Jean 5, 37

Et le Père qui m’a envoyé, lui, m’a rendu témoignage. Vous n’avez jamais entendu sa voix, vous n’avez jamais vu sa face,

Et le Père qui m’a envoyé, lui, m’a rendu témoignage. Vous n’avez jamais entendu sa voix, vous n’avez jamais vu sa face,
Alcuin d'York
 Les Juifs auraient pu lui dire : « Nos pères ont entendu la voix de Dieu sur le Sinaï, et ils l'ont vu sous la forme de feu ; si donc Dieu consentait à rendre témoignage de vous, nous pourrions entendre sa voix, Jésus les prévient et leur dit : « J'ai le témoignage que me rend mon Père, bien que vous ne le compreniez pas, parce que vous n'avez jamais entendu sa voix, et vous n'avez jamais vu sa figure. »
Saint Bède le Vénérable
La mission du Fils n'est autre que son incarnation. Notre-Seigneur prouve ensuite que Dieu est incorporel et ne peut par conséquent être vu des yeux du corps : « Mais vous n'avez jamais entendu sa voix, ni vu sa figure. »
Saint Jean Chrysostome
omment donc Moïse a-t-il pu dire : « S'est-il jamais fait une chose semblable, et jamais a-t-on ouï dire qu'un peuple ait entendu la voix du Seigneur parlant du milieu du feu, comme vous l'avez entendue, sans être frappé de mort ? (Dt 4, 33-34.) Isaïe et plusieurs autres encore attestent qu'ils ont vu Dieu. Que signifient donc ces paroles du Sauveur ? Il veut donner aux Juifs des idées plus saines et plus exactes sur Dieu, en leur enseignant peu à peu que Dieu n'a ni voix, ni figure ; mais qu'il est supérieur à toutes les figures et à tous les langages possibles. En effet, ces paroles : « Vous n'avez jamais entendu sa voix, » ne signifient pas que Dieu ait une voix, bien qu'inintelligible pour l'homme ; de même que ces autres paroles : « Et vous n'avez jamais vu sa figure, » ne veulent pas dire que Dieu ait une forme sensible, quoique invisible pour l'homme ; mais il veut établir qu'il n'y a en Dieu ni voix ni figure.
Saint Hilaire de Poitiers
Ce n'est pas seulement par le témoignage du nom qu'il porte, que le Fils unique de Dieu prouve sa filiation divine, mais par les œuvres de sa puissance, qui attestent qu'il est vraiment l'envoyé du Père, en qui nous voyons éclater tout à la fois l'obéissance du Fils et l'autorité du Père. Mais comme les œuvres ne sont point un témoignage suffisant pour les incrédules, il ajoute : « Et mon Père qui m'a envoyé a rendu lui-même témoignage de moi. » Parcourez toutes les pages de l'Evangile, et examinez sérieusement ce qu'elles renferment, et vous n'y trouverez aucun témoignage du Père qui ne proclame que Jésus-Christ est son Fils. Quelle est donc cette erreur calomnieuse (et quel en est le motif), qui ne voit dans la filiation divine qu'une simple adoption, accuse Dieu de mensonge, et réduit à rien les noms qui sont donnés au Fils ?