L'Évangile du jour
Dimanche 30 mai 2027
Le Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ
Solennité Temps ordinaire Année B Ornements blancs
La Fête-Dieu. Célébrée le jeudi après la Trinité là où ce jour est férié, elle est reportée au dimanche presque partout ailleurs.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
12Le premier jour de la fête des pains sans levain, où l’on immolait l’agneau pascal, les disciples de Jésus lui disent : « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour que tu manges la Pâque ? »13Il envoie deux de ses disciples en leur disant : « Allez à la ville ; un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre. Suivez-le,14et là où il entrera, dites au propriétaire : “Le Maître te fait dire : Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?”15Il vous indiquera, à l’étage, une grande pièce aménagée et prête pour un repas. Faites-y pour nous les préparatifs. »16Les disciples partirent, allèrent à la ville ; ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit, et ils préparèrent la Pâque.
· · ·
22Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit, le leur donna, et dit : « Prenez, ceci est mon corps. »23Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, et ils en burent tous.24Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude.25Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, dans le royaume de Dieu. »26Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers.
Acclamons la Parole de Dieu.
Comprendre ce passage
Le repas du SeigneurMarc 14, 12-31
Le repas pascal
La Pâque juive faisait mémoire de la libération d'Égypte : on immolait l'agneau, on mangeait le pain sans levain et les herbes amères, on buvait plusieurs coupes de vin en récitant l'histoire du salut. C'est dans ce cadre (le mémorial de la délivrance) que Jésus institue l'Eucharistie, se révélant comme le véritable Agneau pascal.
La préparation et la salle haute
Jésus envoie deux disciples : ils suivront « un homme portant une cruche d'eau » (tâche d'ordinaire féminine, donc repérable) jusqu'à une salle haute aménagée. Tout est préparé avec une discrétion voulue, à l'abri du complot.
« Le sang de l'Alliance »
L'expression renvoie à Moïse scellant l'Alliance au Sinaï en aspergeant le peuple du sang des sacrifices : « Voici le sang de l'Alliance » (Ex 24, 8). « Versé pour la multitude » fait écho au Serviteur d'Isaïe (Is 53). Jésus inaugure une Alliance nouvelle, scellée dans son propre sang.
La trahison au cœur du repas
« L'un de vous me livrera, qui mange avec moi. » La trahison est d'autant plus douloureuse qu'elle vient d'un convive : partager la table était le signe de l'intimité et de l'amitié. « Le Fils de l'homme s'en va comme il est écrit de lui ; mais malheur à celui par qui il est livré. »
L'institution de l'Eucharistie
Reviennent les gestes déjà vus aux multiplications : Jésus prend le pain, bénit, rompt, donne, mais cette fois avec des paroles décisives : « Ceci est mon corps » ; puis, sur la coupe : « Ceci est mon sang, le sang de l'Alliance, versé pour la multitude. » Au seuil de sa Passion, Jésus se donne lui-même par avance sous les signes du pain et du vin. La Cène et la croix ne font qu'un : l'Eucharistie est le don de sa vie. La note finale est tournée vers l'avenir : « Je ne boirai plus du fruit de la vigne jusqu'au jour où j'en boirai du nouveau dans le Royaume de Dieu », le repas annonce le festin éternel.
La dispersion annoncée et la promesse
Sur le mont des Oliviers, Jésus prévient : « Vous serez tous scandalisés », citant Zacharie : « Je frapperai le berger, et les brebis seront dispersées » (Za 13, 7). Mais aussitôt une promesse : « Après ma résurrection, je vous précéderai en Galilée » (cf. 16, 7), la dispersion ne sera pas le dernier mot. Pierre proteste de sa fidélité ; Jésus annonce qu'avant que le coq chante deux fois, il l'aura renié trois fois.
L'Eucharistie, don du Seigneur
« Ceci est mon corps… mon sang. » À chaque messe, l'Église fait ce que Jésus a commandé : recevoir le don de son corps et de son sang, mémorial de sa mort et de sa résurrection, nourriture pour la route et gage du festin du Royaume. La Cène invite à l'action de grâce (eucharistie) et à l'adoration.
Nourris malgré notre fragilité
À cette table, il y a et Judas qui trahira, et Pierre qui reniera. Le Christ se donne pourtant à des disciples faibles. Nul ne s'approche de l'Eucharistie parce qu'il en serait digne par lui-même, mais parce que le Seigneur veut le fortifier. Humilité et confiance, donc, plus que présomption.
Se défier de la présomption
« Même si tous… moi, jamais ! » L'assurance de Pierre précède sa chute. L'Évangile met en garde contre la confiance en ses propres forces : c'est en veillant et en priant, non en se croyant fort, qu'on tient. Et la promesse demeure : même tombés, le Christ ressuscité nous « précède ».
Cette semaine
- Dimanche 30 Le Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ Mc 14, 12-16.22-26
- Lundi 31 Visitation de la Vierge Marie Lc 1, 39-56
- Mardi 1 Mardi de la 9e semaine du Temps ordinaire Mc 12, 13-17
- Mercredi 2 Mercredi de la 9e semaine du Temps ordinaire Mc 12, 18-27
- Jeudi 3 Jeudi de la 9e semaine du Temps ordinaire Mc 12, 28b-34
- Vendredi 4 Le Sacré-Cœur de Jésus Jn 19, 31-37
- Samedi 5 Samedi de la 9e semaine du Temps ordinaire Mc 12, 38-44
L'AELF n'a pas répondu pour cette date, ou ne la couvre pas encore : le calendrier est calculé sur place, selon le calendrier romain général, sans les mémoires ni les fêtes propres. Zone : RomeFranceCanadaBelgiqueSuisseLuxembourgAfrique