Matthieu 24, 5
Car beaucoup viendront sous mon nom, et diront : “C’est moi le Christ” ; alors ils égareront bien des gens.
Car beaucoup viendront sous mon nom, et diront : “C’est moi le Christ” ; alors ils égareront bien des gens.
Par la description de plusieurs dangers contemporains soit de la fin des temps, soit
des derniers jours de Jérusalem, Jésus motive son exhortation sévère : Prenez garde ! - Les disciples
pourraient d’abord être séparés de leur Maître par des séducteurs qui, à l’aide de mille artifices, se feront
passer pour le Messie. Ces séducteurs seront nombreux ; ils s’appuieront sur le nom du vrai Christ qu’ils
usurperont avec une sacrilège audace, et malheureusement ils ne réussiront que trop à égarer les âmes. - Le
livre des Actes, 5, 35 ; 21, 38, et l’historien Josèphe, Ant. 20, 5, 8 ; 8, 6 ; Bell. Jud. 2, 35, 5, parlent de
plusieurs de ces faux Rédempteurs qui provoquèrent en Judée, peu de temps après la mort de Jésus-Christ, de
graves mouvements insurrectionnels : les Juifs accouraient en foule autour d’eux, s’attendant à une
délivrance miraculeuse du joug romain. Ce fanatisme redoubla pendant le siège de Jérusalem ; il redoublera
surtout à l’approche de la fin du monde. Voir dans l’ouvrage de MM. les abbés Lemann, La question du
Messie et le Concile du Vatican, p. 22 et suiv., Lyon, 1869, une liste assez complète des Pseudo-Messies avec
des documents historiques à l’appui. « Non pas une fois, non pas dix fois, s’écrient douloureusement les
auteurs, mais vingt-cinq fois nos ancêtres ont été le jouet de ce mirage : pour avoir méconnu le Messie là où
il était, on était réduit à le chercher là où il n’était pas ». L’anglais Buck, dans son Dictionnaire théologique,
compte jusqu’à 29 faux Messies.
2380. À propos du premier point, il fait deux choses : en premier lieu, il présente d’abord les dangers spirituels ; en second lieu, les [dangers] corporels, en cet endroit : VOUS ENTENDREZ AUSSI PARLER DE GUERRES ET DE RUMEURS DE GUERRES [24, 6].
2381. [Le Seigneur] dit donc : «Vous vous enquérez de la fin ; toutefois, vous devez d’abord prendre garde qu’on ne vous abuse.» Il dit donc : PRENEZ GARDE QU’ON NE VOUS ABUSE. Ep 5, 15 : Frères, prenez garde de marcher avec précaution. IL EN VIENDRA BEAUCOUP EN MON NOM, QUI DIRONT : «C’EST MOI LE CHRIST !» Quelqu’un vient comme envoyé du Christ ; ainsi sont venus les disciples. On dit que d’autres viennent au nom du Christ parce qu’ils disent qu’ils sont le Christ, en usurpant le nom qui n’est donné à aucun autre. Ph 2, 9 : Le nom qui est au-dessus de tout nom lui a été donné. Beaucoup de séducteurs viendront donc en leur propre nom, mais le Christ ne vient pas de lui-même, mais de Dieu. Ainsi, Jn 7, 28 : Je ne suis pas venu de moi-même. Bien que cela soit dit d’une manière particulière de l’Antéchrist, on peut cependant le dire de plusieurs autres. Parce qu’ils n’ont pas adhéré à la vérité, ils se sont adonnés aux erreurs. Ceci est arrivé à Simon le Mage, qui a écrit des livres et se donnait le nom de Livre de Dieu, Grand Dieu, Tout-Dieu, et il en a abusé beaucoup. En effet, c’est le propre de ceux qui sont divisés par les erreurs d’être abusés, car le nombre des insensés est infini [Si 1, 15]. La vérité rassemble donc, mais l’erreur divise, et cela est un danger.
On peut aussi mettre cela en rapport avec le second avènement, car cela arrive aux alentours du jour du jugement.
2381. [Le Seigneur] dit donc : «Vous vous enquérez de la fin ; toutefois, vous devez d’abord prendre garde qu’on ne vous abuse.» Il dit donc : PRENEZ GARDE QU’ON NE VOUS ABUSE. Ep 5, 15 : Frères, prenez garde de marcher avec précaution. IL EN VIENDRA BEAUCOUP EN MON NOM, QUI DIRONT : «C’EST MOI LE CHRIST !» Quelqu’un vient comme envoyé du Christ ; ainsi sont venus les disciples. On dit que d’autres viennent au nom du Christ parce qu’ils disent qu’ils sont le Christ, en usurpant le nom qui n’est donné à aucun autre. Ph 2, 9 : Le nom qui est au-dessus de tout nom lui a été donné. Beaucoup de séducteurs viendront donc en leur propre nom, mais le Christ ne vient pas de lui-même, mais de Dieu. Ainsi, Jn 7, 28 : Je ne suis pas venu de moi-même. Bien que cela soit dit d’une manière particulière de l’Antéchrist, on peut cependant le dire de plusieurs autres. Parce qu’ils n’ont pas adhéré à la vérité, ils se sont adonnés aux erreurs. Ceci est arrivé à Simon le Mage, qui a écrit des livres et se donnait le nom de Livre de Dieu, Grand Dieu, Tout-Dieu, et il en a abusé beaucoup. En effet, c’est le propre de ceux qui sont divisés par les erreurs d’être abusés, car le nombre des insensés est infini [Si 1, 15]. La vérité rassemble donc, mais l’erreur divise, et cela est un danger.
On peut aussi mettre cela en rapport avec le second avènement, car cela arrive aux alentours du jour du jugement.
Cette montagne ne porte pas d'arbres stériles, mais des oliviers, dont l'huile entretient la lumière qui dissipe les ténèbres, repose les membres fatigués par le travail, et rend la santé aux malades. Or, Notre-Seigneur, assis sur la montagne des Oliviers, en face du temple, s'entretient de la ruine de ce temple et de la destruction de la nation juive, pour montrer par la position même qu'il occupe, que tout en restant calme et tranquille au milieu de son Église, il ne laisse pas de condamner l'orgueil des impies.
Un des séducteurs, dont il leur parle ici, fut Simon le Samaritain dont il est question dans les Actes des Apôtres ( Ac 8,9-13 ), qui se proclamait la grande vertu, et qui avait écrit entre autres choses dans ses ouvrages: «Je suis la parole de Dieu; je suis le tout-puissant; je suis tout ce que Dieu possède». Mais saint Jean l'Évangéliste ne dit-il pas dans une de ses épîtres: «Vous avez entendu dire que l'antéchrist doit venir; or, il y a maintenant plusieurs antéchrists ?» Pour moi, je pense que tous les hérésiarques sont des antéchrists, qui enseignent, sous le nom du Christ, une doctrine contraire à la sienne, et il n'est pas étonnant que nous en voyions plusieurs qui se laissent séduire par eux, puisque le Seigneur a dit: «Et ils en séduiront un grand nombre».
Il ne leur parle pas immédiatement dans sa réponse de la ruine de Jérusalem, ni de son second avènement, mais il leur signale les dangers contre lesquels il fallait tout d'abord les prémunir.
La montagne des Oliviers est la figure de l'Église, formée de toutes les nations.
Ils en séduisent un grand nombre, parce que la porte qui conduit à la perdition est large, et qu'il en est beaucoup qui entrent par cette porte ( Mt 7,13 ). Ce signe est suffisant pour reconnaître la séduction des antéchrists qui viennent dire: «Je suis le Christ», ce que nous ne voyons pas que Jésus-Christ ait jamais dit; car les oeuvres toute divines qu'il opérait, la doctrine qu'il enseignait et sa vertu étaient des témoignages plus que suffisants pour établir qu'il était le Christ. Or, tout discours qui fait profession d'expliquer les Écritures selon la règle de la foi, et qui ne contient pas la vérité, est un antéchrist; car Jésus-Christ est la vérité, tandis que antéchrist n'a que l'apparence de la vérité. Nous trouvons également que Jésus-Christ est la réunion de toutes les vertus, et que l'antéchrist n'a que les dehors trompeurs de ces mêmes vertus; car toutes les différentes espèces de bien que Jésus-Christ a réellement en lui pour l'édification des hommes, l'antéchrist les a toutes en apparence pour séduire les saints. Nous avons donc besoin du secours de Dieu, pour qu'aucune parole, aucune influence ne puisse nous nuire; car s'il est dangereux de rencontrer quelqu'un dont la conduite soit contraire à la règle des moeurs, il est bien plus dangereux encore de rencontrer un homme qui est en opposition avec la véritable règle d'interprétation des Écritures.