L'Évangile du jour
Lundi 22 septembre 2025
Lundi de la 25e semaine du Temps ordinaire
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Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
« On met la lampe sur le lampadaire pour que ceux qui entrent voient la lumière »
Alléluia. Alléluia.
Que votre lumière brille devant les hommes :
alors, en voyant vos œuvres bonnes,
ils rendront gloire à votre Père.
Alléluia.
16Personne, après avoir allumé une lampe, ne la couvre d’un vase ou ne la met sous le lit ; on la met sur le lampadaire pour que ceux qui entrent voient la lumière.17Car rien n’est caché qui ne doive paraître au grand jour ; rien n’est secret qui ne doive être connu et venir au grand jour.18Faites attention à la manière dont vous écoutez. Car à celui qui a, on donnera ; et à celui qui n’a pas, même ce qu’il croit avoir sera enlevé. »
Acclamons la Parole de Dieu.
Les lectures de cette messe
- Lecture Esd 1, 1-6« Quiconque fait partie du peuple du Seigneur, qu’il monte à Jérusalem, et qu’il bâtisse la maison du Seigneur »
- Psaume Ps 125 (126), 1-2ab, 2cd-3, 4-5, 6
Comprendre ce passage
Écouter la ParoleLuc 8, 16-21
La lampe de la maison
Dans la maison juive du Ier siècle, on s'éclairait d'une petite lampe d'argile remplie d'huile, dont la mèche brûlait faiblement. On la posait sur un lampadaire (en grec lychnia), socle ou niche ménagée dans le mur, afin que sa lueur atteigne toute la pièce. Personne n'allume une lampe pour la glisser « sous un vase » (le modios, boisseau servant à mesurer le grain) ou « sous un lit » : ce serait l'étouffer. Cette scène domestique, immédiatement parlante, met en images l'enseignement de Jésus sur l'écoute et sur la vocation des disciples à éclairer.
Les liens de parenté
Dans la société méditerranéenne ancienne, la parenté charnelle structurait toute l'existence : honneur, héritage, alliances et solidarités se réglaient sur la maison du père (en hébreu bêt 'av). Appartenir à une famille définissait l'identité d'un homme et sa place dans le clan. C'est ce cadre que Jésus va déplacer. En faisant de l'écoute de la Parole le véritable lien de parenté, il ne renie pas la famille selon le sang, mais il ouvre une fraternité nouvelle, fondée non sur la naissance, mais sur l'accueil obéissant de Dieu.
La table où l'on enseigne
Cette section conclut la première grande série d'enseignements de Jésus en Galilée, autour du lac de Tibériade, là où afflue une foule pressante (8, 4. 19). L'épisode de la « vraie famille » se déroule au milieu de cette multitude qui empêche les siens d'approcher. Luc compose ainsi un diptyque : la parabole du semeur livre la doctrine de l'écoute ; ces deux paroles brèves en tirent les conséquences, sur la transmission de la lumière reçue et sur la communauté nouvelle qu'elle engendre.
La lampe et la lumière
La Parole reçue n'est pas faite pour rester cachée, mais pour rayonner : « rien n'est caché qui ne doive être connu et venir au grand jour ». Chez Luc, le disciple qui a vraiment accueilli la semence devient à son tour porteur de lumière : la foi authentique se manifeste au-dehors et ne peut demeurer secrète. La même image, ailleurs, vise le Christ lui-même, lumière des nations (2, 32), et l'Évangile destiné à se répandre jusqu'aux extrémités de la terre.
La manière d'écouter
« Prenez garde à la manière dont vous écoutez » : l'attention se porte non sur le fait d'entendre, mais sur la qualité de l'écoute. Suit une sentence paradoxale : « à celui qui a, on donnera ; à celui qui n'a pas, on ôtera même ce qu'il croit avoir ». Loin d'un calcul injuste, c'est la loi intérieure de la grâce : la Parole accueillie et mise en œuvre fructifie et appelle des dons nouveaux, tandis que celle qu'on néglige se stérilise et s'évanouit. L'écoute féconde grandit ; l'écoute distraite se perd.
La vraie famille
La mère et les frères de Jésus ne peuvent l'approcher à cause de la foule. Sa réponse n'est pas un rejet, mais une promotion : la parenté véritable avec lui se noue par l'écoute et la pratique de la Parole. La précision « et qui la mettent en pratique » est propre à Luc : il ne suffit pas d'entendre, il faut accomplir. Ainsi se forme la communauté des disciples, vraie famille où l'on entre par la foi obéissante et non par le sang.
Marie, première des croyantes
Loin de diminuer Marie, cette parole l'établit comme le modèle suprême de l'écoute. Elle qui a répondu « qu'il me soit fait selon ta parole » (1, 38) et qui « gardait tous ces événements, les méditant dans son cœur » (2, 19. 51) réalise éminemment ce que Jésus décrit. La tradition de l'Église, suivant les Pères, voit en elle celle qui a conçu le Verbe par la foi avant de l'enfanter dans la chair : sa maternité spirituelle précède et fonde sa grandeur (cf. 11, 28).
Écouter et mettre en pratique
Entrer dans la famille de Jésus ne tient ni au sang ni aux titres, mais à une foi qui agit. Comme dans la parabole du semeur, la Parole doit passer de l'oreille au cœur, et du cœur à la vie concrète. Une écoute qui ne se traduit pas en actes reste stérile, semblable à la semence tombée sur le roc. Le disciple véritable est celui qui, jour après jour, laisse l'Évangile façonner ses choix, ses relations et ses œuvres.
Ne pas cacher la lumière
La foi reçue est une lampe : elle doit éclairer, par le témoignage et par les œuvres. Le chrétien n'a pas à dissimuler sa foi par crainte ou par respect humain, ni à la réduire à une affaire purement privée. Mais cette lumière brille avec discrétion et vérité : non pour se faire valoir, mais pour que d'autres, voyant le bien accompli, rendent gloire au Père. Témoigner sans ostentation, mais sans honte : telle est la juste mesure.
Marie, modèle d'écoute
Marie est la première dans la famille des disciples, parce qu'elle a entendu et gardé la Parole plus parfaitement que tout autre. L'imiter, c'est accueillir la Parole avec un cœur disponible, la méditer patiemment, comme elle « retenait tout dans son cœur », et l'accomplir dans une obéissance aimante. La vie spirituelle entière tient dans ce mouvement marial : recevoir, garder, et laisser fructifier ce que Dieu dit, jusqu'à ce que le Christ prenne forme en nous.
Cette semaine
- Dimanche 21 25e dimanche du Temps ordinaire Lc 16, 1-13
- Lundi 22 Lundi de la 25e semaine du Temps ordinaire Lc 8, 16-18
- Mardi 23 Mardi de la 25e semaine du Temps ordinaire Lc 8, 19-21
- Mercredi 24 Mercredi de la 25e semaine du Temps ordinaire Lc 9, 1-6
- Jeudi 25 Jeudi de la 25e semaine du Temps ordinaire Lc 9, 7-9
- Vendredi 26 Vendredi de la 25e semaine du Temps ordinaire Lc 9, 18-22
- Samedi 27 Samedi de la 25e semaine du Temps ordinaire Lc 9, 43b-45
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