Matthieu 25, 22

Celui qui avait reçu deux talents s’approcha aussi et dit : “Seigneur, tu m’as confié deux talents ; voilà, j’en ai gagné deux autres.”

Celui qui avait reçu deux talents s’approcha aussi et dit : “Seigneur, tu m’as confié deux talents ; voilà, j’en ai gagné deux autres.”
Saint Grégoire le Grand
Il paraissait plus naturel de donner ce talent à celui qui en avait reçu deux, plutôt qu'à celui qui en avait reçu cinq, car il est plus juste en apparence de donner à celui qui a moins reçu. Mais, comme les cinq talents figurent la science des choses extérieures, et les deux talents, l'intelligence et l'action; celui à qui son maître a confié deux talents a plus reçu que celui à qui il en a confié cinq, car celui qui, dans les cinq talents, a reçu le don d'administrer les choses extérieures, était cependant privé de l'intelligence des choses éternelles. Donc, ce talent unique, qui représente, comme nous l'avons dit, le don de l'intelligence, a dû être donné à celui qui a fidèlement administré les choses exté rieures qui lui ont été confiées, et c'est ce que nous voyons tous les jours dans l'Église: ceux qui administrent avec fidélité les biens extérieurs sont doués d'une intelligence capable de pé nétrer les choses spirituelles et intérieures.
Saint Hilaire de Poitiers
Ou bien, ce serviteur à qui son maître a confié deux talents, c'est le peuple des Gentils, qui a été justifié par la foi et par la confession du Père et du Fils, et qui témoigne hautement que Jésus-Christ est à la fois Dieu et homme par l'union de l'esprit et de la chair. Ce peuple a donc reçu deux talents, et, de même que les Juifs ont doublé, en croyant à l'Évangile, la valeur des cinq talents mystérieux, c'est-à-dire de la loi qu'ils avaient reçue, ainsi les Gentils, en fai sant fructifier leurs deux talents ont mérité de les voir doublés par le don de l'intelligence et des oeuvres.