Marc 1, 29
Aussitôt sortis de la synagogue, ils allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André.
Aussitôt sortis de la synagogue, ils allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André.
Et aussitôt. S. Luc, comme S. Marc, rattache très étroitement ce miracle
à la guérison du démoniaque : il y eut donc une connexion historique réelle entre les deux prodiges. Les
récits des Synoptiques sont ici les mêmes quant à la substance ; ils ne varient guère que dans l’expression.
Notre Évangéliste a cependant le mérite d’être le plus précis pour la plupart des détails. Tout est pris sur le
vif dans son récit : on devine à quelle source il avait puisé. — Sortant de la synagogue. Aussitôt après le
miracle raconté au v. 26, Jésus sortit de la Synagogue avec ses quatre disciples, et ils vinrent ensemble dans
la maison de Pierre et d’André. S. Marc est le seul à mentionner en termes exprès S. André, S. Jacques et S.
Jean.
Il fallut d'abord refréner la langue du serpent pour qu'elle cessât de vomir ses poisons, et guérir ensuite de la fièvre de la concupiscence charnelle la femme qui fut séduite la première: «Et bientôt après, sortant de la synagogue, ils vinrent», etc.
Car la fièvre signifie l'intempérance dont nous sommes guéris, nous qui ne sommes pas les enfants de la synagogue, mais de l'Eglise à l'aide d'une discipline salutaire, et par l'élévation de nos désirs, pleins d'un saint empressement à servir ensuite celui à qui nous devons notre guérison.