Jean 17, 26
Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi aussi, je sois en eux. »
Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi aussi, je sois en eux. »
Je leur ai fait connaître votre nom.
C’est-à-dire, la nature, les attributs, les volontés de Dieu. Le Sauveur est heureux de redire, en terminant sa
prière, tout ce qu’il a fait et veut faire encore pour la gloire de son père. - Et je le leur ferai connaître. Non
par lui-même, puisqu’il va quitter la terre, mais par l’intermédiaire du Saint Esprit. Cf. 14, 20 et ss. ; Rom. 5,
5, etc. Magnifique engagement que prend ici Jésus, comme pour toucher le cœur de Dieu par ce trait final et
mériter plus sûrement les faveurs demandées. - Afin que l’amour dont vous m’avez aimé. Jésus ne se lasse
pas de dire combien son père l’a aimé. Mais il ne se lasse pas non plus de souhaiter que Dieu daigne étendre
son amour à tous les chrétiens. Il signale ici l’amour comme un résultat naturel de la connaissance. Connaître
Dieu, c’est l’aimer et être aimé de lui ; mais « celui-là n’aime pas qui ne connaît pas », 1 Joan 4, 8. - Soit en
eux : demeure à tout jamais - Et moi aussi en eux. Jésus en nous, toujours en nous, de sorte que ce soit son
image que le Père contemple dans chaque chrétien. Quelle suave conclusion de cette prière ! Ah ! Si nous
demeurions aussi toujours en lui !
2266. Il signifie ainsi le progrès des disciples, d'abord quant à la connaissance, puis quant à son fruit [n° 2270].
Quant au progrès des disciples dans la connaissance de Dieu, le Christ montre d'abord la racine et la source de la connaissance de Dieu, puis les rameaux et les petits ruisseaux qui en découlent [n° 2268], enfin le fait qu'ils en dérivent comme d'une racine ou d'une source [n° 2269].
2267. La racine et la source de la connaissance de Dieu est le Verbe de Dieu, c'est-à-dire le Christ - La source de la sagesse est le Verbe de Dieu dans les hauteurs. Or la sagesse humaine consiste à connaître Dieu. Et cette connaissance dérive du Verbe vers les hommes, parce que c'est en tant que les hommes participent au Verbe de Dieu qu'ils connaissent Dieu. Aussi dit-il : LE MONDE NE T'A PAS CONNU, MAIS MOI, source de la sagesse, ton Verbe, JE T'AI CONNU, d'une connaissance éternelle de compréhension- Si je dis que je ne le connais pas, je serai semblable à vous, un menteur.
2268. Et de cette connaissance du Verbe, qui est source et racine, découlent comme ruisseaux et rameaux toutes les connaissances des croyants. Et c'est pourquoi il dit : ET CEUX-CI ONT CONNU QUE C'EST TOI QUI M'AS ENVOYÉ ; ainsi, QUE (QUIA, qui signifie « parce que ») donne la raison de cette connaissance, selon Augustin. Le sens est alors : MAIS MOI JE T'AI CONNU par nature, ET CEUX-CI ONT CONNU par la grâce. Et pourquoi ? Parce que TU M'AS ENVOYÉ, ajoutons, pour qu'ils te connaissent - Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la venté. - J'ai manifesté ton nom aux hommes.
Ou bien QUE désigne la réalité connue, et le sens est alors : CEUX-CI ONT CONNU, mais quoi ? QUE C'EST TOI QUI M'AS ENVOYÉ parce que celui qui voit le Fils voit aussi le Père.
2269. Ce n'est pas d'eux-mêmes qu'ils ont acquis cette connaissance, mais c'est de moi qu'elle dérive sur eux, parce que personne ne connaît le Père si ce n'est le Fils et celui à qui le Fils aura voulu le révéler. Aussi dit-il : JE LEUR AI FAIT CONNAÎTRE TON NOM, ET JE LE LEUR FERAI CONNAÎTRE. Il désigne ici les deux connaissances qu'ont par lui les fidèles : celle de la doctrine, et quant à celle-ci il dit : JE LEUR AI FAIT CONNAÎTRE TON NOM, en enseignant de l'extérieur par mes paroles - Dieu, personne ne l’α jamais vu ; le Fils unique qui est dans le sein du Père, lui, l'a fait connaître. - Ce salut inauguré par la prédication du Seigneur nous a été garanti par ceux qui l'ont entendu. L'autre connaissance se réalise de l'intérieur, par l'Esprit Saint, et quant à celle-là il dit : ET JE LE LEUR FERAI CONNAÎTRE, c'est-à-dire par le don de l'Esprit Saint - Quand il viendra, lui, l'Esprit de vérité, il vous enseignera la vérité tout entière.
Ou bien il dit : JE LEUR AI FAIT CONNAÎTRE TON NOM par la connaissance de la foi, parce qu'à présent nous voyons dans un miroir par énigme, ET JE LE LEUR FERAI CONNAÎTRE par la vision de la gloire dans la Patrie, où nous verrons face à face.
2270. Le fruit de cette connaissance, c'est que L'AMOUR DONT TU M'AS AIMÉ SOIT EN EUX, ET MOI EN EUX.
Et cela peut être explicité de deux manières. En un sens, et c'est le meilleur, pour que soit manifesté, par la gloire qu'il lui a donnée, que le Père aime le Fils , ce qui a été dit. Il s'ensuit donc que c'est pour que le Père aime tous ceux en qui est le Fils, qui est en eux en tant qu'ils ont la connaissance de la vérité. Et ainsi, cela signifie : JE LEUR FERAI CONNAÎTRE TON NOM, et, du fait qu'ils te connaîtront, moi, ton Verbe, je serai en eux ; et, par le fait que je suis en eux, QUE L'AMOUR DONT TU M'AS AIMÉ SOIT EN EUX, c'est-à-dire leur soit donné et que tu les aimes comme tu m'as aimé.
Ou bien, POUR QUE L'AMOUR DONT TU M'AS AIMÉ, c'est-à-dire, comme toi tu m'as aimé, qu'ainsi ils m'aiment par participation à l'Esprit Saint ; et de ce fait, moi je serai en eux comme Dieu dans son Temple, et eux en moi comme les membres à l'égard de la tête - Celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu et Dieu en lui.
Quant au progrès des disciples dans la connaissance de Dieu, le Christ montre d'abord la racine et la source de la connaissance de Dieu, puis les rameaux et les petits ruisseaux qui en découlent [n° 2268], enfin le fait qu'ils en dérivent comme d'une racine ou d'une source [n° 2269].
2267. La racine et la source de la connaissance de Dieu est le Verbe de Dieu, c'est-à-dire le Christ - La source de la sagesse est le Verbe de Dieu dans les hauteurs. Or la sagesse humaine consiste à connaître Dieu. Et cette connaissance dérive du Verbe vers les hommes, parce que c'est en tant que les hommes participent au Verbe de Dieu qu'ils connaissent Dieu. Aussi dit-il : LE MONDE NE T'A PAS CONNU, MAIS MOI, source de la sagesse, ton Verbe, JE T'AI CONNU, d'une connaissance éternelle de compréhension- Si je dis que je ne le connais pas, je serai semblable à vous, un menteur.
2268. Et de cette connaissance du Verbe, qui est source et racine, découlent comme ruisseaux et rameaux toutes les connaissances des croyants. Et c'est pourquoi il dit : ET CEUX-CI ONT CONNU QUE C'EST TOI QUI M'AS ENVOYÉ ; ainsi, QUE (QUIA, qui signifie « parce que ») donne la raison de cette connaissance, selon Augustin. Le sens est alors : MAIS MOI JE T'AI CONNU par nature, ET CEUX-CI ONT CONNU par la grâce. Et pourquoi ? Parce que TU M'AS ENVOYÉ, ajoutons, pour qu'ils te connaissent - Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la venté. - J'ai manifesté ton nom aux hommes.
Ou bien QUE désigne la réalité connue, et le sens est alors : CEUX-CI ONT CONNU, mais quoi ? QUE C'EST TOI QUI M'AS ENVOYÉ parce que celui qui voit le Fils voit aussi le Père.
2269. Ce n'est pas d'eux-mêmes qu'ils ont acquis cette connaissance, mais c'est de moi qu'elle dérive sur eux, parce que personne ne connaît le Père si ce n'est le Fils et celui à qui le Fils aura voulu le révéler. Aussi dit-il : JE LEUR AI FAIT CONNAÎTRE TON NOM, ET JE LE LEUR FERAI CONNAÎTRE. Il désigne ici les deux connaissances qu'ont par lui les fidèles : celle de la doctrine, et quant à celle-ci il dit : JE LEUR AI FAIT CONNAÎTRE TON NOM, en enseignant de l'extérieur par mes paroles - Dieu, personne ne l’α jamais vu ; le Fils unique qui est dans le sein du Père, lui, l'a fait connaître. - Ce salut inauguré par la prédication du Seigneur nous a été garanti par ceux qui l'ont entendu. L'autre connaissance se réalise de l'intérieur, par l'Esprit Saint, et quant à celle-là il dit : ET JE LE LEUR FERAI CONNAÎTRE, c'est-à-dire par le don de l'Esprit Saint - Quand il viendra, lui, l'Esprit de vérité, il vous enseignera la vérité tout entière.
Ou bien il dit : JE LEUR AI FAIT CONNAÎTRE TON NOM par la connaissance de la foi, parce qu'à présent nous voyons dans un miroir par énigme, ET JE LE LEUR FERAI CONNAÎTRE par la vision de la gloire dans la Patrie, où nous verrons face à face.
2270. Le fruit de cette connaissance, c'est que L'AMOUR DONT TU M'AS AIMÉ SOIT EN EUX, ET MOI EN EUX.
Et cela peut être explicité de deux manières. En un sens, et c'est le meilleur, pour que soit manifesté, par la gloire qu'il lui a donnée, que le Père aime le Fils , ce qui a été dit. Il s'ensuit donc que c'est pour que le Père aime tous ceux en qui est le Fils, qui est en eux en tant qu'ils ont la connaissance de la vérité. Et ainsi, cela signifie : JE LEUR FERAI CONNAÎTRE TON NOM, et, du fait qu'ils te connaîtront, moi, ton Verbe, je serai en eux ; et, par le fait que je suis en eux, QUE L'AMOUR DONT TU M'AS AIMÉ SOIT EN EUX, c'est-à-dire leur soit donné et que tu les aimes comme tu m'as aimé.
Ou bien, POUR QUE L'AMOUR DONT TU M'AS AIMÉ, c'est-à-dire, comme toi tu m'as aimé, qu'ainsi ils m'aiment par participation à l'Esprit Saint ; et de ce fait, moi je serai en eux comme Dieu dans son Temple, et eux en moi comme les membres à l'égard de la tête - Celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu et Dieu en lui.
Mon Père, ceux que tu m'as donnés, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi, et qu'ils contemplent ma gloire (Jn 17,24).
Heureux disciples qui ont pour avocat leur juge même et dont l'intercesseur doit être adoré au même titre que le Père qu'il prie. Le Père ne rejettera pas le souhait de ses lèvres (Ps 20,3). Jésus a avec celui-ci une seule volonté et une seule puissance, parce que Dieu est unique (Mc 12,32). Toute prière du Christ doit s'accomplir, car sa parole est puissante et sa volonté efficace. Toutes choses existent parce qu'Il a parlé, et elles ont été faites, il a ordonné, et elles ont existé (Ps 32,9).
Il dit: Je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi. Quelle sécurité pour ceux qui ont la foi, quelle confiance pour les croyants, si toutefois ils ne rejettent pas la grâce qu'ils ont reçue! Car ce n'est pas seulement aux Apôtres et à ceux qui furent disciples avec eux que cette sécurité est offerte, mais à tous ceux qui, grâce à leur parole, croiront au Verbe de Dieu. Je ne prie pas seulement, dit-il, pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui accueilleront leur parole et croiront en moi (Jn 17,20).
De plus, mes frères, Il vous a été donné, comme dit l'Apôtre, non seulement de croire en lui mais encore de souffrir pour lui (Ph 1,29). Il va de soi que la foi en la promesse du Christ ne vous rend pas plus négligents à cause de l'assurance qu'elle vous donne. Mais la joie qu'elle vous donne vous rendant plus fervents, elle vous fait gagner la couronne d'un martyre continuel dans le combat que vous menez chaque jour contre les vices. Martyre continuel, mais facil e, facile et pourtant sublime. Facile puisque rien ne nous est ordonné qui soit au-dessus de nos forces. Sublime, puisqu'on y triomphe de toute la puissance de l'homme fort et bien armé (Lc 11,21).
N'est-il pas facile de porter le doux fardeau du Christ? N'est-ce pas une chose sublime que d'occuper un rang élevé dans son Royaume? Quoi de plus facile, je vous le demande, que de porter des ailes portant celui qui les porte? Quoi de plus sublime que de s'envoler plus haut que tous les cieux, là où le Christ est monté?
Mais à quoi pensons-nous, mes frères? Comment celui qui n'aura pas appris ici-bas à voler chaque jour, par l'exercice et par l'expérience, pourra-t-il alors s'élever soudain de terre et s'envoler vers les cieux?
D'aucuns volent par la contemplation; toi, vole au moins par l'amour. Paul est ravi en esprit et s'envole jusqu'au troisième ciel. Jean parvient au Verbe qui était au commencement (Jn 1,1). Toi, du moins, ne traîne pas par terre une âme indigne, et ne souffre pas que ton coeur enfoui dans l'indolence pourrisse en terre. Le grand prêtre qui, aujourd'hui, est entré dans le sanctuaire, nous ayant acquis une rédemption éternelle (He 9,12), et se tient maintenant en présence de Dieu où il intercède pour nous, te crie: "Élevons notre coeur". Réponds-lui avec foi: "Nous le tournons vers le Seigneur."
Si même tu as parfois cherché non les réalités d'en-haut mais celles de la terre (Col 3,1.2), adresse-toi des reproches sans plus attendre et dis au Seigneur, avec le prophète: Qu'y a-t-il donc pour moi dans le ciel, et qu'ai-je voulu sur la terre, loin de toi (Ps 72,25)? Hélas, comme je me suis misérablement trompé! Ce qui m'est réservé dans le ciel est si grand, et je le méprisais! Ce qui est sur la terre est un tel néant, et je le désirais tant!
Ainsi, le Christ, ton trésor, est monté au ciel: que là aussi soit ton coeur! C'est de là que tu tires ton origine, c'est là que tu as ta part et ton héritage, c'est de là que tu attends le Sauveur.
Heureux disciples qui ont pour avocat leur juge même et dont l'intercesseur doit être adoré au même titre que le Père qu'il prie. Le Père ne rejettera pas le souhait de ses lèvres (Ps 20,3). Jésus a avec celui-ci une seule volonté et une seule puissance, parce que Dieu est unique (Mc 12,32). Toute prière du Christ doit s'accomplir, car sa parole est puissante et sa volonté efficace. Toutes choses existent parce qu'Il a parlé, et elles ont été faites, il a ordonné, et elles ont existé (Ps 32,9).
Il dit: Je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi. Quelle sécurité pour ceux qui ont la foi, quelle confiance pour les croyants, si toutefois ils ne rejettent pas la grâce qu'ils ont reçue! Car ce n'est pas seulement aux Apôtres et à ceux qui furent disciples avec eux que cette sécurité est offerte, mais à tous ceux qui, grâce à leur parole, croiront au Verbe de Dieu. Je ne prie pas seulement, dit-il, pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui accueilleront leur parole et croiront en moi (Jn 17,20).
De plus, mes frères, Il vous a été donné, comme dit l'Apôtre, non seulement de croire en lui mais encore de souffrir pour lui (Ph 1,29). Il va de soi que la foi en la promesse du Christ ne vous rend pas plus négligents à cause de l'assurance qu'elle vous donne. Mais la joie qu'elle vous donne vous rendant plus fervents, elle vous fait gagner la couronne d'un martyre continuel dans le combat que vous menez chaque jour contre les vices. Martyre continuel, mais facil e, facile et pourtant sublime. Facile puisque rien ne nous est ordonné qui soit au-dessus de nos forces. Sublime, puisqu'on y triomphe de toute la puissance de l'homme fort et bien armé (Lc 11,21).
N'est-il pas facile de porter le doux fardeau du Christ? N'est-ce pas une chose sublime que d'occuper un rang élevé dans son Royaume? Quoi de plus facile, je vous le demande, que de porter des ailes portant celui qui les porte? Quoi de plus sublime que de s'envoler plus haut que tous les cieux, là où le Christ est monté?
Mais à quoi pensons-nous, mes frères? Comment celui qui n'aura pas appris ici-bas à voler chaque jour, par l'exercice et par l'expérience, pourra-t-il alors s'élever soudain de terre et s'envoler vers les cieux?
D'aucuns volent par la contemplation; toi, vole au moins par l'amour. Paul est ravi en esprit et s'envole jusqu'au troisième ciel. Jean parvient au Verbe qui était au commencement (Jn 1,1). Toi, du moins, ne traîne pas par terre une âme indigne, et ne souffre pas que ton coeur enfoui dans l'indolence pourrisse en terre. Le grand prêtre qui, aujourd'hui, est entré dans le sanctuaire, nous ayant acquis une rédemption éternelle (He 9,12), et se tient maintenant en présence de Dieu où il intercède pour nous, te crie: "Élevons notre coeur". Réponds-lui avec foi: "Nous le tournons vers le Seigneur."
Si même tu as parfois cherché non les réalités d'en-haut mais celles de la terre (Col 3,1.2), adresse-toi des reproches sans plus attendre et dis au Seigneur, avec le prophète: Qu'y a-t-il donc pour moi dans le ciel, et qu'ai-je voulu sur la terre, loin de toi (Ps 72,25)? Hélas, comme je me suis misérablement trompé! Ce qui m'est réservé dans le ciel est si grand, et je le méprisais! Ce qui est sur la terre est un tel néant, et je le désirais tant!
Ainsi, le Christ, ton trésor, est monté au ciel: que là aussi soit ton coeur! C'est de là que tu tires ton origine, c'est là que tu as ta part et ton héritage, c'est de là que tu attends le Sauveur.
Nous célébrons aujourd'hui la naissance dans les cieux de notre glorieux maître, saint Benoît. <> Soyez comblés de joie, et entourez d'affection et d'honneur son nom très aimable, car il est notre chef, notre maître et notre législateur. Que sa sainteté, sa justice, sa piété vous rendent vigueur!
Saint Benoît fut un arbre grand et fertile, comme un arbre planté près d'un ruisseau. Et planté près d'un ruisseau, ce saint confesseur du Seigneur a donné du fruit en son temps (Ps 1,3). <>
Ce fruit, ce sont les trois vertus dont j'ai parlé plus haut: sa sainteté, sa justice, sa piété. La sainteté se reconnaît dans les miracles, la piété dans la doctrine, la justice dans la vie.
Mais comment vais-je te présenter ses miracles? Est-ce de telle sorte que tu veuilles en faire? Absolument pas, mais c'est pour que tu t'appuies sur ses miracles, ce qui veut dire que tu éprouves confiance et joie à la pensée d'être placé sous un tel pasteur, de pouvoir te réclamer d'un si grand patron. Car celui qui fut si puissant sur terre est certainement très puissant au ciel.
Il nous instruit aussi par sa doctrine et il conduit nos pas au chemin de la paix (Lc 1,79). De plus, par la justice de sa vie, il nous remplit de force et de courage. Aussi sommes-nous d'autant plus désireux de nous conformer à ses enseignements que nous savons qu'il n'a rien enseigné qu'il n'ait fait lui-même. L'exemple est vraiment une exhortation vivante et efficace; en montrant qu'un conseil est praticable, il le rend extrêmement persuasif.
C'est donc ainsi que la sainteté nous fortifie, la piété nous instruit, la justice nous affermit. Quelle ne fut pas, en effet, la piété de celui qui non seulement fut utile à ses contemporains, mais se soucia aussi de ceux qui viendraient après lui! Cet arbre n'a pas uniquement porté du fruit pour les hommes de son temps, mais son fruit demeure et augmente chaque jour.
Il est très aimé de Dieu et des hommes (Si 45,1). Car non seulement sa présence a été en bénédiction, comme ce fut le cas pour beaucoup d'hommes aimés de Dieu seul, parce que désormais connus de Dieu seul. Mais c'est aussi sa mémoire qui, aujourd'hui encore, est en béné diction (Si 45,1). Jusqu'à ce jour, en effet, dans la triple confession de son amour pour le Seigneur, Benoît nourrit le troupeau du Seigneur des trois fruits que voici: il le nourrit de sa vie, il le nourrit de sa doctrine, il le nourrit de son intercession.
Vous aussi, mes bien-aimés, qui bénéficiez sans cesse de son aide, donnez du fruit, car vous avez été établis afin que vous partiez et que vous donniez du fruit (Jn 15,16).
Saint Benoît fut un arbre grand et fertile, comme un arbre planté près d'un ruisseau. Et planté près d'un ruisseau, ce saint confesseur du Seigneur a donné du fruit en son temps (Ps 1,3). <>
Ce fruit, ce sont les trois vertus dont j'ai parlé plus haut: sa sainteté, sa justice, sa piété. La sainteté se reconnaît dans les miracles, la piété dans la doctrine, la justice dans la vie.
Mais comment vais-je te présenter ses miracles? Est-ce de telle sorte que tu veuilles en faire? Absolument pas, mais c'est pour que tu t'appuies sur ses miracles, ce qui veut dire que tu éprouves confiance et joie à la pensée d'être placé sous un tel pasteur, de pouvoir te réclamer d'un si grand patron. Car celui qui fut si puissant sur terre est certainement très puissant au ciel.
Il nous instruit aussi par sa doctrine et il conduit nos pas au chemin de la paix (Lc 1,79). De plus, par la justice de sa vie, il nous remplit de force et de courage. Aussi sommes-nous d'autant plus désireux de nous conformer à ses enseignements que nous savons qu'il n'a rien enseigné qu'il n'ait fait lui-même. L'exemple est vraiment une exhortation vivante et efficace; en montrant qu'un conseil est praticable, il le rend extrêmement persuasif.
C'est donc ainsi que la sainteté nous fortifie, la piété nous instruit, la justice nous affermit. Quelle ne fut pas, en effet, la piété de celui qui non seulement fut utile à ses contemporains, mais se soucia aussi de ceux qui viendraient après lui! Cet arbre n'a pas uniquement porté du fruit pour les hommes de son temps, mais son fruit demeure et augmente chaque jour.
Il est très aimé de Dieu et des hommes (Si 45,1). Car non seulement sa présence a été en bénédiction, comme ce fut le cas pour beaucoup d'hommes aimés de Dieu seul, parce que désormais connus de Dieu seul. Mais c'est aussi sa mémoire qui, aujourd'hui encore, est en béné diction (Si 45,1). Jusqu'à ce jour, en effet, dans la triple confession de son amour pour le Seigneur, Benoît nourrit le troupeau du Seigneur des trois fruits que voici: il le nourrit de sa vie, il le nourrit de sa doctrine, il le nourrit de son intercession.
Vous aussi, mes bien-aimés, qui bénéficiez sans cesse de son aide, donnez du fruit, car vous avez été établis afin que vous partiez et que vous donniez du fruit (Jn 15,16).
Il donne le nom de gloire à l'amour dont son Père l'a aimé avant la création du monde, et c'est dans cette gloire qu'il nous aime nous-mêmes avant l'établissement du monde.
Mais alors que signifient ces paroles que la vérité nous dit dans un autre endroit: «Personne n'est monté au ciel que celui qui est descendu du ciel ?» Nous répondons que la vérité n'est point eu contradiction avec elle-même, car le Seigneur étant le chef de ses membres, il est seul avec nous après qu'il a rejeté loin de lui la multitude des réprouvés, et puisque nous ne faisons plus qu'un avec lui, on peut dire qu'il retourne seul en nous au ciel d'où il est descendu seul en lui-même.
Il veut parler de ceux que son Père lui a donnés, de ceux qu'il a choisis du milieu du monde, car comme il le dit au commencement de sa prière: «Dieu lui a donné puissance sur toute chair, c'est-à-dire, sur tous les hommes, pour leur donner la vie éternelle, preuve évidente du pouvoir qu'il a reçu sur tout homme pour sauver ceux qu'il veut et laisser qui il veut dans la damnation éternelle. Telle est donc la récompense qu'il a promise à tous ses membres, c'est que là où il est, nous serons avec lui. Or, il est impossible que le Père tout-puissant n'accomplisse pas la volonté exprimée par son Fils tout-puissant et notre piété doit croire sans difficulté ce que notre faiblesse ne nous permet pas de comprendre que le Père et le Fils n'ont qu'une seule et même volonté. A ne voir en Jésus-Christ que la nature humaine, selon laquelle il est né de la race de David; il a pu dire: «Là où je suis», en se considérant comme étant déjà là où il devait bientôt aller. Il nous promet donc que nous serons un jour dans les cieux, car cette nature humaine qu'il a prise dans le sein d'une Vierge, il l'a élevée jusque dans les cieux et l'a placée à la droite de son Père.
Si nous considérons au contraire la nature divine par laquelle il est égal à Dieu son Père, et que nous voulions comprendre à ce point de vue le sens de ces paroles: «Là où je suis, je veux qu'ils soient avec moi», il nous faut éloigner de notre esprit toute image des choses sensibles, et ne pas rechercher où est le Fils égal à son Père, parce qu'on ne peut trouver un lieu où il ne soit pas. Remarquons encore que Notre-Seigneur ne se contente pas de dire: «Je veux que là où je suis, ils y soient eux-mêmes»; mais il ajoute: «Avec moi». En effet, être avec lui, c'est le plus grand des biens, car si l'on peut être malheureux en étant là où il est, on est nécessairement heureux lorsqu'on est av ec lui. Ainsi, pour prendre un exemple dans les choses sensibles, quoique d'un ordre bien différent, de même qu'un aveugle qui se trouve là où brille la lumière, n'est cependant pas avec la lumière, mais en est séparé même en présence de la lumière, ainsi, bien que non-seulement l'infidèle, mais encore le fidèle ne puisse jamais être où n'est pas le Christ, il n'est cependant pas avec le Christ contemplé dans sa nature. Nul doute que le chrétien fidèle soit avec Jésus-Christ par la foi, mais le Sauveur voulait parler ici de la claire vue qui nous le fera voir tel qu'il est: c'est pour cela qu'il ajoute: «Afin qu'ils voient la gloire que vous m'avez donnée». Remarquez: «Afin qu'ils voient», et non: Afin qu'ils croient; c'est la récompense de la foi, et non la foi elle-même.
Lors donc que nous verrons la gloire que le Père a donnée à son Fils, quand même nous entendrions ici, non pas la gloire que le P'ère donne à son Fils qui lui est égal, en l'engendrant, mais celle qu'il a donnée à son Fils fait homme après la mort de la croix; lorsque nous verrons cette gloire du Fils, c'est alors qu'aura lieu le jugement, et que l'impie disparaîtra pour ne pas être témoin de la gloire du Seigneur. Quelle est cette gloire? Celle qui lui est propre comme Dieu. En admettant donc que c'est comme Fils de Dieu et Dieu lui-même que le Sauveur dit: «Je veux que là où je suis ils y soient avec moi», nous serons alors dans le Père avec Jésus-Christ, qui après ces paroles: «Afin qu'ils voient la gloire que vous m'avez donnée», ajoute aussitôt: «Parce que vous m'avez aimé avant la création du monde». C'est en Jésus-Christ, en effet, qu'il nous a aimés avant la création du monde, et c'est alors qu'il a réglé dans sa prédestination ce qu'il devait accomplir à la fin du monde.
Ou bien encore: Qu'est-ce que la connaissance de Dieu, si ce n'est la vie éternelle, qu'il n'a point donnée au monde réprouvé, mais au monde réconcilié? Le monde ne vous a donc point connu, parce que vous êtes juste, et qu'il a mérité, que vous lui refusiez la grâce de vous connaître; au contraire, le monde réconcilié vous a connu, parce que vous êtes miséricordieux, et que ce n'est point à ses mérites, mais à votre grâce qu'il doit de vous connaître. Il ajoute: «Pour moi je vous ai connu». En tant que Dieu, il est par nature la source de la grâce, et en tant qu'homme, né du Saint-Esprit et de la vierge Marie, il l'est devenu par une grâce ineffable. Enfin, comme la grâce de Dieu nous est donnée par Jésus-Christ, il termine en disant: «Et ceux-ci (c'est-à-dire, le monde réconcilié) ont connu, mais parce que vous m'avez envoyé; cette connaissance leur est donc venue par la grâce. Et je leur ai fait connaître votre nom (par la foi), et je le leur ferai connaître (par la claire vue), afin que l'amour dont vous m'avez aimé soit en eux». L'Apôtre s'est servi d'une locution semblable lorsqu'il a dit: «J'ai combattu un bon combat». ( 1Tm 1,4 ). Il ne dit pas: J'ai combattu d'un bon combat, ce qui serait plus conforme au langage ordinaire. Or, comment l'amour dont le Père a aimé le Fils est-il en nous, si ce n'est parce que nous sommes ses membres, et que Dieu nous aime dans son Fils, qu'il aime tout entier, c'est-à-dire, le chef et les membres, c'est pour cela que le Sauveur ajoute: «Et moi en eux». Il est, eneffet, en nous comme dans son temple, et nous sommes en lui en tant qu'il est notre chef.
Il ne dit pas non plus: Afin qu'ils entrent en participation de ma gloire, mais: «Afin qu'ils voient ma gloire», nous indiquant ainsi en termes couverts que le souverain repos consiste dans les cieux à voir le Fils de Dieu. Or, le Père a donné cette gloire à son Fils lorsqu'il l'a engendré.