Marc 10, 34
qui se moqueront de lui, cracheront sur lui, le flagelleront et le tueront, et trois jours après, il ressuscitera. »
qui se moqueront de lui, cracheront sur lui, le flagelleront et le tueront, et trois jours après, il ressuscitera. »
Voici que nous montons à Jérusalem… Les termes de la prophétie
diffèrent à peine de ceux que nous lisions dans S. Matthieu (voyez le commentaire de Matth. 20, 18, 19).
Seulement, notre Évangéliste mentionne d’une manière complète les Chambres du Sanhédrin, princes des
prêtres, scribes, anciens ; puis, dans l’énumération des humiliations que Jésus devait endurer avant sa mort,
il signale un détail spécial, et cracheront sur lui. En revanche, S. Matthieu précisait mieux la nature du
supplice final : « pour qu’ils… le crucifient » au lieu du vague le feront mourir. — Toute la Passion est dans
ces quelques lignes.
Il veut affermir le coeur de ses disciples qui, ainsi prévenus, devaient supporter plus facilement cette épreuve et ne pas s'en effrayer outre mesure, comme d'un malheur inattendu. Il veut encore les convaincre que sa mort est volontaire; car celui qui prévoit sa mort, qui peut la fuir et ne la fuit pas, montre avec évidence que c'est volontairement qu'il se livre à la mort. Il prend à part ses disciples, car il était juste que ce fût à ses amis les plus intimes qu'il révélât le mystère de sa Passion.
Il veut nous montrer qu'il court au-devant de sa passion et qu'il ne refuse pas de souffrir la mort pour notre salut. «Et ils le suivaient, remplis d'étonnement et de crainte».
Pour adoucir la douleur qu'ils éprouveront de sa passion et de sa mort par l'espérance de sa résurrection, il ajoute: «Et il ressuscitera le troisième jour». Il ne leur avait pas caché le mystère de ses douleurs et de ses opprobres; c'était pour eux un motif d'ajouter foi aux autres prédictions qu'il leur faisait.