Luc 22, 22
En effet, le Fils de l’homme s’en va selon ce qui a été fixé. Mais malheureux cet homme-là par qui il est livré ! »
En effet, le Fils de l’homme s’en va selon ce qui a été fixé. Mais malheureux cet homme-là par qui il est livré ! »
Le Fils de l'homme s'en va. La plupart des interprètes regardent
ce « va » comme un euphémisme pour « va mourir » ; ce qui est très conforme à l'usage classique. On
pourrait néanmoins conserver ici au verbe sa signification ordinaire. - Selon ce qui a été déterminé. Belle
expression, aimée de S. Luc. Cfr. Act. 2, 23 ; 10, 42 ; 16, 26, 31 : selon qu'il a été fixé de toute éternité par
les décrets divins. La pensée est plus restreinte dans les récits parallèles : « comme il est écrit ». - Mais
malheur à l'homme… Terrible mais juste sentence de damnation prononcée contre Judas. Les décrets de la
Providence ne l'empêchaient pas d'être libre : à lui donc toute la responsabilité de son épouvantable trahison.
Et cependant Jésus ne le désigne pas spécialement, de peur que ce reproche public ne le rende plus audacieux, et il parle en général de celui qui doit le trahir, pour toucher de repentir celui qui se sentira coupable. Il prédit en même temps le châtiment dont le traître sera puni, pour ramener par la perspective du supplice celui que la honte n'a pu fléchir: «Pour ce qui est du Fils de l'homme, il s'en va», etc.