Matthieu 24, 19
Malheureuses les femmes qui seront enceintes et celles qui allaiteront en ces jours-là !
Malheureuses les femmes qui seront enceintes et celles qui allaiteront en ces jours-là !
Malheur aux femmes enceintes, etc. ; parce qu’elles ne pourront se sauver avec toute la promptitude nécessaire.
Conséquence logique des versets qui précèdent. La fuite, et une prompte fuite, sera nécessaire :
malheur donc à ceux qui seront retardés par quelque obstacle ! Ils risqueront de tomber entre les mains d’un
ennemi qui ne fera pas de quartier. - Enceintes ou qui allaiteront. Notre-Seigneur signale deux catégories
spéciales de personnes à plaindre au moment d’une fuite précipitée, les femmes enceintes et celles qui ont
des enfants encore à la mamelle. « Malheur aux femmes qui seront grosses, parce que le poids qui les
chargera les rendra moins disposées à se sauver par la fuite ; malheur aux femmes qui allaiteront, parce que,
retenues dans la ville par l’affection de leurs enfants nouveau-nés, ne pouvant les sauver d’une si grande
misère, elles seront contraintes de périr aussi avec eux »S. Jean Chrys., Hom. 76 in Matth.
2405. Il expose aussi les empêchements inévitables. Parce que certains étaient inévitables par la puissance de l’homme et tout simplement, et certains [étaient] inévitables [par la puissance de l’homme], mais cependant évitables par la puissance de Dieu, [il parle] donc d’abord des premiers, puis des seconds, en cet endroit : PRIEZ, etc. [24, 20].
Ce qui ne peut d’aucune façon être évité, lorsque cela existe, c’est la charge d’enfants. En effet, bien qu’on puisse dire à quelqu’un : «Sauve ta vie !», celui-ci pourrait dire : «Comment pourrais-je abandonner mon fils ?» [Le Seigneur] explique donc : MALHEUR À CELLES QUI SERONT ENCEINTES ET QUI ALLAITERONT, parce que celles-ci ne pourront pas fuir, puisqu’on ne pouvait leur dire qu’elles pouvaient avorter et, à celles qui allaitaient, qu’elles tuent leur enfant. Ainsi s’accomplit ce qui est dit en Lc 23, 29 : Bienheureux les mamelles qui n’auront pas allaité !
Il existe aussi d’autres empêchements auxquels l’homme ne peut porter remède que par Dieu. En effet, il existe une saison inappropriée, soit à cause de la nature, soit en raison de la loi : à cause de la nature, comme durant l’hiver, car l’homme est alors empêché de fuir à cause de l’âpreté du temps ; et aussi en raison de la loi, comme lorsque cela arrive le jour du sabbat, car Dieu avait ordonné qu’ils ne parcourent pas plus d’un mille.
Ce qui ne peut d’aucune façon être évité, lorsque cela existe, c’est la charge d’enfants. En effet, bien qu’on puisse dire à quelqu’un : «Sauve ta vie !», celui-ci pourrait dire : «Comment pourrais-je abandonner mon fils ?» [Le Seigneur] explique donc : MALHEUR À CELLES QUI SERONT ENCEINTES ET QUI ALLAITERONT, parce que celles-ci ne pourront pas fuir, puisqu’on ne pouvait leur dire qu’elles pouvaient avorter et, à celles qui allaitaient, qu’elles tuent leur enfant. Ainsi s’accomplit ce qui est dit en Lc 23, 29 : Bienheureux les mamelles qui n’auront pas allaité !
Il existe aussi d’autres empêchements auxquels l’homme ne peut porter remède que par Dieu. En effet, il existe une saison inappropriée, soit à cause de la nature, soit en raison de la loi : à cause de la nature, comme durant l’hiver, car l’homme est alors empêché de fuir à cause de l’âpreté du temps ; et aussi en raison de la loi, comme lorsque cela arrive le jour du sabbat, car Dieu avait ordonné qu’ils ne parcourent pas plus d’un mille.
Ces paroles: «Malheur aux femmes qui seront grosses, ou nourrices en ce temps-là», ne doivent pas s'entendre des femmes grosses dans le sens naturel, mais des âmes appe santies sous le poids de leurs péchés, et qui, ne se trouvant ni sur les toits, ni dans les champs, ne pourront éviter la tempête de la colère qui les attend. Malheur aussi à ceux qui sont nourris, cette menace s'adresse à ces âmes faibles qui sont formées à la connaissance de Dieu comme les enfants qui ne se nourrissent encore que de lait; malheur à elles, parce que ne pouvant fuir devant l'antéchrist, et étant d'ailleurs incapables de souffrir, elles ne pourront ni éviter le pé ché, ni recevoir la nourriture du pain véritable.