Jean 19, 19
Pilate avait rédigé un écriteau qu’il fit placer sur la croix ; il était écrit : « Jésus le Nazaréen, roi des Juifs. »
Pilate avait rédigé un écriteau qu’il fit placer sur la croix ; il était écrit : « Jésus le Nazaréen, roi des Juifs. »
Jésus de Nazareth. « Saint Jean est le seul qui [mentionne le mot Nazaréen ou de Nazareth dans le titre de la croix], afin de compléter ce que les autres avaient dit ; et, par une circonstance singulière, c’est presque l’unique mot que nous ait conservé la relique du titre [de l’Eglise Sainte-Croix de Jérusalem à Rome ; voir Matthieu, 27, 37], comme pour confirmer le texte de saint Jean, le seul qui n’ait pas quitté Notre-Seigneur un instant pendant sa passion. Il a vu et rapporté littéralement ce dont les autres ont donné l’esprit. » (ROHAULT DE FLEURY.)
Pilate rédigea aussi une inscription. Il appartenait au
gouverneur, en sa qualité de juge suprême, de composer lui-même l’inscription qu’on attachait au sommet
de la croix (voyez l’Evang. selon S. Matth., p. 549) : Pilate profita de son droit pour se venger des hiérarques
en les humiliant. Il n’est pas nécessaire de traduire « scripsit » par le plus-que-parfait « avait rédigé », ni de
regarder l’aoriste comme l’indice d’un oubli réparé un peu plus tard. Le « procurator » écrivit l’inscription
aussitôt après la condamnation, en même temps qu’on faisait les autres préparatifs du crucifiement. - Une
inscription (sans article) : le nom technique chez les Romains. S. Jean est seul à l’employer. - Qu’il plaça
au-dessus de la croix : « au-dessus de la tête de Jésus « , Matth. 27, 37. Voyez notre Atlas archéologique de
la Bible, Pl. 55, fig. 4. - Il y était écrit : « par un instinct divin singulier », Lampe. Il fallait que la royauté de
N. S. Jésus-Christ fût hautement proclamée. Il meurt comme un criminel ; mais il est roi, et roi glorieux, et
roi conquérant, même sur l’instrument de son supplice. - L’inscription, telle qu’elle est conservée par S. Jean,
se compose de trois choses, savoir : le nom du divin supplicié, Jésus, sa patrie, de Nazareth ; le délit qui
l’avait fait condamner, roi des Juifs. Voyez dans l’Evang. selon S. Luc. p. 394, une comparaison entre les
variantes de l’inscription d’après les quatre évangiles.