Marc 9, 34
Ils se taisaient, car, en chemin, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand.
Ils se taisaient, car, en chemin, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand.
S’étant assis. Trait graphique. Du reste, ce
verset et le suivant en contiennent un grand nombre, dont plusieurs sont propres à S. Marc. Jésus s’assied, il
appelle les Douze auprès de lui, il prend par la main un petit enfant, le place au milieu du groupe formé par
les Apôtres, puis le serre doucement entre ses bras. Gracieuse et touchante scène ! — Si quelqu’un veut…
« Le Seigneur se soucie de guérir le désir de la gloire par l’humilité », Bède. Les premières paroles du divin
Maître énoncent un grand principe, qui dirime aussitôt la question que les disciples s’étaient posée. Quelle
profondeur dans cette pensée ! Mais en même temps quel paradoxe ! La vraie grandeur consiste dans
l’humilité ; c’est en s’abaissant au-dessous des autres qu’on monte aux premiers rangs. C’est le rebours des
croyances mondaines ; mais Jésus n’avait-il pas pour mission de lutter contre le monde ?
Saint Matthieu dit que ce furent les Apôtres qui s'approchèrent de Jésus, et lui demandèrent: «Qui est, selon vous, le plus grand dans le royaume des cieux ?» Cet Évangéliste omet le commencement de ce récit; il ne dit rien de la connaissance qu'avait le Sauveur des pensées et des paroles de ses disciples. On peut dire, il est vrai, que les Apôtres communiquaient à leur Maître tout ce qu'ils disaient ou pensaient même en son absence; car tout lui était connu, comme s'il l'avait entendu, «Ils avaient, dans le chemin, disputé pour savoir quel était le plus grand parmi eux». Saint Luc dit seulement que «cette pensée entra dans leur esprit». Selon le récit évangélique, le Seigneur mit au jour la pensée et l'intention secrète renfermées dans leurs paroles.