L'Évangile du jour
Dimanche 21 mars 2027
Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur
Dimanche Temps du Carême Année B Ornements rouges Semaine II du Psautier
Messe de la Passion
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
Passion de notre Seigneur Jésus Christ
Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus !
Pour nous, le Christ est devenu obéissant,
jusqu’à la mort, et la mort de la croix.
C’est pourquoi Dieu l’a exalté :
il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom.
Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus !
1La fête de la Pâque et des pains sans levain allait avoir lieu deux jours après. Les grands prêtres et les scribes cherchaient comment arrêter Jésus par ruse, pour le faire mourir.2Car ils se disaient : « Pas en pleine fête, pour éviter des troubles dans le peuple. »3Jésus se trouvait à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux. Pendant qu’il était à table, une femme entra, avec un flacon d’albâtre contenant un parfum très pur et de grande valeur. Brisant le flacon, elle lui versa le parfum sur la tête.4Or, de leur côté, quelques-uns s’indignaient : « À quoi bon gaspiller ce parfum ?5On aurait pu, en effet, le vendre pour plus de trois cents pièces d’argent, que l’on aurait données aux pauvres. » Et ils la rudoyaient.6Mais Jésus leur dit : « Laissez-la ! Pourquoi la tourmenter ? Il est beau, le geste qu’elle a fait envers moi.7Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, et, quand vous le voulez, vous pouvez leur faire du bien ; mais moi, vous ne m’aurez pas toujours.8Ce qu’elle pouvait faire, elle l’a fait. D’avance elle a parfumé mon corps pour mon ensevelissement.9Amen, je vous le dis : partout où l’Évangile sera proclamé – dans le monde entier –, on racontera, en souvenir d’elle, ce qu’elle vient de faire. »10Judas Iscariote, l’un des Douze, alla trouver les grands prêtres pour leur livrer Jésus.11À cette nouvelle, ils se réjouirent et promirent de lui donner de l’argent. Et Judas cherchait comment le livrer au moment favorable.12Le premier jour de la fête des pains sans levain, où l’on immolait l’agneau pascal, les disciples de Jésus lui disent : « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour que tu manges la Pâque ? »13Il envoie deux de ses disciples en leur disant : « Allez à la ville ; un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre. Suivez-le,14et là où il entrera, dites au propriétaire : “Le Maître te fait dire : Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?”15Il vous indiquera, à l’étage, une grande pièce aménagée et prête pour un repas. Faites-y pour nous les préparatifs. »16Les disciples partirent, allèrent à la ville ; ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit, et ils préparèrent la Pâque.17Le soir venu, Jésus arrive avec les Douze.18Pendant qu’ils étaient à table et mangeaient, Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : l’un de vous, qui mange avec moi, va me livrer. »19Ils devinrent tout tristes et, l’un après l’autre, ils lui demandaient : « Serait-ce moi ? »20Il leur dit : « C’est l’un des Douze, celui qui est en train de se servir avec moi dans le plat.21Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! »22Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit, le leur donna, et dit : « Prenez, ceci est mon corps. »23Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, et ils en burent tous.24Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude.25Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, dans le royaume de Dieu. »26Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers.27Jésus leur dit : « Vous allez tous être exposés à tomber, car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis seront dispersées.28Mais, une fois ressuscité, je vous précéderai en Galilée. »29Pierre lui dit alors : « Même si tous viennent à tomber, moi, je ne tomberai pas. »30Jésus lui répond : « Amen, je te le dis : toi, aujourd’hui, cette nuit même, avant que le coq chante deux fois, tu m’auras renié trois fois. »31Mais lui reprenait de plus belle : « Même si je dois mourir avec toi, je ne te renierai pas. » Et tous en disaient autant.32Ils parviennent à un domaine appelé Gethsémani. Jésus dit à ses disciples : « Asseyez-vous ici, pendant que je vais prier. »33Puis il emmène avec lui Pierre, Jacques et Jean, et commence à ressentir frayeur et angoisse.34Il leur dit : « Mon âme est triste à mourir. Restez ici et veillez. »35Allant un peu plus loin, il tombait à terre et priait pour que, s’il était possible, cette heure s’éloigne de lui.36Il disait : « Abba… Père, tout est possible pour toi. Éloigne de moi cette coupe. Cependant, non pas ce que moi, je veux, mais ce que toi, tu veux ! »37Puis il revient et trouve les disciples endormis. Il dit à Pierre : « Simon, tu dors ! Tu n’as pas eu la force de veiller seulement une heure ?38Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation ; l’esprit est ardent, mais la chair est faible. »39De nouveau, il s’éloigna et pria, en répétant les mêmes paroles.40Et de nouveau, il vint près des disciples qu’il trouva endormis, car leurs yeux étaient alourdis de sommeil. Et eux ne savaient que lui répondre.41Une troisième fois, il revient et leur dit : « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer. C’est fait ; l’heure est venue : voici que le Fils de l’homme est livré aux mains des pécheurs.42Levez-vous ! Allons ! Voici qu’il est proche, celui qui me livre. »43Jésus parlait encore quand Judas, l’un des Douze, arriva et avec lui une foule armée d’épées et de bâtons, envoyée par les grands prêtres, les scribes et les anciens.44Or, celui qui le livrait leur avait donné un signe convenu : « Celui que j’embrasserai, c’est lui : arrêtez-le, et emmenez-le sous bonne garde. »45À peine arrivé, Judas, s’approchant de Jésus, lui dit : « Rabbi ! » Et il l’embrassa.46Les autres mirent la main sur lui et l’arrêtèrent.47Or un de ceux qui étaient là tira son épée, frappa le serviteur du grand prêtre et lui trancha l’oreille.48Alors Jésus leur déclara : « Suis-je donc un bandit, pour que vous soyez venus vous saisir de moi, avec des épées et des bâtons ?49Chaque jour, j’étais auprès de vous dans le Temple en train d’enseigner, et vous ne m’avez pas arrêté. Mais c’est pour que les Écritures s’accomplissent. »50Les disciples l’abandonnèrent et s’enfuirent tous.51Or, un jeune homme suivait Jésus ; il n’avait pour tout vêtement qu’un drap. On essaya de l’arrêter.52Mais lui, lâchant le drap, s’enfuit tout nu.53Ils emmenèrent Jésus chez le grand prêtre. Ils se rassemblèrent tous, les grands prêtres, les anciens et les scribes.54Pierre avait suivi Jésus à distance, jusqu’à l’intérieur du palais du grand prêtre, et là, assis avec les gardes, il se chauffait près du feu.55Les grands prêtres et tout le Conseil suprême cherchaient un témoignage contre Jésus pour le faire mettre à mort, et ils n’en trouvaient pas.56De fait, beaucoup portaient de faux témoignages contre Jésus, et ces témoignages ne concordaient pas.57Quelques-uns se levèrent pour porter contre lui ce faux témoignage :58« Nous l’avons entendu dire : “Je détruirai ce sanctuaire fait de main d’homme, et en trois jours j’en rebâtirai un autre qui ne sera pas fait de main d’homme.” »59Et même sur ce point, leurs témoignages n’étaient pas concordants.60Alors s’étant levé, le grand prêtre, devant tous, interrogea Jésus : « Tu ne réponds rien ? Que dis-tu des témoignages qu’ils portent contre toi ? »61Mais lui gardait le silence et ne répondait rien. Le grand prêtre l’interrogea de nouveau : « Es-tu le Christ, le Fils du Dieu béni ? »62Jésus lui dit : « Je le suis. Et vous verrez le Fils de l’homme siéger à la droite du Tout-Puissant, et venir parmi les nuées du ciel. »63Alors, le grand prêtre déchire ses vêtements et dit : « Pourquoi nous faut-il encore des témoins ?64Vous avez entendu le blasphème. Qu’en pensez-vous ? » Tous prononcèrent qu’il méritait la mort.65Quelques-uns se mirent à cracher sur lui, couvrirent son visage d’un voile, et le giflèrent, en disant : « Fais le prophète ! » Et les gardes lui donnèrent des coups.66Comme Pierre était en bas, dans la cour, arrive une des jeunes servantes du grand prêtre.67Elle voit Pierre qui se chauffe, le dévisage et lui dit : « Toi aussi, tu étais avec Jésus de Nazareth ! »68Pierre le nia : « Je ne sais pas, je ne comprends pas de quoi tu parles. » Puis il sortit dans le vestibule, au dehors. Alors un coq chanta.69La servante, ayant vu Pierre, se mit de nouveau à dire à ceux qui se trouvaient là : « Celui-ci est l’un d’entre eux ! »70De nouveau, Pierre le niait. Peu après, ceux qui se trouvaient là lui disaient à leur tour : « Sûrement tu es l’un d’entre eux ! D’ailleurs, tu es Galiléen. »71Alors il se mit à protester violemment et à jurer : « Je ne connais pas cet homme dont vous parlez. »72Et aussitôt, pour la seconde fois, un coq chanta. Alors Pierre se rappela cette parole que Jésus lui avait dite : « Avant que le coq chante deux fois, tu m’auras renié trois fois. » Et il fondit en larmes.1Dès le matin, les grands prêtres convoquèrent les anciens et les scribes, et tout le Conseil suprême. Puis, après avoir ligoté Jésus, ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate.2Celui-ci l’interrogea : « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus répondit : « C’est toi-même qui le dis. »3Les grands prêtres multipliaient contre lui les accusations.4Pilate lui demanda à nouveau : « Tu ne réponds rien ? Vois toutes les accusations qu’ils portent contre toi. »5Mais Jésus ne répondit plus rien, si bien que Pilate fut étonné.6À chaque fête, il leur relâchait un prisonnier, celui qu’ils demandaient.7Or, il y avait en prison un dénommé Barabbas, arrêté avec des émeutiers pour un meurtre qu’ils avaient commis lors de l’émeute.8La foule monta donc chez Pilate, et se mit à demander ce qu’il leur accordait d’habitude.9Pilate leur répondit : « Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? »10Il se rendait bien compte que c’était par jalousie que les grands prêtres l’avaient livré.11Ces derniers soulevèrent la foule pour qu’il leur relâche plutôt Barabbas.12Et comme Pilate reprenait : « Que voulez-vous donc que je fasse de celui que vous appelez le roi des Juifs ? »,13de nouveau ils crièrent : « Crucifie-le ! »14Pilate leur disait : « Qu’a-t-il donc fait de mal ? » Mais ils crièrent encore plus fort : « Crucifie-le ! »15Pilate, voulant contenter la foule, relâcha Barabbas et, après avoir fait flageller Jésus, il le livra pour qu’il soit crucifié.16Les soldats l’emmenèrent à l’intérieur du palais, c’est-à-dire dans le Prétoire. Alors ils rassemblent toute la garde,17ils le revêtent de pourpre, et lui posent sur la tête une couronne d’épines qu’ils ont tressée.18Puis ils se mirent à lui faire des salutations, en disant : « Salut, roi des Juifs ! »19Ils lui frappaient la tête avec un roseau, crachaient sur lui, et s’agenouillaient pour lui rendre hommage.20Quand ils se furent bien moqués de lui, ils lui enlevèrent le manteau de pourpre, et lui remirent ses vêtements. Puis, de là, ils l’emmènent pour le crucifier,21et ils réquisitionnent, pour porter sa croix, un passant, Simon de Cyrène, le père d’Alexandre et de Rufus, qui revenait des champs.22Et ils amènent Jésus au lieu dit Golgotha, ce qui se traduit : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire).23Ils lui donnaient du vin aromatisé de myrrhe ; mais il n’en prit pas.24Alors ils le crucifient, puis se partagent ses vêtements, en tirant au sort pour savoir la part de chacun.25C’était la troisième heure (c’est-à-dire : neuf heures du matin) lorsqu’on le crucifia.26L’inscription indiquant le motif de sa condamnation portait ces mots : « Le roi des Juifs ».27Avec lui ils crucifient deux bandits, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche.
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29Les passants l’injuriaient en hochant la tête : ils disaient : « Hé ! toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours,30sauve-toi toi-même, descends de la croix ! »31De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes, en disant entre eux : « Il en a sauvé d’autres, et il ne peut pas se sauver lui-même !32Qu’il descende maintenant de la croix, le Christ, le roi d’Israël ; alors nous verrons et nous croirons. » Même ceux qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient.33Quand arriva la sixième heure (c’est-à-dire : midi), l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure.34Et à la neuvième heure, Jésus cria d’une voix forte : « Éloï, Éloï, lema sabactani ? », ce qui se traduit : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »35L’ayant entendu, quelques-uns de ceux qui étaient là disaient : « Voilà qu’il appelle le prophète Élie ! »36L’un d’eux courut tremper une éponge dans une boisson vinaigrée, il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire, en disant : « Attendez ! Nous verrons bien si Élie vient le descendre de là ! »37Mais Jésus, poussant un grand cri, expira.38Le rideau du Sanctuaire se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas.39Le centurion qui était là en face de Jésus, voyant comment il avait expiré, déclara : « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu ! »40Il y avait aussi des femmes, qui observaient de loin, et parmi elles, Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques le Petit et de José, et Salomé,41qui suivaient Jésus et le servaient quand il était en Galilée, et encore beaucoup d’autres, qui étaient montées avec lui à Jérusalem.42Déjà il se faisait tard ; or, comme c’était le jour de la Préparation, qui précède le sabbat,43Joseph d’Arimathie intervint. C’était un homme influent, membre du Conseil, et il attendait lui aussi le règne de Dieu. Il eut l’audace d’aller chez Pilate pour demander le corps de Jésus.44Pilate s’étonna qu’il soit déjà mort ; il fit appeler le centurion, et l’interrogea pour savoir si Jésus était mort depuis longtemps.45Sur le rapport du centurion, il permit à Joseph de prendre le corps.46Alors Joseph acheta un linceul, il descendit Jésus de la croix, l’enveloppa dans le linceul et le déposa dans un tombeau qui était creusé dans le roc. Puis il roula une pierre contre l’entrée du tombeau.47Or, Marie Madeleine et Marie, mère de José, observaient l’endroit où on l’avait mis.
Acclamons la Parole de Dieu.
Les lectures de cette messe
- Première lecture Is 50, 4-7« Je n’ai pas caché ma face devant les outrages, je sais que je ne serai pas confondu »
- Psaume 21 (22), 8-9, 17-18a, 19-20, 22c-24a
- Deuxième lecture Ph 2, 6-11« Il s’est abaissé : c’est pourquoi Dieu l’a exalté »
Les autres évangiles de ce jour
- Forme brève Marc 15, 1-39
- Procession des Rameaux Marc 11, 1-10
- Procession des Rameaux Jean 12, 12-16
Comprendre ce passage
Le complot et la trahison (l'onction de Béthanie)Marc 14, 1-11
La Pâque qui approche et le complot
À deux jours de la Pâque et des Azymes, les grands prêtres et les scribes cherchent à arrêter Jésus « par ruse », mais pas pendant la fête, de peur d'un soulèvement de la foule. L'étau se resserre.
Le parfum de grand prix
À Béthanie, chez Simon le lépreux, une femme brise un flacon d'albâtre rempli de nard pur, un parfum très coûteux : on l'estime à trois cents deniers, près d'une année de salaire. Briser le flacon, c'est tout donner d'un coup, sans rien garder. Et elle le répand sur la tête de Jésus : or, oindre la tête, c'est le geste qu'on faisait pour les rois (« Messie » signifie « oint »).
Oindre pour l'ensevelissement
On oignait aussi les corps avant la sépulture. Jésus lit dans ce geste l'onction anticipée de sa propre mort, désormais imminente.
Un enchâssement : l'amour entre la trahison et le calcul
Marc encadre l'onction par le complot (v. 1-2) et la trahison de Judas (v. 10-11). Le contraste est voulu : d'un côté, les chefs qui veulent tuer et Judas qui vend son maître pour de l'argent ; de l'autre, une femme qui gaspille par amour. Les indignés (« à quoi bon ce gaspillage ? ») se rangent, sans le voir, du côté du calcul.
« Elle a fait une bonne œuvre »
Jésus défend la femme : « Elle a fait une belle action. » Et il en dévoile le sens prophétique : sans peut-être tout comprendre, elle a oint son corps « d'avance pour l'ensevelissement ». Au moment où les hommes préparent sa mort, une femme lui rend, par amour, l'hommage qu'on rend aux rois et aux défunts. « Partout où l'on proclamera l'Évangile… en mémoire d'elle » : sa générosité traverse les siècles, et la voici accomplie dans ces lignes.
« Les pauvres, vous les aurez toujours »
La parole « les pauvres, vous les aurez toujours avec vous » (cf. Dt 15, 11) ne congédie pas le souci des pauvres : elle souligne l'heure unique de la présence de Jésus, qui va mourir. L'amour du Christ et l'amour des pauvres ne s'opposent pas : le premier déborde dans le second ; mais il est un instant où adorer le Seigneur passe avant tout.
L'amour qui ne calcule pas
La femme « a fait ce qu'elle a pu » : elle a donné le meilleur, sans mesurer. Face au Christ, il est des « gaspillages » d'amour (l'adoration, le temps de la prière, la beauté du culte, la générosité silencieuse) qui ne sont jamais perdus. L'amour vrai ne compte pas.
Se garder du cœur qui calcule
Les indignés et Judas représentent deux dérives : celui qui raisonne la générosité jusqu'à l'étouffer, et celui qui monnaye ce qui est sacré. L'argent, ici, est le ressort de la trahison. La vie spirituelle demande de veiller sur ce que notre cœur chérit vraiment.
Adorer et servir les pauvres
« Les pauvres, vous les aurez toujours. » L'amour de Dieu et le service des pauvres vont de pair : l'élan qui se prodigue pour le Christ se prolonge en attention concrète aux plus petits. Non l'un contre l'autre, mais l'un par l'autre.
Cette semaine
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