Jean 3, 33
Mais celui qui reçoit son témoignage certifie par là que Dieu est vrai.
Mais celui qui reçoit son témoignage certifie par là que Dieu est vrai.
Son
témoignage : le pronom est placé en avant par emphase et mis en corrélation avec « Dieu ». - Certifie est
une belle métaphore, empruntée à l’antique usage d’apposer son cachet sur un document d’une certaine
importance, pour le confirmer, l’authentiquer. Cf. 6, 27 ; Rom. 4, 11 ; 15, 8 ; 1 Cor. 9, 2. Quiconque accepte
le témoignage de Jésus scelle donc pour ainsi dire solennellement de son sceau cette conséquence manifeste,
que Dieu est véridique ; c'est-à-dire que Dieu est la vérité même et la source de toute vérité. En effet, N.-S.
Jésus-Christ s’étant présenté au monde avec tous les caractères d’un envoyé de Dieu, du Fils de Dieu, croire
à sa véracité, c’est croire à la véracité de Celui qu’il représente. Ces deux choses sont inséparables. Aussi
l’auteur du quatrième évangile pourra-t-il affirmer autre part (1 Joan. 1, 10 ; 5, 10) que, ne pas recevoir le
témoignage de Jésus, c’est faire de Dieu un menteur.
Jean-Baptiste vient de dire expressément de Jésus-Christ : « Il atteste ce qu'il a vu et entendu » pour défendre contre l'accusation d'erreur les enseignements du Sauveur auxquels un si petit nombre devait ajouter foi, comme il le déclare lui-même: « Et personne ne reçoit son témoignage ; » personne, c'est-à-dire un petit nombre de personnes ; car il avait des disciples qui ajoutaient foi à ses paroles. Jean-Baptiste fait ici allusion à ceux de ses disciples qui ne croyaient pas encore en Jésus-Christ et condamne en même temps l'indifférence coupable des Juifs. C'est ce que l'Evangéliste avait dit lui-même au commencement de son Evangile : « Il est venu chez lui, et les siens ne l'ont pas reçu. » (C'est-à-dire les Juifs qui lui appartenaient d'une manière toute particulière.)