Marc 4, 26
Il disait : « Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence :
Il disait : « Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence :
Il disait aussi. Cf. v. 24. Nous reprenons la suite du discours, qui avait été
interrompu après le v. 9, car le récit de S. Matthieu, Matth. 13, 31, 36, suppose clairement que la parabole du
grain de sénevé, racontée par S. Marc après celle-ci (cf. v. 30 et ss.), fut prononcée devant le peuple. — Il en
est du royaume de Dieu. Le royaume messianique, dans l’ensemble de ses phases terrestres et avant d’arriver
à sa consommation dans le ciel (cf. v. 29), a une ressemblance frappante avec le fait décrit par Jésus dans les
lignes qui suivent. — Comme lorsqu’un homme jette de la semence… Quel est cet homme ? C’est à coup sûr
Notre-Seigneur Jésus-Christ, qu’on a si justement appelé le divin Semeur. Il est venu sur la terre, et il a
répandu abondamment, surtout pendant sa Vie publique, la semence par excellence (il y a dans le grec la
semence avec l’article), de laquelle devait sortir son royaume.
Le Sauveur vient d'exposer la parabole de la semence, dont trois parties ont été perdues de diverses manières, et une seule a été conservée; et il nous a montré dans cette dernière partie trois classes de fidèles, distinguées par des degrés divers de foi et de vie chrétienne. Cette nouvelle parabole n'a pour objet que ceux qui sont sauvés: «Et il disait: Il en est du royaume de Dieu comme d'un homme qui a semé», etc.
Ou bien le royaume de Dieu, c'est la foi en Jésus-Christ et le mystère de son incarnation. Il en est de ce royaume comme d'un homme qui jette en terre de la semence, car le Sauveur, Dieu et Fils de Dieu par sa nature, devenu homme sans altération de su substance divine, a jeté pour nous sa semence sur la terre, c'est-à-dire qu'il a éclairé le monde entier par la parole qui lui a donné la connaissance de Dieu.