Matthieu 7, 17

C’est ainsi que tout arbre bon donne de beaux fruits, et que l’arbre qui pourrit donne des fruits mauvais.

C’est ainsi que tout arbre bon donne de beaux fruits, et que l’arbre qui pourrit donne des fruits mauvais.
Saint Thomas d'Aquin
994. Et [le Seigneur] démontre cela par un exemple : TOUT ARBRE BON PRODUIT DE BONS FRUITS, ET L’ARBRE MAUVAIS PRODUIT DE MAUVAIS FRUITS. En se fondant sur cela, les manichéens ont supposé qu’il existait deux natures, la bonne et la mauvaise. Mais cela n’est pas vrai, car nous voyons chez une mauvaise créature de bons fruits, et l’inverse [existe aussi]. Ainsi, tu dois comprendre que l’arbre est le principe du fruit. Mais le principe est double : le principe de la nature et le principe du comportement. Le principe de la nature est l’âme ; et ainsi, tout ce qui est produit naturellement est entièrement bon. Mais le principe du comportement est la volonté ; c’est pourquoi, si la volonté est bonne, l’action sera bonne puisqu’elle sera issue d’une volonté bonne ayant une intention bonne, car si on voulait voler pour faire l’aumône, même si la volonté est bonne, l’intention n’est cependant pas droite.
Saint Jean Chrysostome
Le raisin est une figure mystérieuse du Christ, car de même que la grappe par l'intermédiaire du bois de la vigne tient suspendus des grains nombreux, ainsi le Christ, par le bois de la croix retient dans une étroite union la multitude des fidèles. La figue, c'est l'Église qui retient aussi la multitude de ses enfants dans les doux embrassements de sa charité, comme la figue tient cachées une quantité considérable de graines sous une seule enveloppe. Or la figue est le signe tout à la fois de la charité par sa douceur, et de l'unité par l'union de ses graines. Le raisin est tout ensemble le symbole de la patience parce qu'il est foulé dans le pressoir ; de la joie, parce qu'il réjouit le coeur de l'homme ; de la sincérité, parce qu'il n'est pas mélangé d'eau et de la suavité par le plaisir qu'il donne. Au contraire les épines et les ronces présentent des pointes de toutes parts ; et c'est ainsi que les serviteurs du démon sont pleins d'iniquités, de quelque côté qu'on les considère. Ces ronces et ces épines ne peuvent produire aucun des fruits que demande l'Église. Notre-Seigneur ne se borne pas à cette comparaison particulière du figuier et de la vigne pour rendre sensible cette vérité, il la généralise par ces paroles : « C'est ainsi que tout arbre qui est bon porte de bons fruits, et tout arbre mauvais en porte de mauvais. »