Marc 3, 7
Jésus se retira avec ses disciples près de la mer, et une grande multitude de gens, venus de la Galilée, le suivirent.
Jésus se retira avec ses disciples près de la mer, et une grande multitude de gens, venus de la Galilée, le suivirent.
«Mais Jésus se retira vers la mer avec ses disciples». Il fuit, comme homme, les embûches de ses persécuteurs, parce que l'heure de sa passion n'était pas encore venue, et qu'il ne devait pas souffrir hors de Jérusalem. Par cet exemple, Jésus autorise ses disciples à fuir d'une ville dans une autre lorsqu'ils seraient persécutés. - théoph. Il s'éloigne aussi des ingrats, afin de faire du bien à un plus grand nombre. Beaucoup, en effet, le suivirent, et il les guérit, selon la remarque de l'Évangéliste: «Et un e foule nombreuse le suivit de la Galilée», etc. Les Tyriens et les Sidoniens, des étrangers, profitent des grâces que leur apporte le Christ, et ses proches, c'est-à-dire les Juifs, se font ses persécuteurs. Ainsi, la parenté ne sert de rien, à moins qu'il n'y ait conformité entière de vertu.
Dans le sons allégorique, Jésus, sortant de la synagogue pour se retirer vers la mer, figure le salut des nations qu'il daigna visiter, en leur communiquant le don de la foi, après qu'il eut abandonné les Juifs à cause de leur perfidie, car les nations agitées par les flots des erreurs sont comparées justement à l'agitation de la mer. Une foule nombreuse le suivit des diverses provinces, c'est-à-dire qu'il reçut avec bonté un grand nombre de nations qui, plus tard, vinrent à lui, attirées par la prédication des Apôtres. La barque qui porte le Seigneur sur les flots, c'est l'Eglise, formée des divers peuples de la terre. Il monta dans cette barque pour n'être point accablé par la foule, c'est-à-dire qu'il fuit le tumulte et l'agitation des âmes charnelles: il vient à ceux qui méprisent la vanité du siècle, et se complaît à faire en eux sa demeure, il y a une différence marquée entre presser, accabler le Seigneur et le toucher. Ceux-là le pressent et l'accablent qui, par des pensées ou des actes charnels, troublent la paix où la vérité demeure. Toucher le Christ, au contraire, c'est par la foi et l'amour le recevoir dans son coeur. Aussi nous voyons que l'Évangéliste fait remarquer que ceux qui le touchèrent furent guéris.