Marc 12, 41
Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait comment la foule y mettait de l’argent. Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes.
Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait comment la foule y mettait de l’argent. Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes.
" L’amour de l’Église pour les pauvres ... fait partie de sa tradition constante " (CA 57). Il s’inspiré de l’Evangile des béatitudes (cf. Lc 6, 20-22), de la pauvreté de Jésus (cf. Mt 8, 20) et de son attention aux pauvres (cf. Mc 12, 41-44). L’amour des pauvres est même un des motifs du devoir de travailler, afin de " pouvoir faire le bien en secourant les nécessiteux " (Ep 4, 28). Il ne s’étend pas seulement à la pauvreté matérielle, mais aussi aux nombreuses formes de pauvreté culturelle et religieuse (cf. CA 57).
Tronc ; Gazophylacium, troncs au nombre de treize, appelés trompettes à cause de leur forme. Ils étaient destinés à recevoir les dons volontaires des Juifs et étaient placés dans la cour des femmes, devant les colonnes qui supportaient la galerie des femmes.
L’Évangéliste décrit d’abord la
situation. Quel vivant tableau il trace par quelques mots ! Le temple et ses cours, Jésus assis sous le portique,
la multitude bigarrée des pèlerins qui vient jeter ses aumônes dans les troncs : c’est tout un monde que S.
Marc place ainsi sous nos yeux. — S’étant assis. Son discours terminé, Notre-Seigneur s’était donc retiré du
milieu de la foule et était venu se reposer sur un des bancs placés dans la cour des païens. — Vis-à-vis du
tronc. Le « gazophylacium », nom formé du mot persan grécisé γάζα, trésor, et de φυλάσσειν, garder, servait
à désigner tantôt le trésor au temple [489], tantôt les troncs destinés aux offrandes, qui se trouvaient dans les
divers parvis. Il a ici cette seconde signification. C’est en face de l’un de ces troncs que Jésus était alors
assis. — Regardait : il regardait avec attention, il examinait la scène qu’il avait sous les yeux. — Comment
la foule y jetait de l’argent… Les Juifs étrangers, venus en grand nombre à Jérusalem pour la Pâque,
apportaient tour à tour leurs aumônes volontaires. — Beaucoup de riches en jetaient beaucoup. Il y a dans
ces mots une emphase visible. On croirait voir ces riches faisant tomber avec ostentation leurs généreuses
offrandes dans le tronc.