Marc 14, 65
Quelques-uns se mirent à cracher sur lui, couvrirent son visage d’un voile, et le giflèrent, en disant : « Fais le prophète ! » Et les gardes lui donnèrent des coups.
Quelques-uns se mirent à cracher sur lui, couvrirent son visage d’un voile, et le giflèrent, en disant : « Fais le prophète ! » Et les gardes lui donnèrent des coups.
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horribles, qui constituent au point de vue juridique une véritable énormité. Tandis que partout, sinon parfois
chez les peuplades barbares, les condamnés à mort sont respectés, depuis leur sentence jusqu’à leur
exécution, comme une chose sacrée, Jésus se vit, sous les yeux des Sanhédristes qui laissèrent faire, l’objet
des traitements les plus indignes. La haine sauvage de la soldatesque chargée de garder Notre-Seigneur s’étale avec toute sa fureur dans la description vivante de S. Marc. Notons en particulier le à lui voiler le
visage, que S. Matthieu n’avait pas mentionné, et qui aide à mieux comprendre la suite de la scène :
Prophétise. Devine qui t’a frappé ! — Admirons l’adorable patience de Jésus devant ces outrages sanglants.
Son amour pour nous le soutenait.
Il savait très-bien qu'ils ne croiraient pas en lui; cependant il répond pour ne point leur donner lieu de dire: «S'il nous avait parlé, nous aurions cru en lui». Or ce qui les condamne ouvertement, c'est qu'ils l'ont entendu et qu'ils n'ont pas cru en lui.
La raison pour laquelle le sacerdoce des Juifs fut retranché et détruit, c'est la condamnation à mort de Jésus-Christ: «Ils le jugèrent tous digne de mort», dit l'Évangéliste.
En lui disant: «Prophétise qui t'a frappé»; ils veulent outrager en lui la qualité de prophète qu'il s'est donnée aux yeux du peuple.
Suivant saint Matthieu, Jésus ne répondit point: Je le suis, mais: «Vous l'avez dit».Saint Marc, en adoptant la première version: «Je le suis», fait voir qu'elle a le même sens que cette autre: «Vous l'avez dit».
Or, Notre-Seigneur a souffert tous ces outrages jusqu'au matin dans la maison du grand-prêtre où il fut conduit tout d'abord.
Ils le condamnent à mort comme un criminel, afin que par cette condamnation il pût expier nos propres crimes, «Alors quelques-uns commencèrent par lui cracher au visage». Par ces crachats qui couvrent sa face adorable, il lave la face intérieure de notre âme; le voile qu'ils jettent sur son visage fait disparaître le voile qui couvrait nos coeurs; les soufflets qu'ils déchargent sur sa tête, guérissent la tête du genre humain, c'est-à-dire Adam; les soufflets que leurs mains appliquent sur ses joues, nous méritent de pouvoir le louer des mains et des lèvres, selon la prédiction du Roi-prophète: «Nations, frappez toutes des mains» ( Ps 46)