Marc 1, 4

Alors Jean, celui qui baptisait, parut dans le désert. Il proclamait un baptême de conversion pour le pardon des péchés.

Alors Jean, celui qui baptisait, parut dans le désert. Il proclamait un baptême de conversion pour le pardon des péchés.
Pape Saint Jean-Paul II
L'Eglise appelle tout le monde à cette conversion, à l'exemple de Jean-Baptiste qui préparait les chemins du Seigneur en « proclamant un baptême de repentir pour la rémission des péchés » (Mc 1, 4), et à l'exemple du Christ lui-même qui, « après que Jean eut été livré, vint en Galilée, proclamant l'Evangile de Dieu et disant: "Le temps est accompli et le Royaume de Dieu est tout proche; convertissez-vous et croyez à l'Evangile" » (Mc 1, 14-15).
Louis-Claude Fillion
Jean était dans le désert. Voici l’ange annoncé par Malachie. La voix dont Isaïe avait parlé retentit enfin dans le désert ! Dans le désert : l’Évangéliste appuie sur cette expression, pour montrer la réalisation parfaite de la prophétie qu’il vient de citer. C’était le désert de Juda (cf. Matth. 3, 1 et le commentaire), la contrée désolée qui avoisine la Mer Morte, et à laquelle les anciens Juifs avaient donné parfois le nom significatif de ישימון, l’horreur. Cf. 1 Ro 23, 24. — Baptisant et prêchant. Nous avons, dans ces participes, l’indication des deux grands moyens par lesquels S. Jean accomplissait son rôle glorieux de Précurseur. 1° Il baptisait : il administrait, le plus souvent sur les rives du Jourdain, parfois en d’autres lieux, cf. Jean 3, 23, ce rite symbolique d’où lui est venu le surnom de Baptiste. Nous en avons expliqué la nature dans notre commentaire sur S. Matthieu, p. 70. 2° Il prêchait et, dans sa prédication, il recommandait vivement son baptême, autour duquel il groupait toutes les vérités qu’il annonçait, la nécessité de la pénitence, la rémission des péchés, l’avènement prochain du Christ (v. 8). — Le baptême de pénitence, c’est-à-dire « baptême dans la pénitence » [145]. Ce nom, qu’on retrouve dans le troisième Évangile, Luc 3, 3, et au livre des Actes, Ac 19, 4, détermine très bien le caractère du baptême de S. Jean : c’était un signe vivant de pénitence pour tous ceux qui le recevaient, car il leur montrait de la manière la plus expressive la nécessité où ils étaient de laver leurs âmes par le repentir, de même que leurs corps avaient été purifiés par l’eau dans laquelle ils s’étaient plongés. — Pour la rémission des péchés. Le baptême du Précurseur n’avait pas une vertu suffisante pour remettre de lui-même les péchés, mais il disposait les cœurs à obtenir du Christ ce précieux résultat. — Sur le nom de S. Jean, voir l’Évangile selon S. Matthieu, Matth. 3, 1 ; sur l’époque de son apparition, Luc 3, 4 et les notes.
Saint Jérôme
Selon la prophétie d'Isaïe qui précède, Jean prépare la voie du Seigneur par la foi, le baptême et la pénitence. Il r end droits les sentiers, par cet extérieur austère, ce vêtement de poils de chameau, cette ceinture de cuir, ces sauterelles et ce miel sauvage et ce langage plein d'humilité. Aussi, est-il écrit: «Jean parut dans le désert», car Jean, aussi bien que Jésus cherche ce qui a été perdu dans le désert, lui-même, où Satan a remporté la victoire, il est vaincu à son tour; l'homme se relève là où il est tombé. Jean signifie grâce de Dieu, or, c'est par la grâce que commence ce récit évangélique. En effet, le mot qui suit est celui-ci: baptisant; et c'est par le baptême que la grâce nous est donnée, puisqu'il remet gratuitement les péchés. Mais ce qui est consommé par l'Epoux c'est le paranymphe de l'Epoux qui le commence. Ainsi les catéchumènes, c'est-à-dire, ceux que l'on instruit, reçoivent-ils du prêtre les premiers éléments de la foi, et de l'évêque l'onction du saint-chrême, et c'est là ce qu'expriment les paroles suivantes: «Il prêchait le baptême de la pénitence».