Luc 15, 27
Celui-ci répondit : “Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.”
Celui-ci répondit : “Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.”
Au lieu
d'entrer, et de voir par lui-même quelle était la cause de ces réjouissances inattendues, le fils aîné, montrant
ainsi tout qu'il y avait de maussade, de raide dans son caractère, prend des informations auprès d'un serviteur.
La réponse de celui-ci est empreinte d'une grande délicatesse, d'une discrétion toute respectueuse. Le père
avait bien pu (v. 24) apprécier le caractère moral du retour de son fils, mais ce langage n'aurait pu convenir
dans la bouche d'un serviteur ; aussi Jésus lui fait-il dire simplement : parce qu'il l'a recouvré sain et sauf.
Chaque trait est vraiment d'une exquise perfection.
Nous éprouvons quelque fois nous-mêmes ce sentiment, nous en voyons, en effet, dont toute la vie se passe dans l'exercice des plus sublimes vertus, d'autres qui ne se convertissent à Dieu que dans l'extrême vieillesse, ou même qui, par une grâce particulière de la miséricorde divine, n'effacent leurs pêchés qu'au dernier jour de leur vie. Or il en est qui, par un sentiment de défiance inopportune, ne peuvent admettre cet excès de miséricorde, parce qu'ils ne considèrent pas la bonté du Sauveur, qui se réjouit du salut des pécheurs.
Ce fils sans pudeur est semblable au pharisien qui cherchait à se justifier, parce qu'il observait la lettre de la loi, et qu'il accusait son frère d'avoir dévoré son bien avec des femmes perdues: «Et à peine votre autre fils qui a dévoré son bien avec des courtisanes, est-il revenu», etc.