L'Évangile du jour
Samedi 19 février 2028
Samedi de la 6e semaine du Temps ordinaire
Férie Temps ordinaire Année C Ornements verts
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
2Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmène, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux.3Ses vêtements devinrent resplendissants, d’une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille.4Élie leur apparut avec Moïse, et tous deux s’entretenaient avec Jésus.5Pierre alors prend la parole et dit à Jésus : « Rabbi, il est bon que nous soyons ici ! Dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »6De fait, Pierre ne savait que dire, tant leur frayeur était grande.7Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! »8Soudain, regardant tout autour, ils ne virent plus que Jésus seul avec eux.9Ils descendirent de la montagne, et Jésus leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts.10Et ils restèrent fermement attachés à cette parole, tout en se demandant entre eux ce que voulait dire : « ressusciter d’entre les morts ».11Ils l’interrogeaient : « Pourquoi les scribes disent-ils que le prophète Élie doit venir d’abord ? »12Jésus leur dit : « Certes, Élie vient d’abord pour remettre toute chose à sa place. Mais alors, pourquoi l’Écriture dit-elle, au sujet du Fils de l’homme, qu’il souffrira beaucoup et sera méprisé ?13Eh bien ! je vous le déclare : Élie est déjà venu, et ils lui ont fait tout ce qu’ils ont voulu, comme l’Écriture le dit à son sujet. »
Acclamons la Parole de Dieu.
Comprendre ce passage
La TransfigurationMarc 9, 2-10
La montagne et la nuée
La scène a tout d'une théophanie, une manifestation de Dieu à la manière du Sinaï : la haute montagne, la nuée qui couvre (la Shekinah, la présence divine de l'Exode et de la Tente de la Rencontre), la voix venue du ciel. Marc note « six jours après », écho d'Exode 24, 16, où la nuée couvrit le Sinaï six jours avant que Dieu n'appelle Moïse.
Moïse et Élie
Les deux figures qui apparaissent ne sont pas quelconques. Moïse représente la Loi, Élie les Prophètes : ensemble, c'est tout l'Ancien Testament qui témoigne de Jésus. Tous deux ont connu une « sortie » mystérieuse (le tombeau de Moïse demeura inconnu, Élie fut enlevé au ciel) et tous deux étaient attendus aux temps du salut. Les voici conversant avec Jésus, comme des serviteurs devant leur Seigneur.
Les « tentes » de Pierre
Pierre veut dresser trois tentes (skēnai). Le mot évoque la fête juive des Tentes (Soukkot), mémoire du séjour au désert et attente des temps messianiques. Pierre voudrait fixer l'instant, prolonger la gloire, sans comprendre qu'il faut redescendre vers la croix.
Un éclair de gloire avant la croix
La Transfiguration suit immédiatement la première annonce de la Passion (8, 31) et l'appel à porter sa croix (8, 34). Ce n'est pas un hasard : en montrant aux trois témoins sa gloire (vêtements d'une blancheur éblouissante), Jésus les fortifie pour le scandale à venir. C'est un avant-goût de la Résurrection, et l'accomplissement de la parole : « certains verront le Royaume venu avec puissance » (9, 1).
« Écoutez-le »
La voix du Père reprend celle du baptême (1, 11) : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé », et ajoute un ordre décisif : « écoutez-le ! » L'expression renvoie à la promesse du Deutéronome (18, 15) : un prophète comme Moïse, « c'est lui que vous écouterez ». Et il faut surtout l'écouter là où Pierre refusait de l'entendre : dans son annonce de la croix.
« Jésus seul »
Après la voix, « ils ne virent plus que Jésus seul ». Moïse et Élie s'effacent : la Loi et les Prophètes conduisaient au Christ, qui les accomplit. Désormais, c'est lui seul qu'il faut écouter. En redescendant, Jésus impose le silence « jusqu'à ce que le Fils de l'homme soit ressuscité » : la gloire entrevue ne se comprend qu'à la lumière de la Pâque, ce que les disciples, perplexes sur le sens de « ressusciter des morts », ne saisissent pas encore.
« Il est bon que nous soyons ici »
L'expérience de Pierre est celle des moments de grâce : une prière lumineuse, une consolation, un sommet spirituel où l'on voudrait demeurer. Ces instants sont des dons ; mais ils ne sont pas faits pour qu'on s'y installe : ils fortifient pour la descente, pour reprendre le chemin du quotidien et de la croix.
« Écoutez-le » : la primauté de l'écoute
Le seul ordre donné par le Père est d'écouter le Fils. Toute vie chrétienne s'enracine là : faire silence, accueillir la Parole, lui obéir, surtout quand elle dérange nos vues, comme l'annonce de la croix dérangeait Pierre.
Gloire et croix inséparables
La Transfiguration tient ensemble ce que nous voudrions séparer : la gloire et la croix. Elle donne l'espérance pour le chemin : la croix n'est pas la fin, mais le passage vers la lumière. L'Église la médite à la fête de la Transfiguration et au cœur du Carême.
Cette semaine
- Dimanche 13 6e dimanche du Temps ordinaire Lc 6, 17.20-26
- Lundi 14 Lundi de la 6e semaine du Temps ordinaire Mc 8, 11-13
- Mardi 15 Mardi de la 6e semaine du Temps ordinaire Mc 8, 14-21
- Mercredi 16 Mercredi de la 6e semaine du Temps ordinaire Mc 8, 22-26
- Jeudi 17 Jeudi de la 6e semaine du Temps ordinaire Mc 8, 27-33
- Vendredi 18 Vendredi de la 6e semaine du Temps ordinaire Mc 8, 34 – 9, 1
- Samedi 19 Samedi de la 6e semaine du Temps ordinaire Mc 9, 2-13
L'AELF n'a pas répondu pour cette date, ou ne la couvre pas encore : le calendrier est calculé sur place, selon le calendrier romain général, sans les mémoires ni les fêtes propres. Zone : RomeFranceCanadaBelgiqueSuisseLuxembourgAfrique