Marc 12, 39
les sièges d’honneur dans les synagogues, et les places d’honneur dans les dîners.
les sièges d’honneur dans les synagogues, et les places d’honneur dans les dîners.
« Après avoir
réfuté les Scribes et les Pharisiens, Jésus brûle, ainsi qu’avec du feu, ces modèles arides » [488]. Feu brûlant,
en vérité, qui réduit en cendres le masque de la sainteté pharisaïque. Mais S. Marc n’a conservé qu’un court
extrait du long discours, tout parsemé d’anathèmes, que nous avons lu dans S. Matthieu (voyez l’Évangile
selon S. Matthieu, Matth. 23, 1). Le réquisitoire de Jésus contre les Pharisiens avait moins d’importance pour
les lecteurs du second Évangile que pour ceux du premier. Néanmoins, les quelques lignes citées par notre
Évangéliste résument fort bien, la pensée du Sauveur, en nous présentant les vices les plus saillants et les
plus caractéristiques de la secte orgueilleuse, avare, hypocrite. — Dans son enseignement. Cf. Marc 4, 2. —
Gardez-vous des scribes. C’est le mot d’ordre. Défiez-vous de vos Docteurs ! Prenez garde à leurs mauvais
exemples, qui pourraient vous entraîner au mal ! Les détails qui suivent justifient cette recommandation de
Jésus, donnent la raison de cet ostracisme. — Qui aiment… Le Sauveur attaque d’abord l’orgueil
pharisaïque. Quatre traits pittoresques nous montrent les Scribes superbes en quête de toute sorte d’honneurs.
— Se promener vêtus de longues robes. La « stola » était une sorte de robe longue et flottante, qu’on portait
autrefois aussi bien en Occident qu’en Orient. Les Pharisiens aimaient à donner à ce vêtement de vastes
dimensions, pour mieux attirer par là l’attention du public. — Être salués sur la place publique. Ces vaniteux
personnages voulaient que tout le monde s’inclinât profondément devant eux. Ils avaient même porté des
décrets dans ce but. — Il leur fallait aussi les premiers fauteuils dans les synagogues, les premiers divans
dans les festins, c’est-à-dire les places les plus honorables dans les assemblées soit sacrées, soit profanes.