Marc 6, 51
Il monta ensuite avec eux dans la barque et le vent tomba ; et en eux-mêmes ils étaient au comble de la stupeur,
Il monta ensuite avec eux dans la barque et le vent tomba ; et en eux-mêmes ils étaient au comble de la stupeur,
Le vent cessa. Cet apaisement subit, qui coïncida avec
l’entrée de Jésus dans la barque, doit être regardé comme le résultat d’un nouveau miracle. Cela ressort du
contexte d’une manière très évidente. Pourquoi en effet la recrudescence d’admiration de la part des
disciples, signalée immédiatement après par l’Évangéliste, s’il ne se fût agi que d’un fait naturel ? On sait du
reste qu’un vent violent ne cesse pas tout d’un coup, mais qu’il lui faut un certain temps pour se calmer. —
Ils étaient intérieurement au comble de la stupéfaction. Nous avons à noter ici deux expressions très fortes
du texte grec, par lesquelles l’écrivain sacré a voulu mettre en relief le caractère extraordinaire de
l’étonnement des Douze, et qui correspondent à peu près à « tout à fait au-delà de toute mesure » et à « saisis
intérieurement par la stupéfaction ». On dirait que S. Marc, ne sachant comment exprimer la stupéfaction des
Apôtres, accumule les synonymes pour en donner au moins une idée.
Mais à peine est-il entré dans la barque qu'il apaise la tempête: «Et il monta avec eux dans la barque, et le vent cessa». C'était déjà un grand miracle que de marcher sur la mer, mais la tempête et le vent contraire rendent encore ce miracle plus éclatant. Aussi les Apôtres, que le miracle de la multiplication des pains n'avait pas suffisamment convaincus de la puissance de Jésus-Christ, la comprennent mieux en voyant la tempête miraculeusement apaisée: «Et leur étonnement en devint plus grand, car ils n'avaient pas compris le miracle des pains».