Jean 20, 6
Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat,
Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat,
Simon-Pierre, qui le suivait, vint aussi. C'est le sixième trait. Pierre
n'arrive qu'en second lieu (il le suivait), ayant été retardé par la circonstance indiquée antérieurement, v. 4. -
Et entra dans le tombeau. (aoriste pittoresque à la suite du présent). Lui, il n'hésite pas un instant, mais il
entre aussitôt avec son impétuosité accoutumée et en homme résolu. Voyez un fait analogue, 21, 7. « Ces
détails sont si naturels et si conformes à la personnalité des deux disciples, qu'ils portent en eux-mêmes leur
cachet d'authenticité », Godet, h. l. - Et il vit... Dans le grec, le verbe n'indique pas un simple et rapide coup
d'œil, tel qu'avait été celui de S. Jean (v. 5), mais une inspection prolongée et minutieuse. Cf. Tittman, De
synonymis N. Test., p. 120. Notez l'emploi du présent, par contraste avec l'aoriste. - Les bandelettes posées à
terre. Il y a cette fois une petite inversion (voyez le v. 5), pour ne pas faire rapporter le participe à « suaire »
qui vient ensuite (v. 7).
Aussitôt qu'il fut arrivé, il considère les linges qui avaient été laissés dans le tombeau: «Et s'étant penché, il vit les linceuls posés à terre». Toutefois il ne pousse pas plus loin ses recherches, et s'en tient là. Pierre, au contraire, beaucoup plus ardent, entre dans le tombeau, examine tout avec soin, et voit quelque chose de plus: «Simon-Pierre qui le suivait, arriva ensuite et entra dans le sépulcre, et vit les linges posés à terre, et le suaire qui couvrait sa tête, non point avec les linges, mais plié en un lieu à part». Il y avait dans toutes ces circonstances une preuve évidente de la résurrection. Car en supposant qu'on eût enlevé son corps, on ne l'eût pas dépouillé de ses linceuls, et ceux qui seraient venus le dérober, n'auraient pas pris tant de soin d'ôter le suaire, de le rouler et de le placer dans un endroit à pari, séparé des linceuls; mais ils auraient tout simplement enlevé le corps tel qu'il se trouvait. Pourquoi saint Jean nous a-t-il fait remarquer précédemment que Jésus avait été enseveli avec une grande quantité de myrrhe, qui fait adhérer fortement les linges au corps, c'est pour que vous ne soyez pas dupe de ceux qui vous affirment que le corps du Sauveur a été enlevé, car celui qui serait venu pour le dérober, n'aurait point perdu le sens à ce point que de dépenser tant de soins et de temps pour une chose parfaitement inutile.