Marc 14, 12
Le premier jour de la fête des pains sans levain, où l’on immolait l’agneau pascal, les disciples de Jésus lui disent : « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour que tu manges la Pâque ? »
Le premier jour de la fête des pains sans levain, où l’on immolait l’agneau pascal, les disciples de Jésus lui disent : « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour que tu manges la Pâque ? »
Vint le jour des Azymes, où l’on devait immoler la pâque. [Jésus] envoya alors Pierre et Jean : ‘Allez dit-il, nous préparer la Pâque, que nous la mangions’... Ils s’en allèrent donc ... et préparèrent la Pâque. L’heure venue, il se mit à table avec ses apôtres et leur dit : ‘J’ai désiré avec ardeur manger cette pâque avec vous avant de souffrir ; car je vous le dis, je ne la mangerai jamais plus jusqu’à ce qu’elle s’accomplisse dans le Royaume de Dieu’ ... Puis, prenant du pain et rendant grâces, il le rompit et le leur donna, en disant : ‘Ceci est mon Corps, qui va être donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi’. Il fit de même pour la coupe après le repas, disant : ‘’Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon Sang, qui va être versé pour vous’ (Lc 22, 7-20 ; cf. Mt 26, 17-29 ; Mc 14, 12-25 ; 1 Co 11, 23-26).
On immolait la pâque, c’est-à-dire l’agneau pascal qu’on immolait et qu’on mangeait le 14 de nisan (mars-avril), en mémoire de la délivrance de la servitude d’Egypte, selon les rites prescrits par la loi. Voir Exode, 12, vv. 3-20, 27.
Le
premier jour des Azymes. C’est-à-dire dans la journée et probablement dès le matin du 14 nisan, qui tombait
un jeudi cette année-là. Voyez la note chronologique insérée dans notre Évangile selon S. Matthieu, Matth.
26, 17. — Où on immolait la Pâque. Le sujet est « les Juifs », sous-entendu à la façon hébraïque. La Pâque a
évidemment le sens de victime pascale. Ce petit détail d’archéologie est omis par S. Matthieu : il eût été fort
inutile pour ses lecteurs d’origine juive. Il corrobore étonnamment, ou plutôt il rend irréfutable,
croyons-nous, l’opinion que nous avons adoptée relativement au jour où Notre-Seigneur célébra la dernière
cène. Si Jésus mangea l’agneau pascal le même jour que ses coreligionnaires, il le mangea comme eux le soir
du 14 nisan, et fut crucifié le 15. Du reste, les Quartodécimans, qui s’obstinèrent pendant assez longtemps à
célébrer la Pâque chrétienne en ce même jour, et non le dimanche suivant avec le reste de l’Église,
s’appuyaient sur des ordonnances spéciales de l’apôtre S. Jean : fait qui enlève une grande partie de leur
valeur aux raisons que les partisans du système opposé tirent du quatrième Évangile. — Où voulez-vous que nous allions vous préparer… ? Les Apôtres rappellent familièrement à leur Maître qu’il est temps de faire les
préparatifs nécessaires pour la célébration de la cène légale, et ils lui demandent spécialement ses intentions
touchant le choix d’un local convenable.
La question des disciples: «Où voulez-vous que nous allions», prouve évidemment que Jésus-Christ n'avait aucun domicile, ni les disciples aucune demeure en propre, car s'ils en avaient eu, ils y auraient conduit le Seigneur.
Ce premier jour des azymes était le quatorzième jour du premier mois, où les Juifs devaient jeter tout levain, et immoler la pâque, c'est-à-dire l'agneau pascal vers le soir. C'est à cet usage que l'Apôtre fait allusion, lorsqu'il dit: «Jésus-Christ est notre agneau pascal qui a été immolé pour nous». ( 1Co 5 ) Il n'a été attaché à la croix que le jour suivant, c'est-à-dire le quinzième jour de la lune, cependant la nuit même du jour où l'agneau pascal était immolé, il adonné à ses disciples, avec le pouvoir de les célébrer, les mystères de son corps et de son sang, il a été saisi et garrotté par les Juifs, et il a ainsi consacré les prémices de son sacrifice.
Tandis que Judas débattait le prix de sa trahison, les autres disciples étaient préoccupés de la préparation de la pâque (1). «Et le premier jour des azymes», etc.