L'Évangile du jour
Dimanche 4 juillet 2027
14e dimanche du Temps ordinaire
Dimanche Temps ordinaire Année B Ornements verts
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
1Sorti de là, Jésus se rendit dans son lieu d’origine, et ses disciples le suivirent.2Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. De nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient : « D’où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ?3N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » Et ils étaient profondément choqués à son sujet.4Jésus leur disait : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa parenté et sa maison. »5Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains.6Et il s’étonna de leur manque de foi. Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant.
Acclamons la Parole de Dieu.
Comprendre ce passage
Le manque de foi des compatriotes de JésusMarc 6, 1-6
Nazareth, le village des origines
Jésus revient dans sa patrie (son village natal), où tout le monde l'a connu enfant. La petite bourgade galiléenne est un monde clos, où chacun sait d'où vient chacun. C'est précisément cette familiarité qui va faire obstacle : on ne peut imaginer que « le petit d'untel » soit porteur d'une telle sagesse.
« Le charpentier, le fils de Marie »
Deux expressions surprennent. « Le charpentier » (tektōn) : un artisan du bois et de la pierre, un travailleur manuel. C'est le seul endroit où Jésus lui-même est désigné par ce métier. Et « le fils de Marie » : nommer un homme par sa mère, et non par son père, était inhabituel ; le silence sur Joseph s'explique sans doute par sa mort, peut-être aussi par une pointe de mépris. Quant aux « frères » et « sœurs » nommés ici (Jacques, Joset, Jude, Simon), la Tradition catholique y voit des proches parents (cf. la note à Mc 3, 31-35), dans la foi en la virginité de Marie.
Le prophète sans honneur chez les siens
Le proverbe que cite Jésus (« un prophète n'est méprisé que dans sa patrie ») exprime une expérience universelle : la proximité et l'habitude aveuglent. Ceux qui croient tout savoir d'une personne se ferment à ce qu'elle a de neuf et de plus grand.
De l'admiration au scandale
La réaction de Nazareth bascule : d'abord la stupeur (« d'où lui vient tout cela ? »), puis le scandale (« ils étaient choqués à son sujet »). Le mot grec (skandalizō) dit l'achoppement : ils trébuchent sur l'ordinaire de Jésus. Le mystère de l'Incarnation est là tout entier : Dieu s'est fait si proche, si semblable, qu'on ne le reconnaît plus.
« Il ne pouvait faire aucun miracle »
Phrase étonnante : à Nazareth, Jésus « ne pouvait faire aucun miracle », sinon quelques guérisons. Non par défaut de puissance, mais parce que le miracle appelle la foi qui l'accueille : devant des cœurs fermés, Dieu se heurte au refus de notre liberté. Et Marc note un détail rare : Jésus « s'étonna de leur manque de foi ». Ailleurs, il s'étonnera de la foi d'un païen ; ici, c'est l'incrédulité des siens qui l'afflige.
Parmi les synoptiques
Matthieu (13, 53-58) suit Marc. Luc (4, 16-30) développe une scène plus dramatique à Nazareth, où Jésus, citant Élie et Élisée envoyés à des païens, manque d'être précipité du haut de la colline. Tous gardent le même paradoxe : c'est chez lui que Jésus est le plus mal reçu.
La familiarité qui aveugle
Le risque de Nazareth est le nôtre : ne plus reconnaître Dieu dans ce qui nous est familier (la messe du dimanche, les proches, le quotidien). L'habitude peut émousser la foi. Il faut sans cesse redemander un regard neuf, capable de s'émerveiller de la présence de Dieu dans l'ordinaire.
La foi, condition de la grâce
« Il ne pouvait faire aucun miracle… » Dieu respecte notre liberté au point de se laisser limiter par notre refus. La foi n'est pas un mérite qui force la main de Dieu, mais l'ouverture par laquelle sa grâce peut agir. Là où l'on attend tout de lui, beaucoup devient possible.
Le scandale de l'humilité de Dieu
On se scandalise du « charpentier ». De même, on peut buter sur l'humilité des moyens de Dieu : une Église faite d'hommes ordinaires, des sacrements aux signes pauvres (un peu d'eau, de pain, d'huile). Accueillir le Christ, c'est consentir à ce Dieu caché dans la simplicité.
Cette semaine
- Dimanche 4 14e dimanche du Temps ordinaire Mc 6, 1-6
- Lundi 5 Lundi de la 14e semaine du Temps ordinaire Mt 9, 18-26
- Mardi 6 Mardi de la 14e semaine du Temps ordinaire Mt 9, 32-38
- Mercredi 7 Mercredi de la 14e semaine du Temps ordinaire Mt 10, 1-7
- Jeudi 8 Jeudi de la 14e semaine du Temps ordinaire Mt 10, 7-15
- Vendredi 9 Vendredi de la 14e semaine du Temps ordinaire Mt 10, 16-23
- Samedi 10 Samedi de la 14e semaine du Temps ordinaire Mt 10, 24-33
L'AELF n'a pas répondu pour cette date, ou ne la couvre pas encore : le calendrier est calculé sur place, selon le calendrier romain général, sans les mémoires ni les fêtes propres. Zone : RomeFranceCanadaBelgiqueSuisseLuxembourgAfrique