoin d'aucun support sensible.
3. Le festin des nations et l'avertissement (v. 11-12)
« Beaucoup viendront de l'orient et de l'occident prendre place au festin avec Abraham, Isaac et Jacob » : c'est l'image du banquet messianique (Is 25, 6) ouvert aux païens. Mais retentit aussi un avertissement : « les fils du Royaume » (ceux qui présument de leur appartenance) risquent d'être « jetés dehors ». L'appartenance héritée ne suffit pas ; seule compte la foi.
4. « Qu'il t'advienne selon ta foi »
La guérison s'opère à distance, « à cette heure même », à la mesure de la foi (« selon ta foi »). Le récit, plus bref que celui de Luc (qui mentionne les anciens et les amis envoyés), se concentre sur le dialogue et la confession de foi.
Foi et humilité, inséparables
Le centurion unit la foi (la pleine confiance en la puissance de la parole de Jésus) et l'humilité (« je ne suis pas digne »). Les deux vont ensemble : la vraie foi n'est pas présomption, et la vraie humilité n'est pas découragement. C'est l'attitude juste devant tout don de Dieu.
Avant la communion
Quand, avant de communier, l'Église nous fait redire les mots du centurion, elle nous apprend à nous approcher du Christ dans la même disposition : reconnaître notre indignité et croire qu'une seule parole du Seigneur suffit à nous guérir. Ni l'orgueil qui se croit digne, ni la peur qui n'ose s'approcher : l'humble confiance.
Intercéder et espérer pour tous
Le centurion intercède pour son serviteur : modèle de la prière pour autrui. Et la parole de Jésus sur les « nombreux venus de l'orient et de l'occident » est une espérance pour tous ceux qui semblent « loin » : nul n'est exclu d'avance du festin du Royaume, si la foi l'y conduit.
Cette semaine
- Dimanche 30 1er dimanche de l'Avent Mt 24, 37-44
- Lundi 1 Lundi de la 1re semaine de l'Avent Mt 8, 5-11
- Mardi 2 Mardi de la 1re semaine de l'Avent Lc 10, 21-24
- Mercredi 3 Mercredi de la 1re semaine de l'Avent Mt 15, 29-37
- Jeudi 4 Jeudi de la 1re semaine de l'Avent Mt 7, 21.24-27
- Vendredi 5 Vendredi de la 1re semaine de l'Avent Mt 9, 27-31
- Samedi 6 Samedi de la 1re semaine de l'Avent Mt 9, 35 – 10, 1.5a.6-8
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