Jean 3, 33

Mais celui qui reçoit son témoignage certifie par là que Dieu est vrai.

Mais celui qui reçoit son témoignage certifie par là que Dieu est vrai.
Louis-Claude Fillion
Son témoignage : le pronom est placé en avant par emphase et mis en corrélation avec « Dieu ». - Certifie est une belle métaphore, empruntée à l’antique usage d’apposer son cachet sur un document d’une certaine importance, pour le confirmer, l’authentiquer. Cf. 6, 27 ; Rom. 4, 11 ; 15, 8 ; 1 Cor. 9, 2. Quiconque accepte le témoignage de Jésus scelle donc pour ainsi dire solennellement de son sceau cette conséquence manifeste, que Dieu est véridique ; c'est-à-dire que Dieu est la vérité même et la source de toute vérité. En effet, N.-S. Jésus-Christ s’étant présenté au monde avec tous les caractères d’un envoyé de Dieu, du Fils de Dieu, croire à sa véracité, c’est croire à la véracité de Celui qu’il représente. Ces deux choses sont inséparables. Aussi l’auteur du quatrième évangile pourra-t-il affirmer autre part (1 Joan. 1, 10 ; 5, 10) que, ne pas recevoir le témoignage de Jésus, c’est faire de Dieu un menteur.
Saint Jean Chrysostome
Jean-Baptiste vient de dire expressément de Jésus-Christ : « Il atteste ce qu'il a vu et entendu » pour défendre contre l'accusation d'erreur les enseignements du Sauveur auxquels un si petit nombre devait ajouter foi, comme il le déclare lui-même: « Et personne ne reçoit son témoignage ; » personne, c'est-à-dire un petit nombre de personnes ; car il avait des disciples qui ajoutaient foi à ses paroles. Jean-Baptiste fait ici allusion à ceux de ses disciples qui ne croyaient pas encore en Jésus-Christ et condamne en même temps l'indifférence coupable des Juifs. C'est ce que l'Evangéliste avait dit lui-même au commencement de son Evangile : « Il est venu chez lui, et les siens ne l'ont pas reçu. » (C'est-à-dire les Juifs qui lui appartenaient d'une manière toute particulière.)