Luc 15, 29
Mais il répliqua à son père : “Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis.
Mais il répliqua à son père : “Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis.
Cette démarche pleine de condescendance n'attira au père que d'insolents et d'amers reproches. -
Voilà tant d'années : ne dirait-on pas que ce fils orgueilleux avait sacrifié des vies entières ? - Je te sers : dans
le texte grec, il manifeste avec plus de force son manque complet de sentiments généreux ; il a servi à la
façon d'un esclave, non pas avec l'amour d'un fils. Il ajoute, comme ces Pharisiens superbes dont il est le type
achevé : Je n'ai jamais transgressé tes ordres (cfr. 18, 11, 12). Qu'ai-je reçu, ose-t-il dire encore, en échange
de ma fidélité, de mes fatigues ? Pas même un chevreau pour le manger en compagnie de mes amis ! Le
bonheur d'avoir joui constamment de la présence de son père ne compte pour rien aux yeux de ce superbe.
Le fils dit donc à son père: J'ai passé gratuitement dans les douleurs une vie toujours exposée aux persécutions des pécheurs, et vous n'avez jamais commandé qu'on mît à mort pour moi un chevreau (c'est-à-dire, le pécheur qui me persécutait), pour me donner quelques moments de soulagement et de repos. Dans ce sens, Achab était le chevreau d'Élie, qui disait à Dieu: «Seigneur, ils ont tué vos prophètes».
ou bien encore: «Vous ne m'avez jamais donné un chevreau»,c'est-à-dire, le sang d'aucun prophète ni d'aucun prêtre ne nous a délivrés de la domination romaine.