Marc 1, 35
Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait.
Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait.
Jésus se retire souvent à l’écart, dans la solitude, sur la montagne, de préférence de nuit, pour prier (cf. Mc 1, 35 ; 6, 46 ; Lc 5, 16). Il porte les hommes dans sa prière, puisque aussi bien il assume l’humanité en son Incarnation, et il les offre au Père en s’offrant lui-même. Lui, le Verbe qui a " assumé la chair ", participe dans sa prière humaine à tout ce que vivent " ses frères " (He 2, 12) ; il compatit à leurs faiblesses pour les en délivrer (cf. He 2, 15 ; 4, 15). C’est pour cela que le Père l’a envoyé. Ses paroles et ses œuvres apparaissent alors comme la manifestation visible de sa prière " dans le secret ".
S’étant levé de très grand matin. La nuit du samedi au dimanche s’achevait donc à peine, que
Jésus était déjà debout, malgré les fatigues de la soirée précédente, et quittait sans bruit, à l’insu de tous, la
maison hospitalière de Simon. Son but manifeste était d’échapper ainsi aux ovations de la foule
enthousiasmée par ses miracles, et de se préparer, par une prière solitaire de quelques heures, à la mission
qu’il allait bientôt commencer, v. 38 et s. — Il sortit et alla dans un lieu désert. « Un trait remarquable du lac
de Gennésareth, c’est qu’il était entouré de solitudes désertes. Ces places solitaires, situées à proximité, soit sur les plateaux, soit dans les ravins qui abondent près des deux rives, fournissaient d’excellents refuges pour
le repos ou pour la prière… Jésus recherchait ces solitudes, tantôt seul, tantôt avec ses disciples » [179]. Les
montagnes, les déserts, les lieux retirés, Gethsémani, tels furent les principaux oratoires du Sauveur : il ne
priait pas sur la place publique comme les Pharisiens. — Et là il priait.. Autre détail particulier à S. Marc : du
reste tout ce récit est marqué au cachet distinctif du second Évangile. La scène est extrêmement pittoresque :
le narrateur la met vraiment sous nos yeux. — Qu’il est beau de voir Jésus en oraison après et avant ses
nombreux labeurs ! Sa vie se compose de deux éléments, les exercices du zèle et les exercices de religion, le
côté extérieur et le côté intérieur. Telle doit être aussi la vie du prêtre.
Après avoir opéré ces guérisons, le Sauveur se retira à l'écart: «Et se levant de grand matin, il sortit et s'en alla dans le désert». C'est ainsi qu'il nous enseigne à ne rien faire par ostentation, et à ne point divulguer les bonnes oeuvres que nous pouvons faire. «Et là, il priait».
Si par le coucher du soleil ou entend, dans le sens mystique, la mort du Sauveur, pourquoi ne pas voir sa résurrection dans le retour du matin? Après que sa lumière eut brillé sur le monde, il s'en alla dans le désert des nations idolâtres, et là il priait dans la personne de ses fidèles, parce qu'il excitait leurs coeurs par la grâce du Saint-Esprit à la vertu de prière.