Marc 1, 42

À l’instant même, la lèpre le quitta et il fut purifié.

À l’instant même, la lèpre le quitta et il fut purifié.
Louis-Claude Fillion
Ayant pitié de lui. S. Marc seul mentionne ce sentiment du cœur de Jésus. Le bon Maître s’attendrit à la vue des souffrances de l’infortuné qui est agenouillé devant lui. — Étendit la main. « Ce déploiement de pouvoir et de volonté est un grand signe », Fr. Luc. Cette main si pure et si puissante, Jésus ne craint pas de l’appliquer sur le corps du lépreux, il le toucha, malgré la susceptibilité de la Loi. Il n’avait pas à craindre de souillure, lui qui enlevait au contraire toute impureté physique et morale. — Je le veux, sois guéri. Dès qu’il eut prononcé ce mot majestueux, qu’il daignait emprunter à la prière même du lépreux, v. 40, le malade fut guéri à l’instant ; ce qui donne occasion à S. Marc de répéter encore l’adverbe favori, aussitôt, au moyen duquel il aime tant à accentuer la rapidité des prodiges de Jésus ».
Saint Jean Chrysostome
En parlant ainsi, non-seulement il ne détruit point, mais il confirme plutôt l'opinion qu'avait le lépreux de sa puissance. IL le guérit d'une seule parole; et il accomplit par cette oeuvre miraculeuse le voeu que le lépreux avait exprimé. «Des qu'il eût parlé, la lèpre le quitta», etc.