Jean 20, 29
Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »
Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »
Le bon Maître accepte cette noble confession ; mais, dans sa réponse, il
relève la supériorité d'une foi prompte et sans réserve. - Parce que tu m'as vu, Thomas (ce nom est omis par
l'Itala,. le syr. et la plupart des manuscrits grecs), tu as cru. Dans le grec, deux parfaits, qui dénotent deux
actions accomplies. - Heureux... Nouvelle béatitude évangélique, ajoutée pour tous ceux qui ont eu le
bonheur de croire au Verbe fait chair sans l'avoir vu de leurs propres yeux. Jésus l'oppose à la foi tardive de
S. Thomas, et c'est là le seul blâme qu'il adresse à cette brebis momentanément égarée. - Ceux qui n'ont pas
vu, et qui ont cru. Croire malgré l'absence de preuves matérielles, telle est la perfection de la foi. Pourtant il
fallait bien que les disciples eussent vu et touché l'Homme-Dieu, pour fournir des arguments à notre
croyance ; mais, après l'Ascension une nouvelle ère a commencé : « Mais t'écouter seulement fonde la
certitude de foi », Saint Thomas d’Aquin, Adoro te devote. Bienheureux quiconque le fait sans hésiter !
L'Apôtre nous dit: «La foi est le fondement des choses que l'on doit espérer, et une pleine conviction de celles qu'on ne voit point» ( He 11, 1). Il est donc évident que ce que l'on voit clairement n'est pas l'objet de la foi, mais de la connaissance. Pourquoi donc le Sauveur dit-il à Thomas, qui avait vu et touché: «Parce que vous avez vu, vous avez cru ?» C'est qu'il crut autre chose que ce qu'il voyait. Ses yeux ne voyaient qu'un homme, et il confessait un Dieu. Les paroles qui suivent: «Bienheureux ceux qui n'ont pas vu et qui ont cru», répandent une grande joie dans notre âme, car c'est nous que Notre-Seigneur a eus particulièrement en vue, nous qui croyons dans notre esprit en celui que nous n'avons pas vu de nos yeux, si toutefois nos oeuvres sont conformes à notre foi. Car la vraie foi est celle qui se traduit et se prouve par les oeuvres.
Lors donc qu'un chrétien est tenté de dire: Que n'ai-je été dans ces temps heureux pour voir de mes yeux les miracles de Jésus-Christ, qu'il se rappelle ces paroles: «Bienheureux ceux qui n'ont point vu et qui ont cru».