Marc 12, 1
Jésus se mit à leur parler en paraboles : « Un homme planta une vigne, il l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et y bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage.
Jésus se mit à leur parler en paraboles : « Un homme planta une vigne, il l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et y bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage.
Il se mit ensuite à leur parler en paraboles. « Après avoir cloué le bec des
tentateurs par une interrogation avisée, le Seigneur fait, par une parabole, la démonstration de leur malice »,
Glossa. Jésus relève ainsi le gant jeté par ses adversaires et se fait agresseur à son tour. — S. Matthieu,
Matth. 20, 28–22, 14, a conservé trois paraboles qui furent prononcées par Notre-Seigneur dans cette
circonstance mémorable : S. Marc n’en mentionne qu’une seule, celle des vignerons. Mais c’est bien la plus
significative et la plus énergique. Du reste, en employant l’expression en paraboles, il montre suffisamment
que, selon sa coutume, il cite en abrégé les paroles de Jésus. — Un homme planta une vigne… Tous les
détails de cette description sont empruntés d’un côté aux écrits de l’Ancien Testament, de l’autre aux usages
viticoles de la Palestine. Voyez l’Évangile selon S. Matthieu, Matth. 21, 33. La plantation de la vigne
spirituelle de Jéhova avait eu lieu sous Josué, quand la nation théocratique fut établie par son souverain
Maître dans la terre de Chanaan. Là, le Seigneur entoura son peuple de soins multiples, analogues aux
opérations par lesquelles un vigneron protège et cultive un vignoble. Puis, après en avoir confié la direction
aux chefs suprêmes qui le représentaient, il s’en alla dans un pays lointain. « Ce n’est pas qu’il ait changé de
lieu, dit fort bien le Vén. Bède expliquant ce passage, mais il parut s’en aller, pour laisser aux vignerons toute
liberté dans leur travail ». N’oublions pas que c’est sur ces vignerons et sur leur conduite que repose l’idée
même de la parabole.