Marc 1, 39
Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons.
Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons.
Et il prêcha… Cette tournure est à remarquer : elle indique une continuité, une habitude
régulière. — Jésus exécute immédiatement son dessein. Quittant Capharnaüm avec ses disciples, il se met en
route à travers la Galilée, répandant en tous lieux les bonnes paroles, prêchant, et les bonnes œuvres, il chassait les démons. S. Matthieu, Matth. 4, 23, est plus explicite relativement aux miracles du Christ pendant
ce premier voyage apostolique : « Guérissant toute maladie et toute infirmité dans le peuple ». — Combien
de temps dura la mission dont S. Marc nous donne un sommaire si rapide ? Quelques mois probablement ;
toutefois, les données évangéliques sont trop vagues pour qu’on puisse répondre d’une manière précise à
cette question. Cf. 2, 1. — La conjonction et, placée par la Vulgate après « leurs synagogues », n’existe pas
dans le grec ; elle n’a du reste aucune raison d’être, car elle trouble plutôt le sens. La Galilée fut le théâtre
général de l’apostolat de Jésus ; les synagogues étaient le théâtre particulier de sa prédication.
Il nous apprend aussi, par cette conduite, que nous devons rapporter à Dieu tout ce que nous faisons de bien, et lui dire: Tout don excellent vient d'en haut, et descend de vous, ô mon Dieu ! ( Jc 1) «Et Simon le suivit et ceux qui étaient avec lui».
Il se rend près de ceux qui ont un plus grand besoin de lui, parce que la lumière de sa doctrine ne devait pas être concentrée eu un seul lieu, mais devait faire briller partout les rayons. «Car, ajoute-t-il, je suis venu pour cela».
A la doctrine, il joint les oeuvres; car peu après sa prédication, il chassa les démons, comme nous le voyons par ce qui suit: «Et il chassait les démons». C'est qu'en effet, si Jésus-Christ n'avait pas opéré de miracles, on n'aurait pas cru à sa parole. Et vous aussi, après avoir enseigné, agissez, afin que votre enseignement ne demeure pas stérile.
Dans cette prédication que d'après l'Évangéliste, Jésus lit en Galilée, il faut comprendre le sermon sur la montagne dont saint Matthieu fait mention et que saint Marc passe entièrement sous silence. Ce dernier Évangéliste ne dit rien qui ressemble à ce discours, si ce n'est quelques sentences sans liaison, qu'il sème dans son récit, parce que le Seigneur les a sans doute prononcées en d'autres circonstances.
Ce n'est pas qu'il eût besoin de prier (lui qui recevait les supplications des hommes), mais il agissait ainsi dans notre intérêt, et daignaient nous donner en sa personne l'exemple des vertus que nous devions pratiquer.