Matthieu 3, 12
Il tient dans sa main la pelle à vanner, il va nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera son grain dans le grenier ; quant à la paille, il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. »
Il tient dans sa main la pelle à vanner, il va nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera son grain dans le grenier ; quant à la paille, il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. »
Ce verset décrit l’autorité
judiciaire du Christ. - Son van... ; image dramatique, que les coutumes agricoles de l’Orient rendent facile à
saisir. « Dans la Palestine, on avait des aires à la campagne, battues, durcies, aplanies et préparées exprès
pour y battre le grain. On y amassait les gerbes et on les y battait sous les pieds des chevaux ou des bœufs, ou
avec de grosses planches armées de fer ou de pierres que l’on traînait par dessus...Quand le grain est battu,
on enlève la grosse paille et on la met dans des sacs pour la nourriture des animaux ; mais la paille qui est
réduite en poussière (« paleas » de notre verset) on la jette au vent avec des pelles et le bon grain retombe
dans l’aire. Quand l’aire et le bon grain sont nettoyés, on met le feu à cette menue paille ou aux balayures et
on les laisse brûler jusqu’à ce qu’elles soient entièrement consumées », D. Calmet, in h.I. Nous avons vu
nous-mêmes pratiquer aux environs de Roanne ce mode expéditif de vanner le blé. - Il nettoiera... verbes composés qui expriment très bien la perfection avec laquelle aura lieu l’opération. - Qui ne s'éteindra pas. Ce
mot franchit les limites de la comparaison, mais il est parfaitement dans l’idée : « a figura ad rem figuratam
transit », Van Steenkiste. Voir cette idée dans Isaïe, 66, 24. L’application des expressions figurées « blé,
grenier, paille, feu... » est aisée. L’aire du Messie, c’est la terre ; le froment représente les hommes qui
croient en lui ; la paille, les incrédules et les pécheurs ; le grenier figure l’Église et le ciel, tandis que le feu
qui ne s’éteint jamais n’est autre que celui de l’enfer. - Telle était la prédication de Jean-Baptiste ; les détails
contenus dans S. Luc nous permettront de l’apprécier d’une façon plus complète. Le crayon de Rembrandt, le
pinceau de Léonard de Vinci, de Maratti, d’Albano (musée de Lyon), etc., en ont traduit habilement les
principales pensées.
345. Ensuite, il s’agit de son pouvoir de juger : DANS SA MAIN SON VAN. Et d’abord, il présente le pouvoir de juger ; deuxièmement, l’effet du jugement ; troisièmement, le mode de jugement.
346. Il dit donc : SON VAN, et il utilise une comparaison. L’aire, c’est l’Église ; les fruits de la récolte sont les fidèles, qui seront rassemblés par les anges, Lc 10, 2 : Demandez au maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson ; Jn 4, 34 : Celui qui m’a envoyé pour que j’achève son ouvrage. Le van est le pouvoir judiciaire du Christ qui triera le blé de la balle, Jn 5, 22 : Le Père a donné tout jugement au Fils ; Ac 10, 42 : Il est, lui, celui qui a été constitué par Dieu juge des vivants et des morts.
347. IL VA NETTOYER ENTIÈREMENT, c’est-à-dire nettoyer parfaitement. D’abord, par les tribulations qui sont comme un vent : s’il n’y en a pas, la balle est avec le blé. De même aussi, tant qu’ils sont dans l’Église on ne distingue pas les bons des méchants ; et de même qu’avec la brise les petites balles s’envolent et par grand vent les grosses, de même dans l’Église, si la tribulation augmente, même ceux qui paraissaient solides tombent. Lc 8, 13 : Ils ne croient que pour un moment, et au moment de l’épreuve, ils font défection. Deuxièmement, par les sentences des supérieurs, quand ceux-ci excommunient : 1 Co 5, 13 : Enlevez le mauvais du milieu de vous. Troisièmement, au jour du jugement, quand les bons seront séparés des méchants, Mt 25, 32. IL RASSEMBLERA DANS SON GRENIER (le Paradis) LE BLÉ (les élus), Ps 105, 47 : Sauve-nous, Seigneur notre Dieu, et rassemble-nous du milieu des païens.
348. IL BRÛLERA LA BALLE. Et note qu’il y a une différence entre la balle et l’ivraie : autre est la semence de balle, autre celle d’ivraie, parce que la semence de balle est la même que celle de blé. C’est pourquoi par l’ivraie nous pouvons comprendre les schismatiques, qui ne communient pas avec nous dans les sacrements ; par la balle, des fidèles, quoique méchants. Mais les uns et les autres seront brûlés DANS LE FEU INEXTINGUIBLE. Is 66, 24 : Leur feu ne s’éteindra pas. Et il dit : INEXTINGUIBLE, à la différence du feu du Purgatoire. Sur ce feu, voir Mt 25, 41 : Allez, maudits, dans le feu éternel etc.
346. Il dit donc : SON VAN, et il utilise une comparaison. L’aire, c’est l’Église ; les fruits de la récolte sont les fidèles, qui seront rassemblés par les anges, Lc 10, 2 : Demandez au maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson ; Jn 4, 34 : Celui qui m’a envoyé pour que j’achève son ouvrage. Le van est le pouvoir judiciaire du Christ qui triera le blé de la balle, Jn 5, 22 : Le Père a donné tout jugement au Fils ; Ac 10, 42 : Il est, lui, celui qui a été constitué par Dieu juge des vivants et des morts.
347. IL VA NETTOYER ENTIÈREMENT, c’est-à-dire nettoyer parfaitement. D’abord, par les tribulations qui sont comme un vent : s’il n’y en a pas, la balle est avec le blé. De même aussi, tant qu’ils sont dans l’Église on ne distingue pas les bons des méchants ; et de même qu’avec la brise les petites balles s’envolent et par grand vent les grosses, de même dans l’Église, si la tribulation augmente, même ceux qui paraissaient solides tombent. Lc 8, 13 : Ils ne croient que pour un moment, et au moment de l’épreuve, ils font défection. Deuxièmement, par les sentences des supérieurs, quand ceux-ci excommunient : 1 Co 5, 13 : Enlevez le mauvais du milieu de vous. Troisièmement, au jour du jugement, quand les bons seront séparés des méchants, Mt 25, 32. IL RASSEMBLERA DANS SON GRENIER (le Paradis) LE BLÉ (les élus), Ps 105, 47 : Sauve-nous, Seigneur notre Dieu, et rassemble-nous du milieu des païens.
348. IL BRÛLERA LA BALLE. Et note qu’il y a une différence entre la balle et l’ivraie : autre est la semence de balle, autre celle d’ivraie, parce que la semence de balle est la même que celle de blé. C’est pourquoi par l’ivraie nous pouvons comprendre les schismatiques, qui ne communient pas avec nous dans les sacrements ; par la balle, des fidèles, quoique méchants. Mais les uns et les autres seront brûlés DANS LE FEU INEXTINGUIBLE. Is 66, 24 : Leur feu ne s’éteindra pas. Et il dit : INEXTINGUIBLE, à la différence du feu du Purgatoire. Sur ce feu, voir Mt 25, 41 : Allez, maudits, dans le feu éternel etc.
Ou bien enfin il baptise pour séparer par ce signe extérieur les pénitents de ceux qui ne voulaient point se repentir, et pour les conduire ainsi jusqu'au baptême du Seigneur.
Par le van, (ou la pelle), on doit entendre le discernement qui suivra le jugement, et que le Seigneur a dans sa main ou en son pouvoir, car le Père a donné tout jugement à son Fils.
L'aire sera entièrement nettoyée à la fin des temps, lorsque le Fils de l'homme enverra ses anges, et qu'il fera disparaître tous les scandales de son royaume.
Il y a cette différence entre la paille et l'ivraie, que la paille sort de la semence du blé, et l'ivraie d'une semence étrangère. Les pailles représentent donc ceux qui ont été imprégnés de la sève vivifiante des sacrements, mais qui n'ont aucune consistance ; et l'ivraie ceux que leurs oeuvres et leurs croyances ont totalement séparés de la destinée des chrétiens.
Mais pourquoi celui qui ne peut remettre les péchés donne-t-il le baptême ? C'est pour continuer à remplir son ministère de précurseur ; sa naissance avait précédé celle du Sauveur, son baptême devait précéder également le baptême du Seigneur.
Après avoir été battu pendant la vie présente, où il gémit sous la paille, le grain en sera parfaitement séparé par le van du dernier jugement, de manière que ni les pailles ne suivront le blé dans le grenier, ni le blé lui-même ne tombera dans le feu qui doit consumer les pailles ; c'est ce que nous apprennent les paroles suivantes : " Il ramassera son blé dans le grenier et brûlera la paille dans un feu lui ne s'éteindra jamais. "
Remarquons que le Christ est venu après Jean de cinq manières : par sa naissance, par sa prédication, par son baptême, par sa mort, par sa descente aux enfers ; et c'est avec raison que Jean-Baptiste déclare que le Seigneur est plus puissant que lui, parce que Jean-Baptiste n'était qu'un homme, et que le Christ était Dieu et homme tout à la fois.
Dieu purifie aussi son aire, c'est-à-dire son Église, dès cette vie, soit lorsque le jugement des prêtres retranche les méchants du sein de l'Église, soit lorsque la mort les enlève de cette terre.
Ce feu qui ne s'éteint pas, c'est la peine de la damnation éternelle elle est ainsi appelée, soit parce qu'elle ne cesse de tourmenter sans les faire mourir ceux qu'elle dévore, soit pour la distinguer du feu du purgatoire, dont la durée n'a qu'un temps et qui doit s'éteindre un jour.
Ou bien encore il baptise, parce qu'il fallait que le Christ fût baptisé. Mais pourquoi le Christ seul n'a-t-il pas été baptisé par Jean-Baptiste, si l'objet de la mission de Jean-Baptiste était de baptiser le Christ ? Si le Seigneur seul avait reçu le baptême de Jean, bien des personnes auraient cru que le baptême de Jean était supérieur au baptême du Christ, puisque le Christ seul avait été jugé digne de le recevoir.
Si l'on demande ici quelles sont les vraies paroles de Jean-Baptiste, celles que lui prête saint Matthieu, ou bien celles que lui fait dire saint Marc ou saint Luc, nous répondrons que cette difficulté ne doit pas arrêter un instant celui qui fait cette observation judicieuse que toutes ces maximes sont nécessaires pour faire connaître la vérité, quelle que soit d'ailleurs leur expression. Nous devons conclure de là qu'il ne faut pas regarder comme mensonger le récit tout différent, sous le rapport de la forme et de l'expression, que plusieurs personnes peuvent faire d'un même fait qu'elles ont vu ou entendu. Celui qui prétend que l'Esprit saint aurait dû accorder par sa puissance aux apôtres le privilège de ne varier en rien ni sur le choix des mots, ni sur leur nombre, ni sur la place qu'ils occupent, ne comprend pas que plus l'autorité des Évangélistes est grande et plus elle doit servir à fortifier la tranquillité de tout homme qui dit vrai. Mais lorsqu'un Évangéliste dit : " Je ne suis pas digne de porter sa chaussure, " et un autre : " Je ne suis pas digne de délier sa chaussure, la différence ne porte pas seulement sur l'expression, mais sur le fait lui-même. On peut donc rechercher avec raison laquelle de ces deux expressions est sortie de la bouche de Jean-Baptiste. Car la vraie est celle dont s'est servi le saint précurseur et celui qui lui en prête une autre, sans être pour cela coupable de mensonge, sera nécessairement accusé d'oubli en disant une chose pour une autre. Or on ne peut admettre dans les Évangélistes aucune erreur, qu'elle ait pour cause le mensonge ou un simple oubli. Si donc on doit regarder ces deux expressions comme réellement différentes, il faut dire que Jean s'est servi de toutes les deux, ou dans des temps différents, ou successivement dans la même circonstance. Mais si saint Jean, en parlant de la chaussure de Jésus, n'a voulu exprimer autre chose que l'élévation du Sauveur et sa propre bassesse, quelle que soit l'expression qu'ait employée l'Évangéliste qui au moyen de cette comparaison des chaussures diversement présentée en a fait ressortir la même leçon d'humilité, il a exprimé la même pensée que le saint précurseur, et ne s'est pas écarté de son intention. C'est donc une règle utile, et qu'on ne peut trop se rappeler, qu'il n'y a point de mensonge dans un auteur qui rend la pensée de celui qui fait l'objet de son récit, quand même il lui prêterait des expressions dont il ne s'est pas servi, car il a évidemment la même intention que celui dont il rapporte les paroles.
Nous venons d'entendre l'évangile où Jésus critique ceux qui savaient reconnaître l'aspect du ciel, mais n'étaient pas capables de découvrir le temps où il était urgent de croire au Royaume des cieux (cf. Lc 12,54). C'est aux Juifs qu'il disait cela, mais cette parole parvient jusqu'à nous. Or le Seigneur Jésus Christ lui-même a commencé ainsi sa prédication: Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche (Mt 4,17). Jean Baptiste, son précurseur, avait commencé de la même façon: Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche (Mt 3,2). Et maintenant le Seigneur les blâme parce qu'ils ne veulent pas se convertir alors que le Royaume des cieux est proche, ce Royaume des cieux dont il dit lui-même qu'il ne vient pas de manière visible (Lc 17,20), et aussi qu'il est au milieu de vous (Lc 17,21).
Que chacun ait donc la prudence d'accepter les avertissements de notre Maître, pour ne pas laisser échapper le temps de sa miséricorde, ce temps qui se déroule maintenant, pendant lequel il épargne encore le genre humain. Car, si l'homme est épargné, c'est pour qu'il se convertisse, et que personne ne soit condamné.
C'est à Dieu de savoir quand viendra la fin du monde: quoi qu'il en soit, c'est maintenant le temps de la foi. La fin du monde trouvera-t-elle ici-bas l'un d'entre nous? Je l'ignore, et il est probable que non.
Pour chacun de nous le temps est proche, parce que nous sommes mortels. Nous marchons au milieu des dangers. Si nous étions de verre, nous les redouterions moins. Quoi de plus fragile qu'un récipient de verre? Pourtant on le conserve et il dure des siècles. Car on redoute pour lui une chute, mais non pas la vieillesse ni la fièvre. Nous sommes donc plus fragiles et plus faibles, et cette fragilité nous fait craindre chaque jour tous les accidents qui sont constants dans la vie des hommes. Et s'il n'y a pas d'accidents, il y a le temps qui marche. L'homme évite les heurts, évite-t-il la dernière heure? Il évite ce qui vient de l'extérieur, peut-il chasser ce qui naît au-dedans de lui? Parfois n'importe quelle maladie le domine subitement. Enfin, l'homme aurait-il été épargné toute sa vie, lorsqu'à la fin la vieillesse est venue, il n'y a plus de délai.
Que chacun ait donc la prudence d'accepter les avertissements de notre Maître, pour ne pas laisser échapper le temps de sa miséricorde, ce temps qui se déroule maintenant, pendant lequel il épargne encore le genre humain. Car, si l'homme est épargné, c'est pour qu'il se convertisse, et que personne ne soit condamné.
C'est à Dieu de savoir quand viendra la fin du monde: quoi qu'il en soit, c'est maintenant le temps de la foi. La fin du monde trouvera-t-elle ici-bas l'un d'entre nous? Je l'ignore, et il est probable que non.
Pour chacun de nous le temps est proche, parce que nous sommes mortels. Nous marchons au milieu des dangers. Si nous étions de verre, nous les redouterions moins. Quoi de plus fragile qu'un récipient de verre? Pourtant on le conserve et il dure des siècles. Car on redoute pour lui une chute, mais non pas la vieillesse ni la fièvre. Nous sommes donc plus fragiles et plus faibles, et cette fragilité nous fait craindre chaque jour tous les accidents qui sont constants dans la vie des hommes. Et s'il n'y a pas d'accidents, il y a le temps qui marche. L'homme évite les heurts, évite-t-il la dernière heure? Il évite ce qui vient de l'extérieur, peut-il chasser ce qui naît au-dedans de lui? Parfois n'importe quelle maladie le domine subitement. Enfin, l'homme aurait-il été épargné toute sa vie, lorsqu'à la fin la vieillesse est venue, il n'y a plus de délai.
Ou bien encore les pieds du Christ peuvent figurer les chrétiens, principalement les Apôtres et les autres prédicateurs de l'Évangile, du nombre desquels était Jean-Baptiste. Les chaussures sont les infirmités dont Dieu couvre les prédicateurs ; tous donc portent les chaussures du Christ ; Jean lui-même les portait, mais il se déclarait indigne de les porter, pour montrer la supériorité de la grâce de Jésus-Christ sur ses propres mérites.
L'aire c'est l'Église ; le grenier, le royaume du ciel ; le champ, le monde. Le Seigneur en envoyant comme des moissonneurs ses apôtres et les autres prédicateurs, a retranché du monde toutes les nations, et les a réunies dans l'aire de son Église. C'est là que nous devons être battus, vannés, comme le blé. Or tous les hommes se plaisent dans les jouissances charnelles comme le grain dans la paille ; mais le chrétien fidèle, et dont le fond du coeur est bon, à la plus légère atteinte de la tribulation laisse là les plaisirs des sens et court se jeter dans les bras du Seigneur ; au contraire, celui dont la foi est médiocre le fait à peine sous le poids de grandes tribulations. Pour l'infidèle qui est absolument dénué de foi, quelque grandes que soient ses épreuves, il ne pense pas à recourir à Dieu. Lorsque le grain a été battu, il est étendu sur l'aire, confondu avec la paille, et on a besoin de le vanner pour l'en séparer. C'est ainsi que dans une seule et même Église les fidèles sont confondus avec les infidèles. Or la persécution s'élève comme un souffle violent, afin que le van du Christ, en les agitant fortement, sépare entièrement ceux qui étaient déjà séparés par leurs oeuvres. Et remarquez qu'il ne dit pas simplement : " Il nettoiera son aire, " mais " il la nettoiera parfaitement ; " car il faut que l'Église soit éprouvée de mille manières avant d'être entièrement purifiée. Les Juifs sont les premiers qui l'ont pour ainsi dire vannée, puis sont venus les Gentils, et après eux les hérétiques ; l'Antéchrist viendra en dernier lieu. Lorsque le souffle du vent est faible, tout le grain n'est pas vanné ; il n'y a que les pailles les plus légères qui soient secouées, les plus pesantes restent sur l'aire. Ainsi qu'une légère tentation vienne à souffler, les plus mauvais seuls se retirent ; mais qu'une violente tempête s'élève, on voit disparaître ceux qui paraissaient les plus stables ; c'est pourquoi les grandes épreuves sont nécessaires à l'Église pour la purifier entièrement.
Il laisse aux Apôtres la gloire de porter par toute la terre la prédication de l'Évangile, parce qu'il était réservé à leurs pieds sacrés l'aller annoncer aux hommes la paix de Dieu.
Le froment, c'est-à-dire les oeuvres parfaites des fidèles sera recueilli dans les greniers célestes et les pailles, c'est-à-dire les actions vaines et stériles des hommes, seront brûlées par le feu du jugement.