Luc 3, 20
À tout cela il ajouta encore ceci : il fit enfermer Jean dans une prison.
À tout cela il ajouta encore ceci : il fit enfermer Jean dans une prison.
Il mit
le comble à toutes ses iniquités antérieures par un nouveau forfait, qui joignait la malice du sacrilège à celle
d'une arrestation injuste. Cette tournure énergique est spéciale à S. Luc. C'est du reste notre évangéliste qui
accuse le plus formellement Hérode dans cette circonstance. S. Marc, 6, 20, a quelques traits à la décharge du
tétrarque. - Il enferma Jean en prison : probablement dans la forteresse de Machéronte, ou Machaerus, au
Nord de la mer Morte. Voyez R. Riess, Atlas de la Bible, pl. 4 ; V. Ancessi, Atlas géogr. de la Bible, pl. 16.
Ses exhortations contenaient la bonne doctrine, et l'auteur sacré les appelle avec raison l'Évangile.
La GloseC'est avant que saint Luc ait commencé le récit des actions de Jésus, qu'il raconte la captivité de Jean, pour nous montrer qu'il va s'appliquer uniquement à raconter les événements qui se sont passés depuis l'année où Jean-Baptiste fut jeté dans les fers ou mis à mort.
Ce ne fut point à l'époque dont il est ici question que Jean-Baptiste fut fait captif, mais d'après l'Évangile selon saint Jean ce fut après que le Sauveur eut opéré quelques miracles, et après que la renommée de son baptême se fut répandue au loin. Cependant, saint Luc place ici la captivité du saint Précurseur, pour faire ressortir toute la méchanceté d'Hérode, qui, voyant la foule accourir à la prédication de Jean, les soldats croire à sa parole, les publicains se convertir, tout le peuple recevoir le baptême, à l'encontre de tous les autres, non seulement ne fait aucun cas des paroles de Jean-Baptiste, mais le charge de chaînes et le jette en prison.
Jean-Baptiste avait annoncé Jésus-Christ, il avait prêché le baptême de l'Esprit saint et les autres vérités que nous rapporte le récit évangélique. Mais il en prêchait d'autres encore, comme nous le voyons par ces paroles: «Il disait beaucoup d'autres choses au peuple dans les discours qui lui faisait.
De même que nous lisons dans l'Évangile selon saint Jean, qu'il fit encore beaucoup d'autres discours, et beaucoup d'autres miracles; ainsi ces paroles de saint Luc doivent nous faire comprendre que Jean-Baptiste enseignait encore des vérités d'une trop haute portée pour pouvoir être rapportées par écrit. Nous sommes remplis d'admiration pour Jean-Baptiste, parce qu'il est le plus grand de tous ceux qui sont nés de la femme, parce que son éminente vertu l'a élevé à une si haute renommée, que plusieurs ont pensé qu'il était le Christ, mais qu'il parut bien plus admirable encore de n'avoir ni craint Hérode ni redouté la mort: «Mais Hérode le Tétrarque ayant été repris», etc.