Luc 6, 19

Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu’une force sortait de lui et les guérissait tous.

Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu’une force sortait de lui et les guérissait tous.
Catéchisme de l'Église catholique
Souvent Jésus demande aux malades de croire (cf. Mc 5, 34. 36 ; 9, 23). Il se sert de signes pour guérir : salive et imposition des mains (cf. Mc 7, 32-36 ; 8, 22-25), boue et ablution (cf. Jn 9, 6 s). Les malades cherchent à le toucher (cf. Mc 1, 41 ; 3, 10 ; 6, 56) " car une force sortait de lui qui les guérissait tous " (Lc 6, 19). Ainsi, dans les sacrements, le Christ continue à nous " toucher " pour nous guérir.
Louis-Claude Fillion
Deux motifs avaient déterminé ces masses populaires à accourir ainsi auprès de Jésus. Elles étaient venues d'abord pour l'entendre, puis pour être guéris. Ces deux désirs vont être satisfaits ; le premier, placé en tête comme le principal, par le grand discours de Jésus ; le second par des guérisons immédiates, opérées en faveur de tous ceux qui en avaient besoin, quel que fût du reste le genre de leurs infirmités. - Remarquez les cinq formes verbales à l'imparfait, qui marquent des actes constamment réitérés. Jésus était, suivant la belle parole de Théophylacte, une source intarissable de miracles. La phrase toute la foule cherchait à le toucher forme à elle seule un vivant tableau. Quelle sainte agitation autour du Thaumaturge ! Tout à l'heure, au contraire, le plus profond silence régnera autour de l'Orateur. Sur l'expression une vertu sortait de lui, voyez Marc. 5, 30, et le commentaire. La chair sacrée du Sauveur, de même que la matière dans les sacrements, servait à transmettre les grâces.
Saint Théophylacte d'Ohrid
C'est-à-dire, pour la guérison de leurs âmes, et pour être délivrés de leurs infirmités, c'est-à-dire, pour la guérison de leurs corps.
Saint Bède le Vénérable
R arement vous verrez la foule suivre le Seigneur sur les hauteurs, ou un malade guéri sur une montagne; mais quand la fièvre des plaisirs sensuels est éteinte, et le flambeau de la science divine allumé, chacun tend à s'élever successivement jusqu'au sommet élevé des vertus. La foule qui a eu le bonheur de toucher le Seigneur, est guérie par la vertu de cet attouchement, comme nous avons vu plus haut le lépreux guéri par l'attouchement du Seigneur. L'attouchement du Sauveur est donc un moyen certain de salut, le toucher, c'est croire fermement en lui, être touché par lui, c'est être guéri par sa grâce.
Saint Cyrille d'Alexandrie
Après avoir choisi et désigné les saints Apôtres, Jésus voulant convaincre les Juifs et les Gentils rassemblés en grand nombre, que par ce choix il les avait élevés à la dignité de l'apostolat, et que lui-même était plus qu'un homme, qu'il était Dieu et le Verbe incarné, opéra devant eux plusieurs miracles éclatants: «Et tout le peuple cherchait à le toucher, parce qu'une vertu sortait de lui», etc. En effet, Jésus-Christ n'avait pas recours à une puissance étrangère, mais comme il était Dieu par nature, il guérissait tous les malades en répandant sur eux sa propre puissance.
Saint Ambroise
Considérez attentivement toutes ces circonstances, comment Jésus monte avec les Apôtres et descend ensuite vers la foule, car la foule ne pouvait voir le Christ que dans un lieu peu élevé, elle ne peut le suivre sur les hauteurs, sur le sommet des montagnes, mais dès qu'il descend, il trouve des infirmes, car les infirmes ne peuvent se trouver sur les hauteurs.