Jean 20, 20
Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur.
Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur.
Son côté. Ses mains et ses pieds (voir Luc, 24, 39-40). « Notre-Seigneur voulut, dit saint Ambroise, porter dans son corps glorieux les cicatrices de ses plaies, comme des trophées de sa victoire sur la mort, l’enfer et le péché ; il les conserve jusque dans les ciel, afin de montrer continuellement à son Père le prix de notre rédemption, et de nous obtenir tout, en intercédant par elles en notre faveur. »
A son doux souhait de paix, Jésus daigne associer un acte
qui devait les rassurer plus complètement encore. - Il leur montra ses mains et son côté. D'après S. Luc :
« ses mains et ses pieds ». S. Jean ayant parlé de l’ouverture du côté, 19, 34 et ss., signale naturellement la
cicatrice restée au sacré côté. Glorieux stigmates, que le Sauveur montra d'abord aux siens comme des signes
irrécusables de sa résurrection (Cf. Act. 1, 3), qu'il montre constamment à son Père pour obtenir le pardon
des pécheurs, et aux élus pour leur prouver son généreux amour. - Les disciples furent remplis de joie... Et de
quelle joie intense, maintenant qu'ils avaient une certitude complète et personnelle ! C'était la réalisation
d'une promesse faite par Jésus la veille de sa mort, 16, 20 : « vous serez dans la tristesse ; mais votre tristesse
sera changée en joie ». - En voyant le Seigneur : motif de leur bonheur.
Comme la foi de ses disciples avait encore quelque doute sur la vérité du corps qu'ils avaient devant les yeux, Notre-Seigneur, ajoute l'Évangéliste, leur montra aussitôt ses mains et son côté.
Il accomplit la prédiction qu'il leur avait faite avant sa passion: «Je vous verrai de nouveau, et votre coeur se réjouira». Aussi l'Évangéliste remarque, «qu'ils furent remplis de joie voyant le Seigneur».