Marc 12, 28

Un scribe qui avait entendu la discussion, et remarqué que Jésus avait bien répondu, s’avança pour lui demander : « Quel est le premier de tous les commandements ? »

Un scribe qui avait entendu la discussion, et remarqué que Jésus avait bien répondu, s’avança pour lui demander : « Quel est le premier de tous les commandements ? »
Louis-Claude Fillion
Alors s’approcha un des scribes… Détails pittoresques. Ce Scribe, mêlé à la foule, avait assisté sinon à toutes les discussions que Jésus venait de soutenir contre ses adversaires, du moins à celle qui s’était livrée en dernier lieu, vv. 18-27. Charmé des réponses du jeune Docteur, il s’avance respectueusement jusqu’à lui et lui pose à son tour une question délicate, vivement débattue dans les écoles juives (voyez l’Évangile selon S. Matthieu, Matth. 22, 35) : Quel était le premier de tous les commandements. « tous » est au neutre d’après le texte grec, la traduction littérale de ce passage serait donc : le premier commandement de toutes choses.
La Glose
Notre-Seigneur a réduit au silence et les pharisiens et les sadducéens qui étaient venus le tenter, voyons maintenant comment il répond à la question d'un docteur de la loi: «Alors l'un des docteurs de la loi s'approcha de lui et lui demanda: Quel est le premier de tous les commandements ?» etc.
Saint Jérôme
Ce doute, commun à tous ceux qui étaient versés dans la connaissance de la loi, venait de ce qu'elle paraissait imposer des commandements différents dans l'Exode , le Lévitique et le Deutéronome . Notre-Seigneur déclare donc qu'il y a non pas un seul commandement, mais deux commandements distincts qui sont comme les deux mamelles placées sur le sein de l'épouse pour nourrir notre enfance ( Ct 4, 5; 7, 7): «Le premier commandement est celui-ci: Ecoutez, Israël, le Seigneur votre Dieu est le seul Dieu». Il appelle le plus grand des commandements le premier de tous, c'est-à-dire celui que nous devons tous placer dans notre coeur comme le fondement unique de la piété, et qui consiste dans la connaissance, dans la confession de l'unité divine jointe à la pratique des bonnes oeuvres, qui sont le fruit de l'amour de Dieu et du prochain: «Et vous aimerez le Seigneur votre Dieu», etc.