Marc 1, 5

Toute la Judée, tous les habitants de Jérusalem se rendaient auprès de lui, et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain, en reconnaissant publiquement leurs péchés.

Toute la Judée, tous les habitants de Jérusalem se rendaient auprès de lui, et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain, en reconnaissant publiquement leurs péchés.
Fulcran Vigouroux
Tout le pays de Judée, la Palestine méridionale, à l’exclusion de la Samarie, de la Galilée et de la Pérée.
Louis-Claude Fillion
Après avoir décrit d’une manière générale S. Jean et son ministère, l’Évangéliste donne quelques détails particuliers sur ses auditeurs, v. 5, sur sa vie mortifiée, v. 6, et sur sa prédication, vv. 7 et 8. Le tableau est concis, mais il est vigoureusement tracé, à la manière accoutumée de S. Marc. — Et tous… venaient à lui. C’est l’auditoire qui est d’abord mis sous nos yeux. Les épithètes tout, tous, bien qu’elles soient des hyperboles populaires, témoignent néanmoins d’un concours prodigieux, occasionné par un immense enthousiasme. La plupart des habitants de la Judée et de Jérusalem accouraient auprès du Précurseur. De fait, tout le pays, représenté par les différentes classes de la société, cf. Matth. 3, 7 ; Luc 3, 10-14, se transportait sur les bords du Jourdain. — Et ils étaient baptisés. Touchés par la prédication de S. Jean, tous recevaient avec empressement son baptême : le texte grec le dit formellement, καὶ ἐϐαπτίζοντο πάντες ἐν τῷ Ιορδάνῃ. Ce πάντες représente le « tous » de notre texte latin. La Vulgate, guidée sans doute par d’anciens manuscrits, l’a rattaché aux « habitants de Jérusalem ». — Dans le fleuve du Jourdain. Un de ces petits traits à peine perceptibles par lesquels on reconnaît la destination d’un ouvrage. S. Matthieu, du moins d’après les meilleurs manuscrits, ne dit pas que le Jourdain est un fleuve : aucun de ses lecteurs Juifs ne pouvait l’ignorer. Au contraire, les païens convertis pour lesquels écrit S. Marc ne connaissaient point la géographie de la Palestine ; de là cette désignation particulière. — Confessant leurs péchés. Voyez quelques détails sur cette confession dans l’Évangile selon S. Matthieu, Matth. 3, 6.
Saint Jérôme
C'est par Jean, en sa qualité d'ami de l'époux que l'épouse est présentée à Jésus-Christ comme autrefois Rébecca fut présentée à Isaac par Eliézer, son intendant (Gn 24): «Et toute la Judée, continue l'Évangéliste, sortait pour venir à lui», car la gloire et la louange marchent devant lui ( Ps 95, 6), c'est-à-dire, devant l'Epoux. Celle en effet qui se hâte de descendre de son chameau, c'est l'Eglise qui maintenant s'abaisse et s'humilie à la vue du véritable Isaac, Jésus-Christ son époux. Le mot Jourdain, signifie descente étrangère, parce que étrangers à l'égard de Dieu, éloignés de lui par l'orgueil, mais humiliés dans les eaux du baptême, nous sommes relevés jusqu'aux cieux.