Matthieu 22, 46
Personne n’était capable de lui répondre un mot et, à partir de ce jour-là, nul n’osa plus l’interroger.
Personne n’était capable de lui répondre un mot et, à partir de ce jour-là, nul n’osa plus l’interroger.
Les orgueilleux Pharisiens sont de nouveau réduits au silence en face de
tout le peuple, et, ce qui était plus humiliant, sur un point essentiel de la religion mosaïque, sur la nature du
Messie ! Un autre Psaume, 2, 7, Isaïe, 9, 6, Michée, 5, 2, n’avaient-ils donc pas affirmé la filiation divine du
Christ ? Mais ils ne savent pas, ou du moins ils ne veulent pas savoir. - Nul n'osa plus... Battus sur toute la
ligne, sans espoir de pouvoir remporter l’avantage sur un adversaire qui leur est si visiblement supérieur en
sagesse, les Sanhédristes, les Hérodiens, les Pharisiens et les Sadducéens renoncent à rentrer en lice avec
Jésus. « Depuis ce temps ils se tinrent dans le silence; qui à la vérité n'était pas un silence volontaire, mais
forcé ; parce qu'ils n'avaient plus rien à lui dire. Ses réponses précédentes les avaient tant abattus, qu'il ne
pouvaient plus résister", S. Jean Chrys. Hom. 71. S’ils osent désormais attaquer Jésus, ce sera par la
violence, entourés de soldats bien armés, Cf. 26, 47.
2293. ET NUL NE FUT CAPABLE DE LUI RÉPONDRE UN MOT. Ici est présenté l’effet, et il est double, car le Christ était à la fois celui qui répond et qui s’oppose. Celui qui s’oppose : NUL NE FUT CAPABLE DE RÉPONDRE. Jb 9, 3 : S’il veut discuter avec lui, il ne pourra répondre une fois sur mille. De même, parce qu’en répondant, il les réfute. C’est pourquoi vient ensuite : ET À PARTIR DE CE JOUR, PERSONNE N’OSA PLUS L’INTERROGER. Vous pouvez donc voir que ceux-ci n’interrogeaient pas pour qu’il les enseigne, mais pour le mettre à l’épreuve. Dt 32, 7 : Interroge ton père et il t’informera.
Ce qui doit nous apprendre qu'on peut triompher de la jalousie la plus envenimée, mais qu'il est difficile qu'elle se calme et reste en repos.
Or je pense qu'en faisant cette question, il eut en vue non-seulement les pharisiens, mais encore les héréti ques, car, s'il était vraiment fils de David selon la chair, il était son Seigneur par sa divinité.
Le Sauveur mit ainsi fin àtoutes leurs questions, et ses dernières paroles eurent assez de puissance pour leur fermer la bouche sans retour. «Et qui que ce soit ne put rien lui répondre, et, depuis ce jour-là, personne n'osa plus l'interroger».Ils se turent; ce fut bien malgré eux, et parce qu'ils ne savaient que répondre.
Si Dieu réduit les ennemis du Christ à lui servir de marche-pied, ce n'est pas seulement pour les perdre, mais aussi pour les sauver.
Si leur question eût eu pour motif le désir de s'instruire, Notre-Seigneur ne leur aurait point répondu de telle sorte qu'ils n'osèrent plus jamais l'interroger.